Vive la Résistance.

8 février, 2008

Témoignage de Geneviève Le Berre, pseudo « Jacqueline », membre du réseau d’évasion « Bourgogne ».

Classé sous CONCOURS,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 17:56

 

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Affiche allemande du 22 septembre 1941

 

Les convoyages à Perpignan : du 2 septembre 1943 au 1er janvier 1944.

 

J’ai été mise en contact avec les guides de Perpignan. Ce sont eux qui prenaient en charge les aviateurs pour leur faire franchir la frontière clandestinement. Ils étaient déjà contrebandiers avant la guerre, et connaissaient donc parfaitement les passages clandestins à travers les Pyrénées (métier qu’ils continuèrent après la guerre). J’ai passé une petite semaine à Perpignan pour les rencontrer et établir avec eux les détails de la ligne : se mettre d’accord sur les dates, les mots de passe et l’organisation de chaque départ. Les convoyages ont commencé à un rythme accéléré : un ou deux, parfois trois par semaine. Je ne dormais que dans le train du retour, n’ayant quelquefois pas le temps d’aller prendre une douche avant de repartir. J’évitais de revenir par le même itinéraire et passais par Dax et Bordeaux pour rentrer sur Paris, afin de brouiller les pistes.
Parmi les difficultés du réseau, il fallait loger les aviateurs sur Paris ou en banlieue, les soigner, les habiller en civil et leur procurer les papiers nécessaires pour leur donner l’apparence d’honnêtes Français. Pour les cacher, les lieux étaient rares car c’était un péril permanent pour ceux qui acceptaient de les héberger. Chaque convoyage comportait en général dix hommes. En cas d’affluence d’aviateurs, nous étions obligés d’évacuer alors des groupes plus importants. J’étais souvent seule ou quelquefois accompagnée par un autre convoyeur, Charles Ploncard, Jean-Louis Kervevan et quelques autres.
Je devais me mettre régulièrement en relation avec Jean Olibo à Perpignan, pour déterminer les prochaines dates d’arrivée des convois, selon les possibilités des guides. C’est aussi lui qui nous réceptionnait à la gare, et prenait ensuite les hommes en charge. J’avoue que j’ai commis des imprudences, comme d’emmener les gars au wagon-restaurant. Mais comment faire autrement, alors qu’ils avaient devant eux deux jours de marche à pied en montagne et que je constatais qu’ils n’avaient même pas de casse-croûte ? Sur le quai de la gare d’Austerlitz, les employés des wagons-restaurants, habitués, me demandaient combien de places il fallait me réserver. Ils s’arrangeaient pour nous mettre ensemble dans le fond du wagon-restaurant. Je n’ai jamais eu de problème. Je n’avais cette audace que lorsque j’étais seul convoyeur.
A partir de janvier 1944, c’est nous qui devions organiser les départs. Ce ne fut pas simple. Nous allions au début prendre les billets à la gare d’Austerlitz, ce qui était une démarche plutôt délicate et dangereuse : prendre plusieurs billets pour une destination comme Perpignan (zone interdite puisque frontalière) risquait de nous faire repérer. Par la suite, j’ai pu entrer en contact avec un employé des chemins de fer, M. Eugène Desbois, qui habitait mon immeuble, rue Barbette. Il travaillait à la gare d’Austerlitz où il était affecté au service des fiches d’admission : pour prendre le départ, il était obligatoire d’en posséder une, en plus des billets ; elles limitaient le nombre de passagers mais ne donnaient pas forcément la possibilité de trouver une place assise. M. Desbois en vint peu à peu à nous procurer les billets et les fiches d’admission qui nous étaient nécessaires. Ceci n’était pas sans risque pour lui car le contrôle était sévère et il était obligé de falsifier des fiches périmées ramassées dans la poubelle du bureau pour y mettre la bonne date et nous permettre ainsi d’organiser les départs. Sans son aide totalement désintéressée, nous n’aurions pu, comme nous l’avons fait, organiser à l’improviste des départs successifs et massifs. Surtout vers la fin, c’est à dire en avril et mai 1944, car la surveillance s’était intensifiée, les trains étaient plus rares en raison des bombardements et des sabotages, et le nombre de demandes considérable.
Les convoyages sur Perpignan se faisaient en deux temps : nous partions d’Austerlitz vers dix-neuf heures (quand le train n’avait pas de retard). Nous prenions donc le rapide, qui mettait en moyenne vingt heures pour aller jusqu’à Toulouse. Là, nous changions pour prendre un omnibus (train qui s’arrête à toutes les gares) qui était moins surveillé que le rapide. Mais ce qui était très dangereux, c’était les trois ou quatre heures d’attente en gare. Je donnais discrètement de la lecture à mes protégés, qui ne comprenaient souvent pas un mot de ce qu’ils lisaient, afin qu’ils aient l’air naturel en se promenant sur le quai ou assis sur un banc. Ils avaient comme consigne de ne pas me perdre de vue, tout en faisant semblant de ne pas me connaître. Ce temps d’attente était effroyablement long et casse-cou. Nous arrivions donc à Perpignan vers vingt-deux heures, quand ce n’était pas plus tard. Si l’heure du couvre-feu était dépassée, nous n’avions le droit de circuler que pendant une heure : après cette heure, il ne fallait pas se faire arrêter par les rondes de police, sinon on se retrouvait à la citadelle (c’est la prison de Perpignan). En arrivant à Perpignan, Jean Olibo nous attendait à la sortie de la gare si la surveillance n’était pas trop importante. Dans le cas contraire, c’était une dame que nous appelions « la panthère » (à cause de son manteau de fourrure) qui nous conduisait jusqu’à lui. Et Jean nous attendait un peu plus loin dans une petite rue. Dès qu’il nous voyait, il partait devant, son vélo à la main, et nous le suivions de loin, guidés par la lumière intermittente du feu rouge de son vélo, pendant un bon kilomètre, jusqu’à la sortie de la ville. Là, je lui laissais les aviateurs qu’il conduisait aux guides à quelque distance de là, et ceux-ci partaient directement vers l’Espagne. […] Dès que Jean revenait, nous retournions vers la gare et en route je réglais avec lui les questions financières, car les guides se faisaient payer au nombre d’hommes. D’où cet argent venait-il ? Les Forces Françaises Libres, situées en Angleterre, nous le parachutaient ou nous le faisaient parvenir par les ambassades, via l’Espagne. Nous convenions des consignes pour le prochain convoyage. Je passais le restant de la nuit dans un petit hôtel près de la gare où une chambre m’était réservée. J’étais inscrite comme la cousine de Jean. Le lendemain, je prenais le premier train pour la capitale et je me permettais de voyager confortablement en première classe afin de me décontracter. Parfois, en raison du mauvais temps, les aviateurs ne pouvaient pas partir directement, alors Jean s’arrangeait pour les loger à Perpignan ou dans les environs.

