Vive la Résistance.

26 avril, 2007

Hommage au général Jacques Bourdis, Compagnon de la Libération.

Classé sous HOMMAGE — vivelaresistance. @ 16:46

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PATRIAM SERVANDO VICTORIAM TULIT

« En servant la Patrie, il a remporté la Victoire ».

(Devise de l’Ordre de la Libération).

« Vive la Résistance » souhaite rendre un hommage appuyé au général Jacques Bourdis, Grand Croix de la Légion d’Honneur et Compagnon de la Libération, décédé le 9 avril 2007 à l’âge de 86 ans.

Français Libre de 1940, passé par l’école d’élèves officiers de Camberley, il est envoyé en A.E.F. et au Levant. Affecté à la 13ème Demi-brigade de Légion étrangère (13ème D.B.L.E;) le 1er septembre 1941, il participe à toutes les campagnes de cette unité de janvier 1942 jusqu’à la fin de la guerre.

Il se distingue notamment à Bir Hakeim (du 27 mai au 10 juin 1942), à la Bataille d’EL Himeimat (El Alamein) en octobre 1942, en Tunisie, en Italie en 1944 comme Chef de Section puis en France comme Commandant de la 7ème Compagnie du 2ème Bataillon de Légion étrangère.

Grand soldat de la France Libre, le général Jacques Bourdis a fait partie, autour du général de Gaulle, de ces premiers volontaires qui ont tout donné pour que la France retrouve son honneur, sa grandeur et sa liberté. 

Discours prononcé par M. Pierre Messmer, Chancelier de l’Ordre de la Libération, en hommage au général Jacques Bourdis : 

Jacques Bourdis restait l’un des anciens mais le temps les efface. 

Soldat marqué pour toujours par la guerre de six ans, comme beaucoup de combattants Français libres ! 

Compagnon de la Libération d’un courage fier et joyeux dont il avait donné maintes preuves en Libye, en Italie et en France à la 13ème Demi-brigade de Légion étrangère où il avait été affecté comme aspirant et qu’il quittera comme capitaine après la victoire en 1945. 

Jacques Bourdis appartient à cette génération d’officiers qui, après une guerre mondiale passionnée mais déjà très technique, ont connu en Indochine et en Algérie les guerres de décolonisation dont la cruauté tient à ce qu’elles sont, aussi, des guerres civiles. Elles imposent une forte discipline intellectuelle et morale, très loin de la redoutable et parfois inhumaine obéissance passive. 

Son caractère de montagnard le marquait. Né d’une famille de souche dauphinoise à Grenoble où il a fait ses études jusqu’en 1940, il sera heureux de commander des unités alpines en France et en Algérie. 

Cet officier ne s’est pas enfermé dans une spécialité étroite ; de la Légion étrangère, il passe aux Chasseurs alpins et il connaîtra les relations internationales, affecté à liaison avec le commandement britannique en Allemagne, attaché militaire près l’ambassade de France en Grèce ; il pratique aussi les relations publiques au service d’information des armées et il a été chef de mon état-major particulier à Matignon, trente ans après avoir servi comme Lieutenant dans la compagnie que je commandais en Libye. 

Nous étions amis, solidement liés par des liens anciens, forts et discrets. De ses blessures de guerre, de ses neuf citations, il ne disait rien. De sa maladie qu’il a vécue avec une longue patience, il ne se plaignait jamais ; il en avait fait un élément de sa vie. 

Il illustre bien la pensée de Vauvenargues : « Ce n’est pas à donner la mort qu’un héros  attache sa gloire mais à la braver ».

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22 avril, 2007

Journée nationale de la Déportation, le 29 avril 2007.

Classé sous CEREMONIE — vivelaresistance. @ 16:15

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La cérémonie devant la stèle du Square des Déportés

(Anne-Laure Lelièvre, porte-drapeau, est à droite).

 

Compte-rendu de la cérémonie à Alençon et message commun des associations de déportés pour la Journée nationale de la Déportation.

 

La journée nationale de la Déportation s’est déroulée à Alençon, dimanche 29 avril 2007, sur deux sites : Place du général de Gaulle puis Square des Déportés (Place du général Bonet). 

Denise Collin, présidente de l’association départementale des familles de déportés a d’abord lu le message national de l’ensemble des associations de déportés. 

Après le dépôt de gerbes et l’hommage aux morts faits devant chaque monument, le Chant des Marais a été diffusé devant la stèle du Square des Déportés. Au pied de celle-ci se trouve une urne contenant de la terre provenant du camp de Buchenwald. 

Cette cérémonie très émouvante était marquée par la présence de Françoise Comte, résistante déportée à Ravensbrück et à Sachsenhausen, et de Serge Croix, résistant déporté à Hinzert. Monsieur Jean Charbonniaud, préfet de l’Orne, et Madame Christine Roimier, Maire d’Alençon étaient également présents. 

