Vive la Résistance.

9 mars, 2011

Les principaux aspects de la répression de la Résistance en France.

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Avis d’exécution d’Honoré d’Estiennes d’Orves, de Maurice Barlier et de Jan Doornik. Paris le 29 août 1941.

 

D’une façon ou d’une autre, le résistant, en refusant de se plier au nouvel ordre établi, viole la loi. Il tombe ainsi sous le coup d’une répression qui ne va cesser de se durcir. Bien entendu celle de l’occupant, qui fait respecter « les droits de la puissance occupante » (art.3 de la Convention d’armistice), terme élastique et vague qui lui permet en fait de réprimer largement ; il n’y a plus guère d’acte de résistance qui puisse lui échapper, comme le montrent ses ordonnances, et les condamnations prononcées par ses tribunaux militaires.

Cependant, l’une des particularités de la répression en France, est que les résistants se trouvent aussi placés sous le couperet de leur propre gouvernement. Dès le début, l’État Français met en place, à l’échelle du pays, une politique d’exclusion et de répression qui frappe tous ceux qu’il faut éliminer ou mater au nom de la « Révolution nationale » : les étrangers, les Juifs, mais aussi les républicains, ceux qui ont participé activement au Front populaire – en premier lieu les communistes – les syndicalistes, les « dissidents » gaullistes. L’outil législatif utilisé ici par Vichy est le décret-loi édicté par le gouvernement Daladier le 18 novembre 1939 : il autorise le préfet à interner, sans jugement, les « individus dangereux pour la Défense nationale ou pour la sécurité publique » ; la loi du 3 septembre 1940, véritable loi des suspects, le reprend en l’aggravant et, le 15 octobre 1941, la décision d’internement revient directement au ministère de l’Intérieur. Les camps d’internement – ou de concentration – sont une des institutions essentielles de Vichy.

Cette politique répressive n’est pas dictée par l’occupant, mais par la logique même du gouvernement dictatorial et réactionnaire qu’est Vichy. Cependant, elle correspond parfaitement aux besoins de l’Allemagne nazie : neutraliser les hommes et les forces aptes à briser la résignation, à mettre en cause l’ordre nécessaire à l’exploitation tranquille et fructueuse de la population. Significatif est d’ailleurs le parallélisme des mesures allemandes et vichystes qui ne cessera de s’affirmer.

Ce rôle de Vichy multiplie les dangers courus par le résistant. L’occupant, en effet, ne dispose pas de la logistique nécessaire pour faire appliquer ses décisions : l’administration allemande et la Gestapo n’ont pas le personnel suffisant pour couvrir l’ensemble du pays, et elles connaissent mal le terrain où il faut opérer. La police française, au contraire, travaille en pays de connaissance, dans une population qui lui est familière avec un certain nombre de dossiers de renseignements constitués de longue date. Elle est rompue aux méthodes de surveillance, de fouille, de perquisitions et de filature. Son efficacité va croître sans cesse : augmentation générale des effectifs de la police ordinaire et de la gendarmerie, désormais rattachée au ministère de l’Intérieur. Surtout renforcement et multiplication des corps nouveaux, particulièrement dressés à la chasse aux résistants : R.G. (Renseignements Généraux), G.M.R. (Groupes Mobiles de Réserve), polices supplétives, notamment la redoutable Milice. En particulier les R.G. et leurs Brigades spéciales atteignent un savoir-faire remarquable : enserrant les membres d’un groupe clandestin dans un réseau invisible de filatures, ils peuvent les « loger » (les repérer) successivement et, le moment venu, lancer l’opération qui démantèle, d’un coup, tout le groupe. Bien entendu, la collaboration de plus en plus étroite entre les polices françaises et allemandes multiplie les efficacités, surtout à partir des accords généraux, conclu en avril 1942, entre René Bousquet (secrétaire général à la Police) et le S.S. Karl Oberg (qui dirige l’ensemble des polices allemandes de France). De plus en plus, on verra côte à côte opérer R.G. et Gestapo, G.M.R., Milice, Wehrmacht et S.S.

Ce climat lourdement répressif, comme le poids de la mise en condition de l’opinion, constituent des facteurs essentiels dans les actes de dénonciation. Certes, on règle parfois de cette façon un contentieux personnel en profitant de l’air du temps. Mais le plus souvent on dénonce un voisin « suspect » par peur de représailles qui pourraient vous atteindre (la non dénonciation est un délit) ; ou avec la bonne conscience du citoyen zélé qui aide à mettre hors d’état de nuire les ennemis désignés du Maréchal et du pays.

