Vive la Résistance.

2 octobre, 2008

Le Musée de l’Ordre de la Libération.

Classé sous ACTUALITE,MUSEE,PUBLICATION — vivelaresistance. @ 7:38

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Gabardine, écharpe et chapeau de Jean Moulin (Galerie Sud, vitrine 1).

 

Le Musée de l’Ordre de la Libération a ouvert ses portes en 1970. Il est situé – comme la Chancellerie de l’Ordre de la Libération – dans l’aile Robert de Cotte de l’hôtel National des Invalides. Ce véritable mémorial a été créé par le Chancelier de l’Ordre de la Libération Claude Hettier de Boislambert (1962-1978) et par son épouse, Madame Odette de Boislambert. Il retrace le parcours héroïque des Compagnons de la Libération dans les rangs de la France Libre et de la Résistance Intérieure.
Vêtements de Jean Moulin, fanions pris à l’ennemi sur les champs de bataille d’Afrique et d’Europe, uniformes du groupe de chasse Normandie-Niémen, dessins originaux réalisés dans les camps de concentration, pièces de locomotive détruite au plastic par les cheminots eux-mêmes, tracts et journaux clandestins ou encore tenues rayées de déportés…
Dans ses trois galeries et ses six salles, le Musée présente des milliers d’objets, de documents et de photos, souvent des souvenirs personnels des Compagnons, témoins de leur engagement.
Le Musée comporte également une salle d’honneur plus particulièrement consacrée au Grand Maître de l’Ordre, le général de Gaulle. Y sont exposés ses décorations, sa dernière tenue militaire et certains de ses manuscrits de guerre les plus importants, dont le manuscrit original de « l’Appel à tous les Français ».

L’Ordre, cette « Chevalerie exceptionnelle créée au moment le plus grave de l’Histoire de la France, fidèle à elle-même, solidaire dans le sacrifice et dans la lutte », pourtant destinée à s’éteindre, verra sa pérennité assurée par l’entrée en vigueur de la loi créant le Conseil national des communes « Compagnon de la Libération ».
Il s’agit de Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors, l’île de Sein.

 

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Tenues de déportés (Premier étage, vitrine 1)

 

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13 septembre, 2007

Le 52ème congrès de l’Union Départementale de l’Orne des Combattants Volontaires de la Résistance.

Classé sous CEREMONIE,PUBLICATION — vivelaresistance. @ 23:43

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L’assemblée générale avec de gauche à droite : Gabriel Brillant (secrétaire de séance), Fernand Lepinay (trésorier), Françoise Comte (présidente), Fernande Simon (vice-présidente) et Yves Duprez (directeur départemental de l’Office National des Anciens Combattants).

Les participants ont tout d’abord été reçus par le maire, M. Jean Pierre Yvon, dans la salle d’honneur de l’Hôtel de Ville.

L’assemblée générale, présidée par Mme Françoise Comte, s’est déroulée de la manière suivante : Lecture du rapport d’activité par Fernande Simon, vice-présidente.

Lecture du rapport financier par Fernand Lepinay, trésorier départemental.

Élections : un tiers du comité directeur a été renouvelé dans ses fonctions.

Fixation des cotisations.

Questions diverses.

L’U.D.O.C.V.R. compte 122 adhérents dont 71 membres actifs titulaires de la carte de C.V.R.

Le Concours National de la Résistance et de la Déportation a été particulièrement évoqué au cours de cette assemblée.

Un rappel : en 2006/2007, 287 candidats venant de 23 établissements scolaires du département y ont participé ; 116 lauréats ont été récompensés.

Le thème 2007/2008 du Concours National de la Résistance et de la Déportation est le suivant :

« L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la seconde guerre mondiale : une forme de résistance ».

L’assemblée générale a été suivie d’une cérémonie devant le monument aux morts de la ville de l’Aigle.

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8 septembre, 2007

La lettre d’adieu de Guy Môquet.

Classé sous ACTUALITE,PUBLICATION — vivelaresistance. @ 1:46

Guy Môquet naît à Paris le 26 avril 1924. Il poursuit des études secondaires au lycée Carnot lorsque surviennent la déclaration de guerre et l’internement de son père, Prosper Môquet, député communiste du 17ème arrondissement de Paris.

