Vive la Résistance.

25 février, 2010

La création de la France Combattante en juillet 1942.

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Affiche reprenant des extraits d’une déclaration commune du général de Gaulle et des mouvements de Résistance parue dans les journaux clandestins : Combat, Franc-Tireur, Libération, La Voix du Nord (Juin/juillet 1942).

 

La France Combattante :


En France, le 3 juin 1942, grâce aux efforts de Jean Moulin, l’autorité du Comité National Français et de son président, le général de Gaulle, est reconnue officiellement par tous les mouvements de la Résistance intérieure et la nouvelle est annoncée dans les journaux clandestins « Combat », « Libération » et « Franc-Tireur ».
Désormais tous les résistants de l’intérieur s’unissent derrière la Croix de Lorraine.
Pour marquer ce fait d’une importance capitale, le 22 juillet 1942, la France Libre devient la France Combattante.
Le décret signé du général de Gaulle et approuvé par le Comité National définit ainsi la France Combattante :
« Ensemble des ressortissants français où qu’ils soient, et des territoires français qui s’unissent pour collaborer avec les Nations Unies dans la guerre contre les ennemis communs ; et symbole de la Résistance à l’Axe de tous les ressortissants français qui n’acceptent pas la capitulation et qui, par les moyens à leur disposition, contribuent, où qu’ils se trouvent, à la Libération de la France par la victoire commune des Nations Unies. »
Si le mouvement politique de la France Libre devient celui de la France Combattante pour les actes officiels, le qualificatif de Français libres reste admis pour les combattants, les unités, les navires, les réseaux et les territoires qui l’ont acquis.
Cette décision sanctionne la construction de l’adhésion de tous les groupements qui, à l’intérieur du pays, participent à la Résistance ; si bien que la France Combattante regroupe à la fois la France Libre et la France captive, éléments constitutifs d’une seule et même France.
Le 28 août 1942, le premier numéro du Journal Officiel de la France Combattante, édité à Londres, homologue ce changement de nom et publie cette circulaire de l’État-major du général de Gaulle :
« En prenant la décision de substituer l’appellation « France Combattante » à l’appellation « France Libre », le Comité National, prenant acte de l’adhésion de tous les groupements qui, à l’intérieur même du pays, participent activement à la Résistance, a voulu marquer que la « France Combattante » groupait à la fois la France Libre représentée par les Forces Françaises Libres, les possessions d’Outre-mer et les Français de l’étranger, et la France captive qui lutte contre l’envahisseur et l’autorité usurpée du pseudo gouvernement fonctionnant sous le contrôle de l’ennemi ».
France Libre et France captive ne sont, dès lors, que les deux éléments constitutifs d’une seule et même France qui est la « France Combattante ».
Le 29 juillet 1942, le gouvernement de Grande-Bretagne reconnaît la France Combattante et le Comité National Français comme son organe directeur. Il sera suivi le 18 août par la Nouvelle-Zélande, le 28 septembre par l’Union soviétique, le 24 octobre par tous les gouvernements en exil à Londres, le 2 décembre 1942 par le Mexique, etc.
C’est le 31 juillet 1943 que sont définitivement clos les engagements dans la France Libre (devenue France Combattante). L’unité des armées françaises est désormais refaite en vue de la Libération de la métropole.
C’est aussi la création d’un Comité de défense nationale, présidé par le général de Gaulle qui devient en novembre 1943, après le retrait de Giraud, le seul président du Comité Français de Libération Nationale (C.F.L.N.).


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30 janvier, 2010

Témoignage de Geoffroy Chodron de Courcel, premier « compagnon » du général de Gaulle.

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Londres, 20 juin 1940. Le général de Gaulle et son officier d’ordonnance le lieutenant Geoffroy Chodron de Courcel devant Saint Stephen’s House.