Les convoyages sur Pau.

Sur la ligne de Pau, on adopta immédiatement le système du double convoyeur (nous étions deux pour assurer plus de sécurité : si l’un était pris, l’autre continuait le voyage) car le trajet était beaucoup plus compliqué et les trains surveillés plus sérieusement encore. Ensuite, par prudence, nous changions deux fois de train afin d’arriver plus tard et d’éviter les trop longues attentes en gare de Toulouse. Alors partant de Paris, nous descendions à Montauban où nous cassions la croûte dans le jardin public, qui est fort joli d’ailleurs. Cela nous permettait de nous éparpiller et de nous relaxer. Ensuite nous prenions un omnibus pour Toulouse où nous avions juste un quart d’heure d’attente pour attraper notre train pour Pau.
Nous n’arrivions jamais avant 21h30, si le train n’avait pas de retard, ce qui était assez rare. Etienne Lalou nous attendait avec sa femme Suze sur l’esplanade de la gare ou, s’il y avait beaucoup de contrôles, en bas du jardin public. Ils prenaient ensuite les aviateurs en charge.
Pour notre part, nous regagnions l’hôtel Chazal, au 4, rue Henri IV, dans lequel une chambre nous était réservée par l’intermédiaire de Robert (dont je n’ai jamais su le vrai nom). Je sais qu’il assurait un service de car aux environs de Pau, ce qui lui permettait de pouvoir prendre des aviateurs en charge pour les conduire dans un village plus près de la frontière. Et c’est lui qui les remettait aux guides. Quant à nous, il ne nous restait plus qu’à attendre le lendemain matin pour prendre le premier train pour Paris. Pour plus de discrétion, nous rentrions par Dax et Bordeaux.

