Vive la Résistance.

30 août, 2007

Hommage à Pierre Messmer, Chancelier de l’Ordre de la Libération.

Classé sous HOMMAGE — vivelaresistance. @ 19:56

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Pierre Messmer portant le célèbre « habit vert » d’académicien ainsi que la Croix de la Libération.

 

Né le 20 mars 1916 à Vincennes (Val-de-Marne) d’une famille alsacienne qui avait opté pour la France en 1871, Pierre Messmer a fait ses études secondaires à l’école Massillon et au lycée Charlemagne. Breveté de l’École nationale de la France d’outre-mer (1934-1937), diplômé de l’École des langues orientales (1934-1936), licencié en droit (1936), docteur en droit (1939).

Appelé au service militaire en octobre 1937, il est maintenu sous les drapeaux en raison de la guerre et ne sera démobilisé que le 31 décembre 1945.
Après la campagne de France en 1939-1940, il rejoint les Forces françaises libres à Londres, en juillet 1940. Affecté à la 13e Demi-Brigade de la Légion étrangère, il participe, comme lieutenant puis, à partir de 1941, comme capitaine commandant de compagnie, aux opérations de Dakar et Libreville, aux campagnes d’Érythrée, de Syrie en 1941, de Libye en 1942-1943, et de Tunisie en 1943.
Pierre Messmer a combattu à Keren, Massaoua, Kissoué, Damas, Bir-Hakeim, El Alamein.

C’est à l’issue de la campagne d’Erythrée qu’il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle le 27 mai 1941.

Il débarque en Normandie en juin 1944 et entre à Paris en août 1944.
Parachuté en Indochine en août 1945, il est fait prisonnier par le Vietminh, s’évade et rejoint en octobre la mission française à Hanoï.

Rendu à la vie civile, Pierre Messmer exerce ses fonctions d’administrateur de la France d’outre-mer : secrétaire général du Comité interministériel pour l’Indochine (1946), directeur du cabinet du Haut-Commissaire en Indochine (1947-1948), administrateur du cercle de l’Adrar mauritanien (1950-1952), gouverneur de la Mauritanie (1952-1954), de la Côte d’Ivoire (1954-1956), directeur de cabinet du ministre de la France d’outre-mer (1956), Haut-Commissaire de la République au Cameroun (1956-1958), en Afrique équatoriale (1958) ; il sera le dernier gouverneur général de l’Afrique Occidentale Française (A.O.F.) en 1958 et 1959.

Pierre Messmer avait également été ministre des Armées du général de Gaulle (1960-1969) et premier ministre de Georges Pompidou de juillet 1972 à mai 1974. Il avait été également député UDR puis RPR de Moselle (1968-1988), conseiller régional (1968-1992) et président du Conseil régional de Lorraine, conseiller général de Moselle (mars 1970-mars 1982) et maire de Sarrebourg pendant 18 ans (1971-1989). Il avait présidé le groupe RPR à l’Assemblée nationale de 1986 à 1988.
 
L’ancien Premier ministre était par ailleurs membre de l’Académie des sciences d’Outre-mer depuis 1976 et membre, depuis 1988, de l’Académie des sciences morales et politiques avant d’en devenir le secrétaire perpétuel (1995-1998). Il est également chancelier de l’Institut de France (1998-2005) puis chancelier honoraire.
Devenu depuis longtemps l’un des gardiens du temple gaulliste, il avait présidé l’Institut Charles de Gaulle (1992-1995) puis la Fondation Charles de Gaulle (1995-1998).

Pierre Messmer a été élu, le 25 mars 1999, à l’Académie française au fauteuil de Maurice Schumann.
En octobre 2001, il avait succédé au général d’armée Jean Simon à la présidence de la Fondation de la France libre.
Il avait été nommé Chancelier de l’ordre de la Libération, le véritable sanctuaire du gaullisme, en juin 2006, suite au décès du général Alain de Boissieu, gendre du général de Gaulle.

Pierre Messmer était notamment Grand’Croix de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939/1945 avec six citations, Médaille de la Résistance et officier de l’American Legion.

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22 août, 2007

Cérémonie à la Hutte le samedi 11 août 2007.