 

Mon témoignage sur le 18 juin 1940…
Si je m’en tiens aux faits, le récit en est très court, bien qu’ils aient eu pour moi une signification très profonde.
Le général de Gaulle était arrivé à Londres vers midi, le 17 juin, je l’accompagnais, le général Spears également.
A peine débarqués le général de Gaulle souhaita voir Churchill. Le général Spears le conduisit à Downing Street où « le Premier ministre mit la BBC à sa disposition ».
La journée du 18 m’apparut comme une journée d’attente qui contrastait singulièrement avec les douze jours intenses vécus auprès de lui depuis qu’il avait été nommé le 6 juin sous-secrétaire d’Etat à la guerre dans le Cabinet Reynaud.
Il se concentra pour la plus grande partie de la journée sur la préparation de son appel dans le petit appartement que nous occupions depuis la veille à Seamore Place. Je l’accompagnais à un déjeuner qu’il eu avec M. Duff Cooper, ministre chargé de l’information dans le gouvernement Churchill ; le général Spears y participait aussi. C’est le seul contact que le général de Gaulle eut avec un membre du gouvernement britannique et sans doute il exposa le thème général de son discours à M. Duff Cooper ; celui-ci avait les instructions de Churchill de l’autoriser à parler, contraires à l’opinion de son gouvernement, ce que de Gaulle n’apprit qu’après coup.
Plusieurs fois dans l’après-midi il interrompit son travail pour s’entretenir avec moi, se faisant traduire les journaux et commentant les nouvelles. Il fumait sans arrêt…Déjà, il exposait sa vision de l’avenir avec cette maîtrise qui devait me devenir peu à peu familière.
De Gaulle me demanda de trouver une secrétaire. Je connaissais Elisabeth de Miribel et lui téléphonais ; elle servait dans une mission comme documentaliste et ne tapait que d’un doigt. Je lui dictai la rédaction du général qui était très raturée, comme j’en faisais pour la première fois l’expérience.
Après l’attente, ce fut l’événement décisif. Le soir à six heures, le général de Gaulle lançait sur les ondes de la BBC son premier appel. Assis dans un salon contigu au studio où il parlait, je l’écoutais, la gorge serrée, en compagnie du général Spears et du directeur de la BBC.
En sortant du building de la BBC, qu’il quitta assez vite, étant assez ému, il m’emmena dîner en face, au Langham Hôtel, dont la sale à manger était encore vide. Il devait être aux environs de 19 heures. Durant le dîner, il déclara que l’intervention des Etats-Unis et de l’URSS était, à ses yeux, inéluctable. Je fus frappé par sa déclaration en ce qui concernait l’URSS. Nous rentrâmes à Seamore Place. La première page de l’histoire de la France Libre venait d’être écrite.
Le lendemain matin, des volontaires se présentaient. Je ne prétends pas tous les citer. Je me souviens que le premier était chauffeur, conduisant une Hispano-Suiza chez un industriel anglais ; quelques autres également modestes, demandaient comme lui à s’engager, je prenais leurs noms et leurs adresses pour pouvoir les convoquer dès que nous aurions un centre de recrutement, qui devait être ouvert quelques jours après l’Olympia.
Parmi les notables, peu nombreux, je me souviens de Denis Saurat, directeur de l’Institut français, et de Bellanger, directeur chez Cartier, qui se mit avec sa voiture personnelle à la disposition du général et devait nous conduire à travers Londres pendant plusieurs jours. Je revois encore Pierre Bourdan, journaliste chez Havas qui vint aussi ce matin-là. Des militaires arrivés de France demandaient à reprendre aussitôt du service : le premier d’entre eux fut Claude de Boislambert, qui commandait un détachement de liaison dans une division britannique et qui avait fait la liaison sur la Somme avec la division de Gaulle.
Deux aspirants, également officiers de liaison auprès de l’armée britannique,se présentaient en fin de matinée. Je devais justement accompagner le général de Gaulle pour déjeuner chez le général Lelong, attaché militaire, et je confiais à ces deux nouveaux arrivés le soin de garder la porte et de prendre les noms de ceux qui arriveraient en notre absence.
A mon retour, le plus ancien des deux me prit à part et me dit : « Je ne sais pas si vous avez eu raison de me confier cette mission sans connaître mon identité. Je suis Georges Boris et j’ai été un des plus proches collaborateurs de Léon Blum. Ma présence ici pourrait effrayer certains de vos volontaires. » Je ris de cette coïncidence et ce fut le début d’une amitié à laquelle j’ai attaché jusqu’à sa mort beaucoup de prix.
Ainsi apparaissait l’image de la France Libre : le conducteur d’Hispano-Suiza, Denis Saurat, Bellanger, Pierre Bourdan, Boislambert, Georges Boris, des hommes de toutes les origines, mais qui étaient unis par la même résolution : celle de ne pas s’incliner devant la défaite.