Militant de la jeunesse communiste, il monte avec ses camarades, dès l’été 1940, des groupes d’impression, de distribution de tracts clandestins et de collage de papillons.

Arrêté le 13 octobre 1940 à la gare de l’Est par la police française, il est interné à la Santé puis à Fresnes. Il en est libéré le 24 janvier 1941, mais il est cependant gardé au dépôt du Palais de justice puis transféré, comme interné administratif, à la Santé, à Clairvaux et enfin, en mai 1941, au camp de Choisel (Châteaubriant).

Le lundi 20 octobre 1941, au matin, après avoir un peu plus tôt saboté une voie ferrée, trois membres parisiens des « Bataillons de la jeunesse », Gilbert Brustlein, Marcel Bourdarias et Guisco Spartaco, abattent dans la rue le lieutenant-colonel Hotz, Feldkommandant de Nantes. En représailles, Hitler ordonne d’exécuter 50 otages immédiatement, puis 50 autres si les auteurs de l’attentat ne se livrent pas. Le gouvernement de Vichy, par l’intermédiaire de son ministre de l’intérieur, Pierre Pucheu, intervient auprès des autorités Allemandes, et fournit une liste de prisonniers « bons à être exécutés » « pour éviter de laisser fusiller 50 bons Français ». Les Allemands fusillent quarante-huit otages deux jours plus tard : seize à Nantes, cinq au mont Valérien, vingt-sept au camp de Choisel (Chateaubriant).

Guy Môquet fait partie des otages avec son ami Jean-Pierre Timbaud (Tintin) né en 1904, ouvrier syndiqué et militant communiste, et avec Charles Michels, trente-huit ans, député communiste de Paris. Ils sont fusillés le 22 octobre 1941 à la carrière de La Sablière située à la sortie de Châteaubriant.

Le nom de Guy Môquet devient un symbole pour de nombreux groupes résistants. Louis Aragon lui consacre, sous son pseudonyme de « François la colère », un chapitre du « Témoin des martyrs », brochure publiée clandestinement. Le poète lui dédie également « La rose et le réséda », paru dans la clandestinité.

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Le billet qui complète la lettre de Guy Môquet est adressé à Odette Leclan, militante de l’Union des jeunes filles de France (U.J.F.F.), internée elle aussi au camp de Choisel. Contre toute attente et dans cet univers hostile, Guy Môquet connaît un amour d’adolescent avec celle qui deviendra Odette Nilès et qui est aujourd’hui présidente de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé, à la suite de son époux, Maurice Nilès. Roger Semat, Rino Scolari et Jean Mercier, cités dans la lettre, sont les trois amis de Guy Môquet avec Jean-Pierre Timbaud. Lors de l’insurrection et de la Libération de Paris, Rino Scolari, évadé, est l’un des adjoints du colonel Rol-Tanguy, commandant en chef des F.F.I. en Île-de-France.

En réaction à ces exécutions, le général de Gaulle adresse un message aux Français le 25 octobre 1941 sur les ondes de la B.B.C., les appelant à un « garde-à-vous national ». De Gaulle déclare : « En fusillant nos martyrs, l’ennemi a cru qu’il allait faire peur à la France. La France va lui montrer qu’elle n’a pas peur de lui [...] J’invite tous les Français et toutes les Françaises à cesser toute activité et à demeurer immobiles, chacun où il se trouvera, le vendredi 31 octobre, de 4 heures à 4 heures 5 ».

 

Comment nous sont parvenues les lettres de fusillés ? Avant l’exécution de la condamnation, des condamnés à mort ont pu rédiger une ou plusieurs lettres à leur famille. Certaines sont acheminées par les autorités allemandes qui en ont parfois censuré des passages ; d’autres sont remises aux aumôniers (voire aux gardiens) ; d’autres sont jetées par les condamnés au cours du dernier transport. On peut estimer à environ quatre mille le nombre de civils fusillés après jugement d’un tribunal militaire allemand ou comme otages par décision du gouverneur militaire. Les otages sont principalement communistes et/ou juifs, les résistants condamnés à mort le sont surtout pour des faits relevant de la lutte armée ou de l’activité de renseignement.

Sources : Dictionnaire historique de la Résistance.

Pour en savoir plus, nous vous renvoyons à la lecture de l’ouvrage :

« La vie à en mourir. Lettres de fusillés (1941-1944) ».

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