 

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5 février, 2008

Témoignage de Rachel Jaeglé, enfant cachée

Classé sous CONCOURS,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 15:48

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De gauche à droite : Françoise Comte (résistante, déportée), Rachel Jaeglé (au micro) et Mme Camus (Française libre, membre du réseau Bourgogne).

 

« Maman et grand-mère avaient fui la Pologne, elles s’étaient réfugiées à Paris pour échapper à l’antisémitisme. Au cours d’un de ces pogroms redoutés, meurtriers, répétés, mon grand-père maternel avait été assassiné. Agée alors de 8 ans, maman avait été placée chez une couturière, et au fil des années, avait appris peu à peu le métier…Son frère aîné, venu le premier, travaillait comme coupeur sur cuir, dans un atelier de la rue du Sénégal.
Le reste de la famille avait suivi.
A Paris, maman s’était mariée. Papa, lui, était « marchand forain avec balle ». Il portait son « ballot » sur le dos. Je l’entendais partir faire les marchés, très tôt le matin. Maman travaillait tard le soir, rivée à sa machine à coudre, tout près de mon lit. Je m’endormais bercée par le ronronnement sonore et familier du moteur.
Grand-mère dormait à côté, dans la salle à manger, où l’armoire à glace et le mannequin étaient réservés aux séances d’essayage, qui m’amusaient toujours…En pleine nuit, souvent, les cris de grand-mère nous réveillaient : « ils arrivent, les voilà…Cachez-vous…Sauvez-vous…Au secours ! » Elle revivait le cauchemar du pogrom ; il fallait, doucement, la rassurer : « Grand-mère, on est en France, on est à Paris…Tu peux dormir, tout va bien…Allez, dors ! »
Je mesurais alors ce que représentait la France pour mes parents, après ces années de terreur…La vie n’était pas facile, mais cela n’était rien, le travail ne les effrayait pas. Pour la première fois depuis longtemps, leur vie n’était pas menacée en permanence. Paris, c’était, à leurs yeux, la capitale de la tolérance, de la liberté, ils s’y sentaient acceptés.
Notre logement surplombait une petite cour entourée d’ateliers, où flottait une odeur de colle et de cuir, où résonnaient les essais d’instruments de musique, les cuivres éclatants destinés à la Garde Républicaine, fabriqués juste en face de notre fenêtre. C’était le paradis des enfants, même si on en était régulièrement chassés.
La guerre éclate…A Belleville aussi défilent les troupes d’occupation, casquées, bottées, armées…la vie quotidienne est bouleversée : c’est le rationnement, la queue devant les magasins, le couvre-feu, les bombardements, les alertes qui nous précipitent en pleine nuit dans le métro…Ce bouleversement, nous les enfants, le vivons alors tous ensemble. La célébration du 14 juillet est interdite : disparus les lampions, les fanfares, les airs d’accordéon, le bal dans les rues.
En mai 1941, en fin de journée, on frappe à la porte. Un agent de police remet à papa une petite feuille verte. Je veux la lui lire moi-même. Il est « invité » à se présenter pour « examen de sa situation » muni de ses papiers, à 7 h du matin. La convocation ne vient pas de la Gestapo, mais du commissariat du 20ème, ce qui trompe papa. Il croit à un simple contrôle d’identité, il veut rester en règle avec son pays d’accueil, il décide donc d’y répondre. A 6h du matin, maman nous confie à une voisine, et accompagne papa comme demandé dans la feuille verte. Papa se voit confisquer ses papiers. Avec bien d’autres, il est conduit sous escorte à la gare d’Austerlitz, puis au camp de Beaune-la-rolande, dans le Loiret…Il y reste jusqu’en juin 1942. Maman apprend alors qu’il part pour « une destination inconnue. » A partir de ce moment, je la sens très inquiète, elle ne parle presque plus.
Le port de l’étoile jaune devient obligatoire dès 6 ans…La directrice de mon école déclare très fort qu’elle punira celles qui se moquerait de nous. Je me sens protégée, j’aime bien mon école, j’y suis chez moi.
Arrive le 14 juillet 1942, la fin de la classe, la distribution des prix, le début des grandes vacances, même si on ne part pas…
Le 16 juillet, au petit matin, des coups violents sont frappés à la porte, une voix ordonne : « Police, ouvrez ! Police, ouvrez… » Ma sœur Francine et moi sommes couchées dans le grand lit de nos parents ; je suis souffrante ce jour-là.
Maman ouvre, un policier se présente, une liste à la main : « Vous êtes bien Madame Ségal ? Où sont vos deux filles, Rachel et Francine ? » Ils nous découvrent sous l’édredon, blotties l’une contre l’autre. Dans l’escalier, j’entends pleurer la petite Micheline qui a 3 ans.
Le policier ordonne : « Habillez vos filles et suivez-moi. »
J’entends alors la voix lourde, contenue de maman : « répondez-moi d’abord, on est sans nouvelles de mon mari, parti du camp il y a un mois. La destination inconnue c’est quoi ? C’est où ? » Le policier s’impatiente : « Madame, ne me faites pas perdre mon temps, je n’en sais rien, j’obéis aux ordres, c’est tout. »
Maman s’acharne : « puisque vous venez arrêter des femmes et des enfants vous savez au moins où on va les emmener ? Ma fille est malade, elle est mieux ici. » Le policier répète : « Madame, je n’en sais rien, j’obéis aux ordres, ne compliquez pas les choses, suivez-moi. »