Geoffroy Chodron de Courcel

 

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21 janvier, 2010

Le texte de l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle.

Classé sous Allocution,CONCOURS,Dossier Special Concours,General de Gaulle — vivelaresistance. @ 15:44

Le texte de l’Appel du 18 juin 1940

 

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Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n’a pas été enregistré.

 

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un
jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

Charles de Gaulle

 

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6 décembre, 2009

Le groupe Rochambeau par Madame Rosette Peschaud.

Classé sous HISTOIRE,HOMMAGE,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 20:22

Nous publions ci-dessous un article dans lequel Madame Rosette Peschaud, ancienne « Rochambelle » de la Division Leclerc, évoque l’histoire de cette unité féminine qui a suivi la 2ème D.B. durant toute la Campagne de France et d’Allemagne. 

Tous drois réservés à Vive la Résistance ne pas copier cette image sous peine de poursuites

Le 25 août 2008, M. Bertrand Delanoé, maire de Paris, salue Rosette Peschaud, ancienne « Rochambelle », et Serge Borochovitch, président d’honneur de « Vive la Résistance ».

 

Le groupe Rochambeau 

 

« Il nous est impossible d’imaginer quel aurait été notre destin si, en 1943/1944, nous ne nous étions pas engagées dans la 2ème D.B.  Le groupe Rochambeau fut fondé en 1943 à New York par une américaine, le commandant Florence Conrad, grâce à des dons qu’elle sollicitait, elle put acquérir 19 ambulances, elle se choisit une adjointe, le Lieutenant Suzanne Torrès, qui deviendra plus tard madame Massu, recruta sur place 12 Françaises, embarqua femmes et véhicules sur le «Pasteur » et se retrouva à Rabat. Elle réussit à faire admettre le groupe dans la 2ème D.B. en formation. Le général Leclerc fut plus séduit par le matériel que par le personnel féminin et il avertit qu’il n’admettait celui-ci que « jusqu’à Paris ». Le Lieutenant Suzanne Torrès possède une personnalité hors du commun. C’est une parfaite organisatrice et elle entreprend de compléter l’effectif en sélectionnant 24 jeunes femmes au Maroc. Alors a commencé l’instruction des recrues, rapidement baptisées « Rochambelles » par les soldats. Nous servions sous les ordres d’un adjudant du Bataillon médical. Avait-il reçu mission de nous décourager ? … Toujours est-il que nous avons été traitées durement et c’est aux encouragements de Suzanne Torrès que nous devons d’avoir été intégrées et admises par les soldats de la Division Leclerc. Nous avons surmonté ce premier obstacle. 

Intégration qui fut surtout effective après le débarquement en Normandie à Utah Beach où le général Leclerc et ses hommes purent constater, non sans surprise, qu’une femme était susceptible de manifester un courage égal à celui des hommes. Nous suivions les régiments au combat et, dès qu’un blessé était signalé, nous avions à doubler les colonnes blindées composées de chars, half track, camions, etc. parfois, jusqu’au char de tête, accompagnées d’une jeep sur laquelle se trouvaient un médecin et un infirmier qui, avec notre assistance, donnaient immédiatement les premiers soins : transfusion de plasma, garrot, pansement… Une fois ces blessés chargés dans l’ambulance, nous les conduisions à l’hôpital de « triage et de traitement », toujours dans un rayon de 30 km où les chirurgiens de la 2ème D.B. et les infirmières, soit les soignaient s’ils étaient légèrement atteints, soit les évacuaient vers les performantes antennes chirurgicales américaines auxquelles nos blessés faisaient toute confiance. Nous devions alors retourner aux lieux du combat pour d’autres évacuations souvent sous des barrages d’artillerie. 

La présence des femmes se justifiait-elle dans une division blindée ? Des hommes auraient sans doute aussi bien évacué les blessés, mais l’accueil affectueux que les jeunes femmes que nous étions leur réservions, faisait que dès les portes de l’ambulance refermées sur eux, ils se sentaient en sécurité. Ils savaient que rien ne nous arrêterait sur la voie de leur salut. C’était non seulement notre devoir, c’était notre volonté profonde. Le blessé devenait notre enfant qu’il fallait sauver à tout prix. Nous avons été immédiatement récompensées de notre dévouement par l’affectueuse, la respectueuse considération des hommes. 