Monsieur Miguel Boscher, président du Souvenir Français (comité d’Alençon), était très fier de nous présenter la plus jeune porte-drapeau de l’Orne, Anne-Laure Lelièvre, jeune lycéenne alençonnaise de 18 ans et lauréate depuis plusieurs années du Concours de la Résistance et de la Déportation.

 

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Message commun des associations de déportés

pour la journée nationale de la Déportation

 

Il y a 62 ans, des dizaines de milliers d’êtres humains décharnés et hagards promis à une mort certaine sortaient miraculeusement vivants de l’enfer concentrationnaire, délivrés par l’offensive victorieuse des armées alliées coalisées pour mettre terme à la monstruosité criminelle du régime nazi.

Dans le respect de ceux qui n’avaient pas survécu, dans la fièvre de la liberté recouvrée, ils affirmèrent leur volonté de voir s’instaurer un monde de paix et de fraternité, un monde d’où les racismes seraient proscrits.

Les survivants constatent avec amertume que le monde dont-ils avaient rêvé à la libération des camps n’est pas devenu réalité.

Pour autant, ils ont conscience des progrès accomplis. L’Organisation des Nations Unies s’efforce de résoudre les crises et d’éviter les conflits. Une justice pénale internationale permanente a été créée. De génération en génération, l’enseignement de l’histoire et l’entretien de la mémoire ont contribué à l’éveil des consciences.

En ce jour du souvenir de la Déportation, les survivants et les familles de disparus invitent leurs contemporains et les responsables politiques à rester vigilants.

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10 avril, 2007

Soirée spéciale avec Martin Gray le lundi 26 mars 2007 à Alençon.

Classé sous HISTORIQUE DES JOURNEES TEMOIGNAGES — vivelaresistance. @ 13:16

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Martin Gray à la tribune en compagnie de plusieurs élèves et de Christophe Bayard (les élèves ont lu les questions écrites).

Ce fut un immense honneur de recevoir Martin Gray à Alençon le 26 mars 2007, et nous lui renouvelons ici nos plus chaleureux remerciements d’avoir accepté notre invitation.

Martin Gray a donné une conférence à la Halle aux Toiles d’Alençon devant près de 500 personnes (l’ouverture d’une deuxième salle a même été nécessaire pour accueillir tout le public !).

Nous avions tous conscience de rencontrer un homme exceptionnel, un homme au destin extrême, dont l’exemple et le message ont été une lumière dans la vie de beaucoup de personnes.

Nous sommes très fiers d’avoir reçu une telle personnalité à Alençon.

Le parcours de Martin Gray durant la Seconde Guerre mondiale nous interpelle en premier lieu : survivant du ghetto de Varsovie et du camp d’extermination de Treblinka, combattant de la liberté dans ce même ghetto, dans les maquis polonais, et jusqu’à la victoire finale contre les nazis aux côtés de l’Armée Rouge ; il est de ces hommes et de ces femmes que nous nous devons d’honorer aujourd’hui et de continuer à faire témoigner devant les jeunes générations. Nos actions vont toujours dans ce sens.

Martin Gray est venu parler « au nom de tous les siens », sa famille qu’il a perdue à deux reprises mais aussi tous ceux et toutes celles qui se reconnaissent dans ses paroles : les jeunes, ses millions de lecteurs, et les nombreuses personnes qui lui écrivent.

En parlant de son vécu et des leçons qu’il en a tirées, Martin Gray a donné au public présent une formidable leçon de vie.

Car en effet, écouter le message de Martin Gray, c’est croire en la vie, c’est croire en l’Homme. C’est penser qu’il faut renoncer au désespoir, et toujours conserver cette espérance.

Dans son discours et les réponses aux questions du public, Martin Gray a placé la fraternité, la générosité, la dignité, et la grandeur de l’homme au premier plan de ses préoccupations.

Par l’évocation de son parcours et des valeurs qu’il continue à défendre aujourd’hui, Martin Gray a apporté à tous un témoignage très précieux, en particulier pour les nombreux élèves du collège Louise Michel et du lycée Saint-François de Sales qui étaient présents.

Les deux séances de dédicaces des livres mis en vente dans la salle par la librairie « Le Passage » ont connu un très grand succès. Il est important de rappeler ici que Martin Gray reverse la totalité de ses droits à diverses fondations. Je dois aussi ajouter que de nombreuses personnes sont venues me trouver pour me dire combien elles étaient heureuses d’avoir rencontré Martin Gray et parfois même d’avoir réalisé un rêve !

Cette soirée a donc été une rencontre exceptionnelle et un formidable moment d’échanges. « Tout est possible » et « je reviendrai s’il le faut » nous a dit Martin Gray ce lundi 26 mars. Une certitude : il sera toujours le bienvenu à Alençon.

Merci Monsieur Martin Gray !

Christophe Bayard

 

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