J’ai vu maman se précipiter sur sa machine à coudre, saisir ses longs ciseaux, les planter sous le menton du policier et l’interpeller, la gorge nouée : « vous dites que vous ne savez rien ? Alors écoutez-moi bien : si un homme – vous êtes un homme, non ? – a le courage de venir arrêter des femmes et des enfants, sans se demander pourquoi, vous êtes un homme courageux non ? Alors, allez jusqu’au bout, tuez-moi sur place, mes filles et moi. Tenez, voilà ce qu’il vous faut, moi, je ne bouge pas de chez moi. »
J’écoutais le silence : la petite Micheline ne pleurait plus dans l’escalier, le policier aussi se taisait, et sous ma fenêtre, du côté de la cour, les pas des ouvriers qui descendaient vers les ateliers se succédaient, comme tous les matins, c’était un matin comme les autres, un clair matin d’été, la vie dehors retrouvait son rythme normal.
Le policier a parlé, lentement, doucement : « écoutez Madame, l’opération est prévue sur deux jours. Puisque votre fille est malade, essayez de trouver une voisine – je n’ai pas le droit de vous laisser sortir – et si elle accepte d’aller chercher un médecin, s’il accepte de venir, et de faire un certificat disant que votre fille n’est pas transportable, je vous laisse chez vous aujourd’hui. Je reviendrai demain matin. » Il a tenu à préciser que ces personnes risquaient d’avoir des ennuis, qu’il fallait bien les prévenir. A partir de là, tout se précipite. Une voisine, la plus âgée, chapeau, voilette, poudre de riz, sort et revient accompagnée d’un médecin. Il signe le certificat. Le policier s’en va et rappelle qu’il reviendra le lendemain…
Pas question de rester là, d’y passer la nuit. Où aller ? Dès la fin de la rafle, maman se précipite rue Desnoyers, chez Madame Jeanbourquin, une ouvrière qui travaille pour les couturières de Belleville. Elle nous cache provisoirement dans son petit atelier « Chez Lucy-Mary. » C’est notre premier refuge. Mais il faut quitter le quartier, les dénonciations sont possibles.
Alors commence la fuite, d’une cache à l’autre. D’abord dans une maison d’enfants, puis chez une nourrice à Champigny, dans un pavillon que surplombe la voie ferrée. Un soldat allemand, mitraillette au poing, y monte la garde en permanence.
Un jour, ma petite sœur – elle a 5 ans – grimpe sur le talus, je l’entends parler au soldat en Yiddish. Vite, on joue la comédie ensemble, pour lui faire croire qu’elle a voulu parler comme lui…ça passe, une fois encore, sauvées ! Il faut encore repartir.
Madame Jeanbourquin – encore elle – demande à une institutrice des Lilas, maman de deux petits, de nous cacher toutes les trois : maman s’occupera de la maison. Avec courage, avec discrétion, M. et Mme Devauchelle nous hébergent clandestinement : il ne faut surtout pas se faire repérer. Après sa classe, elle pense même à me faire travailler, je lui dois énormément !
Mais les bombardements sur le Fort de Romainville tout proche, nous obligent à sortir, la situation devient risquée pour tout le monde. Il faut partir à nouveau. Alors c’est son père, M. Vaur, qui prend le relais. Sa femme et lui sont directeurs d’école dans le petit village de Lussant, en Charente-Maritime. Il vient nous chercher toutes les deux. A la gare de Rochefort, pour éviter un contrôle de police, il nous fait traverser les voies pour rejoindre la charrette où nous attend le père Moi.
Avec leur fille Mado, Victor et Adrienne Moi tiennent un café – salon de coiffure. Très vite, il nous ont adoptées et on a fait partie de la famille. Quand M. Vaur a procuré des faux papiers à maman, elle a enfin pu nous rejoindre, et subvenir aux besoins grâce à ses travaux de couture à domicile, dans les fermes des environs.
On a vécu à Lussant jusqu’à la Libération, avec la complicité du directeur de l’école et du maire du village. La guerre continuait, avec les passages redoutés des troupes allemandes, l’écho permanent et mystérieux des actes de Résistance, l’attente de la fin de l’Occupation. Mais on partageait tous les mêmes angoisses et les mêmes espoirs. Après la longue traque inhumaine que nous avions traversée, pour ma sœur et moi, la vie reprenait.
Arrive enfin la fin de la guerre, on ne quitte plus le poste de radio, d’où jaillit un torrent d’allégresse…On entend raconter l’arrivée des survivants squelettiques des camps d’extermination, l’attente des familles à l’Hôtel Lutétia.
Soudain, je ne veux plus rentrer, j’ai peur de la vérité qui s’annonce, qui m’étouffe déjà :
Papa ne reviendra pas,
ni mes si proches cousins, Henri et Charles,
ni mes grandes cousines, Charlotte et Suzanne,
ni mes oncles et tantes, leurs parents,
ni combien de mes petites camarades de l’école de la rue Tourtille,
ni mes petits voisins, Micheline, Maurice, et tant d’autres assassinés à Auschwitz.
Je dois d’être en vie, avec ma petite sœur : au courage exemplaire de ma mère, au refus d’obéissance du policier qui n’a pas appliqué les ordres et en a assumé le risque, aux actes de Résistance tranquille, accomplis par tous les maillons d’une chaîne de solidarité, à Paris et en Charente. »