Classé sous CEREMONIE,HISTOIRE,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 13:08

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La cérémonie devant la stèle du carrefour de la Hutte (R.N. 138, commune de St-Germain-sur-Sarthe)

 

La cérémonie était présidée par M. Francis Honoré, 1er adjoint à la mairie.

En présence de M. Gilbert Bertaux, président des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, de la clique, et de nombreux habitants de la commune, un très bel hommage a été rendu aux soldats dont les noms sont inscrits sur la stèle du carrefour de la Hutte.

 

Il s’agit du :

Sous-lieutenant Claude DE LAGUICHE (alias Pascal DE FOLLIN)

Maréchal des logis-chef GROUNENKOFF

Ainsi que des soldats :

Clément RICHARD

André CARON

Marcel RIBEROLLE

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Notre ami Jean Piétri, F.F.L., et Ancien du 3ème Peloton de reconnaissance du 4ème Escadron du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains (1er R.M.S.M.) a pu expliquer au public présent le déroulement des combats du 11 août 1944 auxquels il a participé.

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Allocution de Jean Piétri le 11 août 2007 devant la stèle aux morts de la 2ème D.B., carrefour de la Hutte :

 

« Mesdames, Messieurs, chers amis,

Merci de ne pas oublier qu’à la Hutte, il y a 63 ans, s’est déroulé, par une très chaude journée d’un vrai été, l’un des premiers combats de la 2ème D.B. débarquée à Utah-Beach le 4 août 1944. Notre 4ème Escadron du 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains assurait la reconnaissance de la division sur l’axe Le Mans-Alençon. C’est ici qu’a eu lieu l’un des premiers gros engagements de la campagne de la Division Leclerc. Les noms de nos morts sont gravés sur cette stèle comme sur le monument élevé un peu plus loin sur cette route.

Permettez-moi, ici de vous associer à mes pensées pour :

Claude de Laguiche, le chef de mon peloton, évadé de la France occupée depuis le port breton de Carantec en février 1943 ; il avait 22 ans.

Le maréchal des logis chef Grounenkoff, ancien officier de l’armée du tsar, vivant en France puis en Tunisie depuis 1920 ; il avait un peu moins de 50 ans.

Mes pensées vont aussi à mes camarades Giudice, Chapelle, Kuku et Robert. Ils avaient fui la France occupée, ils avaient autour de 21 ans.

Avec ces six morts, sept autres de mes camarades ont été blessés ici à ce carrefour où nous nous trouvons aujourd’hui.

Merci aussi de garder le souvenir de nos morts et de nos blessés dans les six chars du 12ème Cuir., détruits dans la même matinée du 11 août, un peu plus haut sur cette route, de mes camarades du Régiment de Marche du Tchad et ceux du Génie.

Permettez-moi de ne pas oublier non plus, mademoiselle Hobey tuée par un éclat d’obus alors qu’elle nous guidait le soir de ce 11 août 1944 pour traverser le parc du château des Tourelles à Fyé ; elle avait 21 ans ».

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7 juillet, 2007

Le 2ème Escadron du 12ème Cuirassiers sur les traces de la Division Leclerc.

Classé sous ACTUALITE,PARCOUR HISTORIQUE,RECEPTION — vivelaresistance. @ 1:54

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Le 2ème Escadron du 12ème Cuir à Saint-Gilles en compagnie de Raymond Ciroux.

La plaque située sur cette maison mentionne : « Ici le général Leclerc le 12 août 1944 décide d’investir Alençon guidé par Raymond Ciroux, jeune résistant. Le détachement du capitaine Gaudet libère la ville par surprise ».

 

Le 12ème Cuirassiers basé à Olivet près d’Orléans est un Régiment de tradition intégré aujourd’hui à la 2ème Brigade Blindée. Les jeunes engagés présents ont ainsi pu marcher sur les pas de leurs glorieux aînés qui s’étaient illustrés dans les combats de la Libération en 1944. 

En suivant l’itinéraire historique, ils se sont arrêtés sur de nombreux sites libérés par la célèbre Division Leclerc : Fyé, Chamfleur, Saint-Gilles, Alençon, Carrouges, Fleuré et Chambois. Ce parcours jalonné de nombreux monuments commémoratifs et la visite de l’exposition réalisée par l’association « Fyé 39-45 » leur ont permis de se rendre compte que les accrochages avec l’armée allemande avaient été très violents et que la 2ème D.B. avait subi de lourdes pertes notamment dans le Nord Sarthe les 10 et 11 août 1944. 