Le résistant doit vivre sous la menace, de plus en plus aiguë, de l’arrestation. Il n’est pas facile de s’habituer à affronter le danger permanent des filatures et des repérages, particulièrement au moment des rendez-vous ; ni d’apprendre à surmonter la crainte d’entendre frapper à sa porte au petit matin. La moindre imprudence peut être le départ d’une opération policière d’envergure. Aussi les résistants mirent-ils au point des consignes strictes de prudence et de vigilance fut la parade essentielle au danger. Mais elle n’était pas toujours facile à observer.

Le résistant arrêté entre dans un autre monde où il va affronter d’autres dangers. D’abord celui des interrogatoires, car coups et tortures sont la règle pour obtenir les renseignements nécessaires à l’élargissement de la répression : les Brigades spéciales et la Gestapo s’y distinguent particulièrement. L’appareil judiciaire ne lui laisse pas grande chance. Les garanties habituelles de l’accusé n’existent pas dans les justices d’exception, qu’elles soient allemandes (tribunal militaire) ou françaises (sections spéciales, tribunal d’Etat) ; au bout de la route, le peloton d’exécution allemand, la guillotine française ou de lourdes peines d’emprisonnement. Les tribunaux français ordinaires ne brillent pas non plus pour l’indulgence. De plus, même lorsque le condamné a accompli sa peine, il est – conformément à la loi sur l’internement administratif – envoyé comme suspect dans un camp de concentration français. Ainsi, les camps constituent un des lieux essentiels de détention, sans cesse alimentés, dans lesquels les nazis prennent ceux qu’ils vont fusiller ou déporter.

La dureté de la répression contre les résistants ne tient pas seulement à l’efficacité de l’arsenal policier et judiciaire mis en place, mais aux méthodes particulières qu’il emploie. Ainsi, le système des otages, mis en vigueur en France à l’automne 1941, vise à frapper de terreur, par des exécutions de masse auxquelles est donnée une grande publicité, les résistants et la population. Mais c’est aussi un moyen supplémentaire de liquider les résistants jugés particulièrement dangereux : les otages sont soigneusement choisis – avec l’aide de l’administration française – à l’intérieur des camps d’internement ; la déportation dans les camps de concentration nazis a aussi, entre autres choses, cette fonction. Les premiers convois partis de France en 1942 sont des convois de « représailles » constitués essentiellement de résistants.

A la fin de la période, la terreur s’étale au grand jour. La haine des résistants se traduit dans la violence du discours et des images qui visent à les isoler de la population. Elle débouche aussi sur des exécutions sommaires et des tortures qui touchent aussi la population civile. La Milice de Darnand – alors chargée officiellement du maintien de l’ordre – s’y distinguera tout particulièrement.

 

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26 juillet, 2010

Programme des cérémonies dans les départements de la Sarthe et de l’Orne, des cérémonies du 66ème anniversaire de la Libération.

Classé sous 2010,CEREMONIE,COMMEMORATION,HISTOIRE,HOMMAGE — vivelaresistance. @ 9:14

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La cérémonie du 12 août 2009, devant la stèle à la mémoire de Roger Rémy. De gauche à droite : Christophe Bayard, Yves Giraud, André Ambrosi, Casimir Broquère, Pierre Guilbert.

Programme des cérémonies

 

Département de la Sarthe :

Mardi 10 août 2010

Commune de Mézières-sur-Ponthouin

11 heures 30 : cérémonie sur le site du Sablon.

12 heures : cérémonie au cimetière.

Mercredi 11 août 2010

Commune de Saint-Germain-sur-Sarthe

10 heures : cérémonie au carrefour de la Hutte (stèle de la 2ème D.B.).

10 heures 30 : cérémonie au monument aux morts du bourg.

Commune d’Ancinnes

18 heures : cérémonie à la stèle de la 2ème D.B.


Département de l’Orne :

Jeudi 12 août 2010

Ville d’Alençon

10 heures 50 : cérémonie au monument maréchal Leclerc (près du Pont Neuf).

Organisation « Vive la Résistance » et Fondation de la France Libre :

17 heures : cérémonie à la stèle en hommage à Roger Rémy.

18 heures : cérémonie à la Croix de Médavy (près du char Valois).

18 heures 45 : cérémonie à la stèle du Carrefour du Point du Jour (commune du Cercueil).

19 heures 15 : Cérémonie à Francheville Hommage à Jacques Herryet et à l’escadron Branet.

 

Vendredi 13 août 2010

Commune d’Écouché

11 heures 30 : cérémonie au cimetière

12 heures : cérémonie devant le char Massaoua

 

Samedi 21 août 2010

Mémorial de Coudéhard-Montormel

Commémoration de la fin de la Bataille de Normandie.
En présence des anciens de la Première Division Blindée Polonaise, de délégations d’Ambassades étrangères.

16 heures : messe solennelle pour la Paix en souvenir des victimes.

17 heures : dépôt de gerbes.

 

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5 avril, 2010

70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.