Rachel Jaeglé

 

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24 mai, 2007

Leçon d’Histoire en Alsace pour quatre élèves du collège Louise Michel.

Classé sous CONCOURS — vivelaresistance. @ 14:41

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Le mémorial vu de l’intérieur du camp de Natzweiler-Struthof.

 

Quatre élèves du collège Louise Michel ont eu la chance de se voir offrir un voyage en Alsace du 12 au 15 mai.

Sarra Bentaleb, Hélène Ferreira, Gulfer Kaya et Pauline Zonzon, accompagnées par leur professeur d’histoire-géographie Christophe Bayard, ont fait partie des soixante lauréats du Concours de la Résistance et de la Déportation sélectionnés par le Conseil Régional de Basse-Normandie et l’association Normandie-Mémoire pour faire ce voyage.

Celui-ci était marqué par deux temps forts, la visite du camp de Natzweiler-Struthof près duquel a été inauguré récemment le Centre Européen du Résistant-Déporté ainsi que la visite du Parlement européen à Strasbourg.  Situé en altitude sur un versant exposé au nord, le camp de Natzweiler a beaucoup impressionné les élèves par l’horreur des conditions d’existence infligées aux détenus par les nazis. Les élèves qui avaient préparé le Concours de la Résistance et de la Déportation dont le thème cette année était « Le travail dans l’univers concentrationnaire nazi » ont pu mesurer sur place combien l’expression d’ « extermination » par le travail avait un sens. Près de 52000 détenus de toute l’Europe sont passés par ce camp entre 1941 et 1945, 22000 y ont perdu la vie.