A Saint-Gilles, l’Escadron a fait la rencontre de Raymond Ciroux qui a pu exposer en détail le déroulement de la Libération d’Alençon. C’est précisément dans ce hameau situé au Sud-est d’Alençon qu’il est entré en contact avec les premiers éléments de la 2ème D.B. (le 4ème Escadron du 12ème Cuir du capitaine Gaudet) dans la soirée du 11 août 1944. Apportant de précieux renseignements (les Allemands avaient quitté la ville et les ponts sur la Sarthe n’étaient pas minés), Raymond Ciroux s’est proposé ensuite de guider l’avant-garde de la 2ème D.B. à travers la ville. Une petite colonne s’est alors avancée dans la nuit jusqu’au Pont Neuf où le général Leclerc a pu établir son P.C. C’est ainsi que la Libération d’Alençon s’est faite, par surprise, au matin du 12 août 1944. Raymond Ciroux s’est engagé le jour même au sein du 12ème Cuir.

 

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La cérémonie devant la stèle en hommage au Sous-lieutenant Michel Pity (1920-1944), libérateur de Carrouges.

 

A Carrouges, une cérémonie était organisée par notre ami Jean-Pierre Godet afin que le 2ème Escadron puisse rendre hommage au Sous-lieutenant Michel Pity, du 1er Peloton du 4ème Escadron du 12ème  Cuirassiers, libérateur de la ville le 13 août 1944, et malheureusement mort au champ d’honneur au Bourget le 27 août 1944 à l’âge de 24 ans. 

Les jeunes engagés présents en savent dorénavant beaucoup plus sur l’histoire de leur régiment au moment de la Libération. Ces trois journées passées sur le terrain de l’histoire les ont rattachés à  une période exceptionnelle écrite par des hommes dont ils peuvent être très fiers.

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13 juin, 2007

Hommage au général Alain Le Ray, premier chef du maquis du Vercors, décédé le 4 juin 2007.

Classé sous HOMMAGE — vivelaresistance. @ 19:04

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Né le 3 octobre 1910 à Paris, ce passionné de montagne et d’alpinisme commence à grimper dès l’âge de 13 ans et s’initie très vite aux techniques de l’escalade moderne. 

Officier d’active, le lieutenant Le Ray se bat le 10 mai 1940 sur l’Ourcq avec le 159e Régiment d’Infanterie Alpine. Cité au combat, blessé, il est fait prisonnier et réussit à s’évader le 11 avril 1941 de la forteresse de Coldtiz en Saxe où les Allemands enfermaient les officiers alliés récidivistes de l’évasion.

De retour en France, il intègre l’armée d’armistice avant de rejoindre la Résistance sous les noms de « Rouvier » et de « Bastide ». Début 1943, Alain Le Ray rencontre l’architecte Pierre Dalloz, qui avait imaginé avec l’écrivain Jean Prévost et le journaliste Yves Farge, de transformer le plateau du Vercors, grand comme un département français, en bastion de la Résistance.

Chargé du projet par le général Charles Delestraint, chef de l’Armée secrète, Pierre Dalloz fait appel à Alain Le Ray qui rédige le plan « Montagnards » visant à faire du Vercors une plate-forme de recueil des jeunes gens réfractaires au Service du Travail Obligatoire (STO) et de préparation à la venue de forces aéroportées alliées.

Premier chef militaire de ce maquis mythique, Alain Le Ray démissionne de son poste en décembre 1943 à la suite d’un désaccord avec le chef d’état-major de la zone Sud-Est. Le maquis a été anéanti en juillet 1944 et Alain Le Ray a toujours reproché aux « gens d’Alger » (gouvernement provisoire) de ne pas avoir pesé sur les Alliés pour secourir le maquis. Commandant des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) de l’Isère en mai 1944, Alain Le Ray libère le département en liaison avec les forces alliées. Durant l’hiver 44-45 et jusqu’en avril 1945, à la tête de la 7ème demi-brigade de chasseurs alpins, il livre de violents combats en Maurienne jusque sur les hauteurs du Mont-Cenis, face aux Allemands en déroute. Un épisode qui figure dans le film « Tempête sur les Alpes » tourné par son ami alpiniste Marcel Ichac.