Classé sous ACTUALITE,CONFRENCE - DEBAT,semaine speciale — vivelaresistance. @ 16:40

Programme officiel

70ème anniversaire
de l’appel du 18 juin 1940
du général de Gaulle

Alençon, du 22 au 25 avril 2010

 

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Jeudi 22 avril :

20H30

Conférence-débat
Sous la présidence d’honneur de M. Fred Moore, Compagnon de la Libération.
Avec la présence du colonel Loïc Le Bastard, Secrétaire Général de la Chancellerie de l’Ordre de la Libération et de Michel Leclerc de Hauteclocque, fils du maréchal Leclerc.


« L’Ordre de la Libération,
1038 Compagnons, 5 communes, 18 unités combattantes ».


L’histoire de la plus prestigieuse décoration française de la 2ème Guerre mondiale, en présence de plusieurs Compagnons et anciens de la France Libre et de la Résistance.


Entrée libre
Halle aux Toiles

Vendredi 23 avril :

17H00

 


Conférence de M. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Français libre, historien.

 


« De l’appel du 18 juin 1940 à la Libération »

 


Jean-Louis Crémieux Brilhac fut secrétaire du Comité exécutif de propagande et chef du service de diffusion clandestine de la France Libre (Londres – printemps 1942/août 1944).

La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces de plusieurs ouvrages par l’auteur.

 

Entrée libre
Halle aux Toiles


Samedi 24 avril :

14H00


Conférence de M. Jean-François Muracciole, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Montpellier III. Spécialiste de la Résistance et de la France Libre. Chercheur au CNRS.


« Les Français libres, l’autre résistance »

 

Avec la présence de M. Georges Caïtucoli, Vice-Président et Secrétaire Général de la Fondation de la France Libre.


La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces de plusieurs ouvrages par l’auteur.


Entrée libre

Halle aux Toiles

16H00

 

 

Conférence – débat
Par Mme Janine Boulanger-Hoctin, présidente de l’Amicale des volontaires féminines dans la France Libre.

 

« Les volontaires féminines dans la France Libre »

 


Avec la présence de plusieurs Françaises libres et anciennes résistantes.


17H00

 

Rencontre avec Jane Audoli-Courtault, auteur.
Présentation de l’ouvrage « Bernard Courtault – Lettres du Mont Valérien » et de la pièce de théâtre « Tribunal XXI ».

Tout l’après-midi : rencontres et échanges avec les vétérans de la France Libre et de la Résistance intérieure. Présence de plusieurs auteurs d’ouvrages sur le sujet, séances de dédicaces.

Entrée libre
Halle aux Toiles


Dimanche 25 avril :

16H00


Spectacle théâtral


« Tribunal XXI »

Cette pièce, écrite par Jane Audoli-Courtault et mise en scène par Jérémie Fabre, relate l’histoire et les derniers jours d’un jeune résistant de 20 ans, Bernard Courtault, fusillé au mont Valérien le 3 novembre 1943.


Entrée : 12 euros
Théâtre d’Alençon

 



Renseignements et réservation :

Librairie « Le Passage » 8, rue du Bercail – Alençon
Numéro du secrétariat de « Vive la Résistance » modifié le 04/05/2013 : 01 47 82 31 14


Du 22 au 25 avril

Expositions

« L’espérance doit-elle disparaître ? »
Réalisée par le musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne.

« De Gaulle et la France Libre »
Réalisée par la Fondation de la France Libre

(Visites de 14 heures à 19 heures)

Entrée libre
Halle aux Toiles

 

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20 mars, 2010

Radio Londres, la voix de la liberté « suite ».

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Une partie de l’équipe des « Français parlent aux Français », l’un des programmes les plus populaires de la BBC, emblématique d’une volonté de résister. Ici, de gauche à droite : Paul Boivin, Jacques Duchesne, Geneviève Brissot et Jean-Paul Granville.

 