En plus d’un devoir de mémoire grandeur nature, au programme de ces trois jours était également inscrite la découverte de la vieille ville de Strasbourg au travers notamment de la visite de la cathédrale et d’une très agréable promenade commentée en bateau sur l’Ill qui traverse le splendide quartier de « la Petite France ».

Deux élèves du lycée Alain, Anne-Laure Lelièvre et Ariadna Tchatchanidze, faisaient également partie des lauréats alençonnais invités en Alsace. 

 

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13 mai, 2007

Cérémonie de remise des Prix du Concours de la Résistance et de la Déportation.

Classé sous CONCOURS — vivelaresistance. @ 9:54

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Une partie des lauréats du collège Louise Michel. Ici en compagnie de Françoise Comte, Présidente des C.V.R. de l’Orne, de Marie-Noëlle Hoffmann (conseillère générale) et  de Raymond Ciroux, résistant alençonnais.

 La remise des Prix du Concours de la Résistance et de la Déportation pour le département de l’Orne s’est déroulée mercredi 16 mai 2007 à la Halle aux Toiles d’Alençon.

Retrouvez ci-dessous le palmarès 2007

CONCOURS DE LA RESISTANCE 

ET DE LA DEPORTATION 2007

 

PALMARES

 

LYCÉES 

DEVOIRS INDIVIDUELS 

Classes de terminale 

Prix départementaux 

1er prix : 

Elodie LECOINTRE – lycée Mézeray ARGENTAN

2ème prix : 

Anne-Laure LELIEVRE – lycée Alain ALENCON

2ème prix ex-aequo : 

Paul-Alexis RACINE-JOURDREN – lycée Jeanne d’Arc ARGENTAN

Prix d’établissement

Prix

Anthony DUFROU – lycée Saint-Thomas d’Aquin FLERS

Classes de seconde 

Prix départementaux 

1er prix : 

Ariadna TCHATCHANIDZÉ – lycée Alain ALENCON

2ème prix : 

Badri GHELLOUCI – lycée Les Andaines LA FERTE-MACE

3ème prix : 

Pierre BABARIT – lycée Les Andaines LA FERTE-MACE

DOSSIERS COLLECTIFS 

Classe de première

Prix départemental

Prix

Mathilde CHATELAIS – Antoine LAVIGNE

Lycée Jean Guéhenno FLERS

Prix d’établissement 

Prix

Simon PROVOST – Alexis HECQUARD

Lycée A. Chevalier DOMFRONT

Classe de seconde 

Prix départemental 

Prix

Florine FONTAINE – Senaït GHEBREYESUS – Lucile GRASLAND – Amandine JEAN

Lycée Jeanne d’Arc ARGENTAN

Prix d’établissement

Prix

Christelle COLIN – Lolita BADELLY

Lycée A. Chevalier DOMFRONT

Prix

Corentin DELABROISE – Flora LEGRIX – Andréane PREVERT

Lycée Jean Guéhenno FLERS

DOSSIER INDIVIDUEL 

Classe de terminale

Prix d’excellence du jury 2007 – Prix Lucie Aubrac

Elodie LECOINTRE – lycée Mézeray ARGENTAN

TRAVAUX AUDIOVISUELS 

Prix spécial de documentation

Hélène AFONSO – Nolwenn ANNICK – Florent BESNARD – Gladys GUERIN – Gwendoline GUERIN – Isabelle IVON –

Tiphaine LEGER – François MEUNIER – Rémy MEUNIER – Emilie QUITTEMELLE

Lycée Marguerite de Navarre -ALENCON

COLLÈGES 

Classes de troisième

DEVOIRS INDIVIDUELS 

Prix départementaux

1er prix : 

Valentin MONTAIGNE – collège Jeanne d’Arc ARGENTAN

2ème prix : 

Anthony REVELLE – collège Jeanne d’Arc ARGENTAN

3ème prix : 

Anaïs RENAULT – collège Sacré-Coeur DOMFRONT

4ème prix : 

Anna GERARD – collège Jean Rostand ARGENTAN

5ème prix : 

Chloé JAMES – collège Jean Rostand ARGENTAN

6ème prix : 

Lucie DUTERTRE – collège Félix Leclerc LONGNY-AU-PERCHE

7ème prix : 