A Paris, le général nous a réunies à Bagatelle, où nous avions notre cantonnement au bord de l’étang aux nénuphars, pour nous dire qu’eu égard à notre conduite « il nous gardait » et nous avons eu le privilège de partager les dangers de la 2ème D.B., mais aussi ses chagrins, ses victoires, ses joies, et d’être incluses dans la fraternité, la cohésion qui est la caractéristique de notre association, à laquelle nous continuons toutes d’apporter présence aux manifestations et prestations pour les tâches quotidiennes. Nous ne sommes pas sorties intactes de la 2ème D.B., nous y avons acquis maîtrise de nous-mêmes, dévouement spontané devant la souffrance, ouverture aux autres, Foi dans la destinée de notre pays. Le nom « groupe Rochambeau » a été donné au service Médical du 501ème et du 503ème Régiment de Char de Combat et Hôpital Rochambeau aux locaux de l’infirmerie. 

C’est un grand honneur, Florence Conrad, Suzanne Massu et les cinq Rochambelles qui ont laissé la vie à la 2ème D.B. auraient apprécié de voir se poursuivre leur mémoire et celle de leurs compagnes dans un régiment décoré de la Croix de la Libération et où nous avons servi. » 

Rosette Peschaud 

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1 octobre, 2009

Biographie de Léon Baudon.

Classé sous Biographie,HISTOIRE — vivelaresistance. @ 14:02

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Mr Léon Baudon.

 

Léon Baudon est né à Londres le 9 juillet 1921 d’une mère anglaise et d’un père français.
Après avoir passé une partie de sa jeunesse en France, il se trouve en Angleterre au moment des événements de 1940.
Engagé dans les Forces Françaises Libres (contre l’avis de sa famille anglaise) le 21 février 1941, il est envoyé comme mécanicien au camp de Camberley puis affecté à la 2ème Compagnie de Chars qui, à l’époque, ne comptait que trois chenillettes « Lorraine ».
Au mois d’août 1941, il embarque pour l’Afrique noire à bord du « Northumberland », un cargo destiné au transport de la viande. Il débarque à Pointe Noire (Congo) puis est dirigé vers Brazzaville. De là, sur un bateau à roues appelé « Le Fondere », il remonte le Congo, puis l’Oubangui jusqu’à Bangui (à cette époque la capitale de l’Oubangui-Chari devenue la République Centrafricaine).
Arrivé à Bangui le 22 novembre 1941, il participe à l’acheminement de camions chargés de fûts d’essence et de matériel vers Fort-Archambault au Sud du Tchad. Il y séjourne jusqu’au début du mois de janvier 1942.
Il reçoit ensuite l’ordre de convoyer des camions neufs vers Fort-Lamy (convoyage rendu très difficile du fait d’un sabotage des réservoirs !). Il se trouve à Fort-Lamy lors du bombardement de l’aérodrome par l’aviation ennemie le 22 janvier 1942, vers 14 heures.
Léon Baudon quitte Fort-Lamy en mars 1942 pour Kano, ville du Nigéria alors colonie anglaise. Il y rejoint la 2ème Compagnie de Chars où il effectue des travaux de mise au point sur les radiateurs de chars.
Il prend l’avion pour Le Caire, via Khartoum, le 12 février 1943 et arrive à Tripoli le 16 février. Il est ensuite dirigé vers Sabratha (Tripolitaine) où il devient infirmier sous les ordres du médecin-chef Krementchouski.
Son épopée africaine s’achève au Maroc. Affecté à la 2ème Division Blindée, au sein du 501ème Régiment de Chars de Combat, il embarque le 9 avril 1944 à Casablanca (Maroc) sur un LST (Landing Ship Tank) à destination du Royaume-Uni (Swansea au Sud du Pays de Galles).
Léon Baudon débarque en France avec son unité à Sainte-Marie du Mont, au Nord de Carentan, le 3 août 1944 ; c’est le jour tant attendu !
Il participe aux durs combats de la forêt d’Écouves et d’Écouché lors de la Campagne de Normandie.
Après la libération de Paris, il est blessé lors de la Campagne des Vosges à Chatel-sur-Moselle, le 19 septembre 1944. Rétabli, il rejoint son unité le 14 novembre 1944 et poursuit l’épopée jusqu’en Allemagne.
Il est démobilisé en Angleterre le 11 octobre 1945.

 

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