En 1951, Alain Le Ray devient lieutenant-colonel et participe à la campagne d’Indochine 1953-1954. En Algérie, il est chef d’état-major de la division parachutiste de 1956 à 1958, avant d’être attaché militaire et des forces armées près l’ambassadeur de France à Bonn, en Allemagne fédérale. Nommé général de brigade en 1961 et, en 1962, commandant de la 27e division alpine en Grande Kabylie, il est promu général de corps d’armée en 1968, avant de prendre sa retraite deux ans plus tard. 

  

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Voici la citation à l’Ordre de la Libération de la commune de Vassieux-en-Vercors, l’un des principaux centres de Résistance du maquis, où de nombreux habitants et combattants F.F.I. ont été massacrés, victimes de la barbarie nazie qui s’était abattue sur ce village détruit à 97% en juillet 1944.

« Village du Vercors qui, grâce au patriotisme de ses habitants, s’est totalement sacrifié pour la cause de la résistance française en 1944. Principal centre de parachutage pour l’aviation alliée sur le plateau, a toujours aidé de tous ses moyens les militaires du Maquis dans les opérations de ramassage d’armes. Très violemment bombardé le 14 juillet, attaqué par 24 planeurs allemands les 21 et 22 juillet, a eu 72 de ses habitants massacrés et la totalité de ses maisons brûlées par un ennemi sans pitié. Martyr de sa foi en la résurrection de la Patrie. » 

(Vassieux-en-Vercors, Compagnon de la Libération par décret du 4 août 1945) 

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24 mai, 2007

Les assises de la FNDIRP au Mans du 30 mai au 2 juin 2007.

Classé sous RENDEZ VOUS — vivelaresistance. @ 18:55

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ASSEMBLÉE GENERALE DE LA FNDIRP 

Fédération Nationale des Déportés et Internés Résistants et Patriotes

La FNDIRP réunit son assemblée générale et son comité national au Mans (Sarthe) du 30 mai au 2 juin 2007, palais des congrès et de la culture – cité cénomane – rue d’Arcole. 

  Le thème de ces assises est : 

 « Aux côtés de l’ONU, pour la paix ». 

Comme toujours lors des rencontres de la FNDIRP, mémoire et actualité seront au rendez-vous.

Retrouvez ci-dessous le programme des assises.

Le thème retenu pour ces assises rappelle le rôle indispensable que doivent jouer les Nations Unies dans la résolution des conflits ; il renvoie aussi aux espoirs que les victimes de la terreur nazie ont placés et placent encore dans l’organisation internationale née de la prise de conscience des tragédies de la Seconde Guerre mondiale.  Il sera aussi beaucoup question du combat pour la liberté mené au Mans et dans le département au prix de lourds sacrifices. 

Programme des assises :

L’assemblée générale et le comité national s’ouvriront le jeudi 31 mai à 14 heures 15 (les délégués étant accueillis à partir de 10 heures au Palais des congrès).

La séance solennelle, à laquelle participeront des personnalités et des élus, se poursuivra jusqu’à 17 heures et au départ pour la grande cérémonie du souvenir au monument de la Résistance. Comme lors des précédentes assises, la FNDIRP honorera la mémoire de tous les combattants, tous les résistants, les fusillés, les déportés, tous ceux qui luttèrent et subirent répressions et persécutions au Mans et dans le département. 

A noter que la veille de l’ouverture de l’assemblée, une délégation du conseil d’administration et de l’ADIRP de la Sarthe ira se recueillir en gare du Mans, devant la plaque évoquant les cheminots morts pour la France, au square Marcel Paul et rue Christian Pineau ainsi qu’à la mairie du Mans où une plaque rend hommage aux élus municipaux déportés, en particulier le maire Henri Lefeuvre et ses deux adjoints, disparus dans les camps nazis.

Les travaux de l’assemblée reprendront vendredi 1er juin à 10 heures et se poursuivront après le déjeuner jusqu’à 16 heures. Un programme culturel achèvera ces assises, avec la participation du chanteur Moïse Lamblin et du groupe manouche Caragoss’.

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