Marion PALLU – collège Félix Leclerc LONGNY-AU-PERCHE

Prix d’établissement

Prix

Hélène FERREIRA – collège Louise Michel ALENCON

Prix

Pauline ZONZON – collège Louise Michel ALENCON

Prix

Amandine JUBERT – collège Jean Moulin GACE

Prix

Lou-Lou VAN-DONGEN -collège Jean Moulin GACE

Prix

Audrey GAZON – collège Félix Leclerc LONGNY-AU-PERCHE

Prix

Mathias TAILLEBOIS – collège Sacré-Coeur DOMFRONT

Prix

Kévin RIBOT – collège Jean Rostand ARGENTAN

Prix

Marine MOREAU – collège André Malraux -TRUN

DOSSIERS COLLECTIFS 

Prix départementaux 

1er prix : 

Elodie LEVANNIER – Angélique KROL – Joséphine PEROT

Collège Jean Rostand ARGENTAN

2ème prix : 

Gülfer KAYA – Pauline ZONZON – Sarra BENTALEB – Hélène FERREIRA

Collège Louise Michel ALENCON

3ème prix : 

Chloé FOUBERT – Ludmia HALMI

Collège Nicolas-Jacques Conté SEES

4ème prix : 

Azéline MARTIN – Claire PACORY – Charlène CHEVRIS – Pierrick POISSON – Kévin BOUILLY

Collège Sacré-Coeur DOMFRONT

5ème prix : 

Netice ISCI – Hatice CETIN – Sina SARR

Collège Louise Michel ALENCON

6ème prix : 

Audrey CROUIN – Arthur SALAUN – Laura TESSON – Lucie VERRIER – Marion WARDAGA

Collège François Truffaut ARGENTAN

7ème prix : 

Alice DE WAZIERES – Julie MAILLARD

Collège Georges Brassens ECOUCHE

8ème prix : 

Nilgün BARRAUD – Hélène DEBIERRE – Laëtitia LENEVEU – Thomas NIAUX

Collège François Truffaut ARGENTAN

9ème prix : 

Gaëlle BOUCHER – Marine NAËL – Justine PIGEARD – Clémentine TURGOT

Collège Félix Leclerc LONGNY-AU-PERCHE

Prix d’établissement

Prix

Flora KIMBONDO – Balbine ROYE – Soumeya CHAIHANE – Marie-Anaïs HICHARD

Collège Balzac ALENCON

Prix

Ludivine PELOUARD – Derya KEVEK – Laura DEJONGHE – Sezen YILMAZ

Collège Françoise Dolto L’AIGLE

Prix

Clémentine BERNARD – Margaux RAGUENEL

Collège François Truffaut -ARGENTAN

Prix

Emilie CHANTEPIE – Coralie HERVE

Collège Félix Leclerc LONGY-AU-PERCHE

Prix

Mathias TAILLEBOIS – Florian PELLERIN – Samuel COSTARD

Collège Sacré-Coeur DOMFRONT

Prix

Aygül CECEN – Nesibe MUSULLU – Esra MUSULLU

Collège Louise Michel ALENCON

Prix

Aurélie GOULVENT – Claire TALBOT – Iris HUBA

Collège Racine ALENCON

Prix

Clémence FERRET – Mathilde LE ROYER – Antonin PELSY – Manon SELLOS

Collège Nicolas-Jacques Conté SEES

DOSSIERS INDIVIDUELS 

Prix départemental 

1er prix : 

Elyes MOUALID – collège Louise Michel ALENCON

Prix d’établissement 

Prix

Camille MINEAU – collège Félix Leclerc LONGNY-AU-PERCHE

Prix

Iana MIRZOYAN – collège Louise Michel ALENCON

TRAVAUX AUDIOVISUELS

Prix départementaux 

1er prix : 

Lisa BATAILLE – Marine MOREAU

Collège André Malraux TRUN

2ème prix : 

Saïd EL MAKNATI – Mohamed BAKHTA

Collège François Truffaut ARGENTAN

3ème prix : 

Julien FOURNIER – Paul JOORIS – Donatien SOUDAIS

Collège André Malraux TRUN

Prix d’établissement

Prix : 

Estelle CHAPTOIS – Jessica LEROYER – Suzon MICHEL

Collège André Malraux TRUN

Challenge Édouard PAYSANT 

Attribué au collège François Truffaut d’ARGENTAN

 

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