Pour la première fois dans l’histoire des guerres, la radio s’impose comme une arme capitale. Après l’appel lancé par le général de Gaulle le 18 juin 1940, Radio Londres a continué à jouer un très grand rôle assurant un lien continu entre les Français de la métropole sous la botte nazie et les Alliés qui poursuivaient la guerre.
Radio Londres deviendra le porte-parole de la France Libre.
L’émission française de radio Moscou sera aussi écoutée mais son audience ne sera pas du tout comparable.
A compter du 1er juillet, l’émission « Ici la France » est diffusée durant trente minutes après un quart d’heure d’informations en français. Dans la séquence intitulée « l’émission de la France Libre » de Gaulle parle cinq minutes par soir. La voix du lieutenant Maurice Schuman qui l’a conçue, devient vite célèbre. Avant chaque émission de la France Libre, on entend la formule « Honneur et Patrie ».
Le 26 août, une nouvelle émission est créée : « Les Français parlent aux Français ». Le ton des émissions est dynamique et les programmes affichent une vraie cohérence. Cette émission galvanise les énergies et encouragera les Français à résister. Chaque soir, on peut entendre un véritable acte de foi dans la victoire.
Jusqu’à la Libération, cette émission de radio va mettre en fureur la propagande de l’ennemi. Un slogan imaginé par Oberlé fera merveille dans cette bataille pour la vérité : « Radio Paris ment, Radio Paris est allemand ».
Radio Londres émet également des messages codés, destinés à la Résistance intérieure, annonçant notamment des parachutages.
Toutes les émissions françaises de Radio Londres s’efforcent de mobiliser la population française. Pour le 1er janvier 1941, le général de Gaulle appelle les Français à déserter les rues des villes et des villages pendant une heure. Puis Radio Londres lance la « campagne des V » : les Français sont invités à tracer le signe de la victoire sur les murs, les portes, les trottoirs et les affiches de propagande de l’ennemi. Beaucoup passent à l’acte, en particulier les jeunes, et rajoutent souvent une croix de Lorraine. Les 1er mai, 14 juillet et 11 novembre, il est demandé d’organiser des rassemblements sur les places publiques, devant les mairies ou les monuments aux morts. Le 14 juillet 1941, des milliers de personnes se retrouvent place de l’Etoile et sur les grands boulevards à Paris, renouvelant en l’amplifiant la première manifestation patriotique du 11 novembre 1940.
L’occupant qui a pris conscience de l’impact de Radio Londres en interdira sans succès l’écoute,  (écouter Radio Londres était dangereux, on pouvait être dénoncé comme résistant) et organisera un brouillage systématique et puissant.
L’audience des émissions de Radio Londres ne cessera de s’élargir et en 1944, une large majorité des foyers métropolitains écoute cette radio « interdite » qui répandait l’espérance et appelait alors, à l’action.

 
 

Radio Londres, la voix de la liberté

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25 février, 2010

Charles Rudrauf, Compagnon de la Libération, évoque les conséquences de l’appel du 18 juin 1940.

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Charles Rudrauf


Volontaires pour l’inconnu

L’appel du 18 juin 1940 a été l’élément initiateur d’une épopée très riche en initiatives personnelles , à commencer par celle du fondateur de la France libre : le général de Gaulle.
Les années passant, ces événement sont entrés dans l’histoire, à défaut d’être décrit et commentés dans les manuels scolaires. Tout a été dit sur la stratégie, les combats, les résistances intérieures et extérieures, ainsi que sur les batailles menées par la France libre, sur terre, sur mer et dans les airs.
Si l’on a beaucoup dit et écrit sur les chefs prestigieux et sur les moyens mis en œuvre, il reste que l’on a peu parlé des hommes, de l’homme que chacun était en lui-même, et c’est à cet homme seul et néanmoins décidé que je voudrais qu’il soit rendu hommage. Ces hommes, ces libérateurs en puissance parfois venus de très loin, ces résistants œuvrant dans l’ombre, tous avaient un point commun : ils étaient des VOLONTAIRES !
Volontaires ! Imagine-t-on ce que cette expression referme comme abnégation au moment du choix ? Mais aussi ce qu’elle suppose comme difficultés dès lors qu’il s’agit de passer aux actes, car obéir à sa conscience n’est pas aussi simple qu’obéir aux ordres d’un supérieur supposé décrire la mission et fournir les moyens ! Réalise-t-on que ces hommes et ces femmes ont tout laissé de leur vie antérieure, qu’ils se sont délibérément placés hors la loi, qu’ils ont plongé dans la clandestinité, qu’ils ont pris des risques démentiels pour rejoindre et SERVIR. Chacun d’entre eux a connu l’angoisse d’avoir à faire un choix décisif, d’avoir à se déterminer seul, sans informations crédibles, seul face à sa conscience ! Tous ont dû trouver en eux-mêmes les ressources nécessaires pour conserver la foi en la France alors que tout s’écroulait autour d’eux.
L’amour du pays ayant montré la voie, les uns ont traversé des frontières, d’autres ont déserté leurs unités respectives, certains sont restés sur place pour servir dans le risque permanent. Tous ont couru mille dangers, tous ont su prendre l’unique voie dans laquelle un homme se trouve en paix avec sa conscience : la voie de l’honneur et de la raison.
En cela, et quelle que soit la date de leur choix, ils partagent avec les meilleurs l’honneur d’avoir donné au général de Gaulle le poids nécessaire à son indépendance dans le camp des Alliés et la gloire d’avoir permis, contre l’ennemi et parfois malgré nos amis, la libération et l’indépendance de la France.

Charles Rudrauf

 

Charles Rudrauf, Compagnon de la Libération, évoque les conséquences de l’appel du 18 juin 1940. dans Concours national de la Resistance et de la Deportation logoassociationvivelaresistancenew2

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