Vive la Résistance.

1 août, 2008

Journée nationale, Alencon le 20 Juillet 2008 Suite.

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Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France.

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Square des Déportés à Alençon. Lecture du message du secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants par M. Raymond Jourdain, secrétaire général de la préfecture de l’Orne (20 juillet 2008).

Message de M. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la défense et aux anciens combattants.


« Nous célébrons aujourd’hui la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France.


Cette date commémore la grande rafle du Vel d’Hiv des 16 et 17 juillet 1942, qui vit l’arrestation par la police française, sur ordre de l’occupant, de près de 13.000 juifs de France, parmi lesquels 5.802 femmes et 4.051 enfants de moins de seize ans.

Arrachés à leur domicile par la police puis parqués dans des conditions effroyables au sein de camps d’internements français, ces femmes et ces hommes, qui n’avaient d’autre tort que celui d’être nés juifs, devaient ensuite emprunter le chemin de la Déportation, qui les conduisit à l’extermination dans les camps de la mort.

Pour les juifs de France, les rafles de 1942 furent l’antichambre de la Solution Finale.

Effectuée à Paris et dans sa proche banlieue, la rafle du Vel d’Hiv ne fût pas un élément isolé. Dès le printemps de l’année 1941, des rafles avaient été opérées à Paris, visant des juifs de toutes nationalités, y compris des juifs Français. Durant l’été 1942, les rafles s’intensifièrent partout en France, jusqu’en zone libre, où 6.500 juifs devaient également connaître la Déportation.

Exigées par l’Allemagne nazie, les rafles de l’année 1942 furent la conséquence et l’aboutissement d’une politique d’exclusion contre les juifs entamée dès l’instauration du régime de Vichy, avec notamment le statut des juifs du 3 octobre 1940, portant exclusion des juifs Français de la nation et celui du 4 octobre 1940, qui autorisa l’internement des juifs étrangers et apatrides réfugiés en France.

Avec cette politique de persécution raciale, l’État français de Vichy devint complice des criminels nazis. Au total, 76.000 juifs de France ne revinrent jamais de la Déportation.

Par de tels actes, la France renonçait soudain à toutes ses traditions. La politique anti-juive systématique conduite par le gouvernement de Vichy renouait avec les heures sombres de la persécution des juifs au Moyen-âge.

Mais en cet été 1942, au milieu de l’horreur, s’éleva également au sein de la population française un vent de protestation et d’indignation contre le sort réservé aux juifs.

Parmi ces voix qui s’élevèrent alors contre l’intolérable, nous honorons aujourd’hui en particulier les « Justes » de France, qui risquèrent leur vie pour sauver des juifs voués à l’extermination.

Nous honorons le courage de ces 2.646 Justes de France, dont le nom est gravé dans la pierre du mémorial de la Shoah de Yad Vashem et sur le mur des « Justes » du mémorial de la Shoah.

Ces noms, qui sont l’honneur et la conscience de notre pays, rappellent que des actes isolés de la population française contribuèrent à sauver les deux tiers des juifs de France.

N’oublions pas, enfin, le sort tragique réservé aux gens du voyage, surveillés, internés et parfois déportés.

Souvenons-nous de ces heures sombres de notre histoire. N’oublions pas le sort tragique des juifs de France, nés ici ou réfugiés de fraiche date, soudain livrés à la barbarie nazie par un régime servile, qui choisit de trahir les idéaux de la France. »

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11 juillet, 2008

Hommage à Aimé Teisseire, Compagnon de la Libération et Ancien de la 2ème D.B.

Classé sous HOMMAGE — vivelaresistance. @ 17:25

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Aimé Teisseire au Mesnil-Scelleur (photo prise le 13 août 2004).


Nous publions ci-dessous un extrait des mémoires d’Aimé Teisseire publié en janvier 1994 dans un ouvrage intitulé « Mes Campagnes ». Il concerne la Campagne de Normandie.

« Je commande une section, la 3ème Section de la 10ème Compagnie du Régiment de Marche du Tchad. Au Maroc, j’ai poussé son instruction du mieux possible et je continue en Grande-Bretagne. Elle dispose de cinq half-tracks (véhicules légèrement blindés à roues avant et chenilles arrières).
Elle est composée de volontaires d’origine diverse. Ceux provenant d’Afrique du Nord, où beaucoup étaient nés, avaient fourni un apport important. Le Sergent-chef Le Goff était un de ces jeunes Bretons qui avaient rejoint l’Angleterre en Juin 40 ; il avait ensuite été envoyé en Afrique Équatoriale Française ; le Sergent Leroy, qui me sera affecté en cours de campagne était dans la même situation. Beaucoup venaient des glorieux Corps Francs d’Afrique ; certains s’étaient distingués au cours de la Campagne de Tunisie et il faut saluer leur courage ; le Sergent-chef (Adjudant par la suite) Touati, le Sergent-chef Beck, le soldat Sarmiento (caporal par la suite) avaient été cités pour cette campagne (Il n’est pas impossible que je commette des omissions).
Touati et Beck avaient déjà combattu en France et Beck avait eu une citation à l’ordre de la Division en Juin 1940. Des patriotes, de la Métropole, pour pouvoir participer aux combats; avaient rejoint l’Afrique du Nord en passant par les Pyrénées et après avoir été internés dans les prisons et/ou le camp de concentration franquistes (sauf erreurs ou omissions : les Sergents Lévy, Marchive Aimé, Stam (celui-ci après avoir combattu en France), les soldats Augros (qui deviendra sous-officier), Jaouen, Parker. Après le débarquement, il y aura des apports d’engagés en Métropole qui adoptèrent l’esprit de la section et sa combativité et contribuèrent souvent à ses succès.
Nous embarquons le 30 Juillet 1944 à destination de la France.
La 2ème Division Blindée fait partie de l’Armée Patton qui doit réaliser la percée. Nous ne débarquons que le 4 Août.
Le 12 Août, avant Sées (Orne), la section fait des prisonniers. Un peu après la sortie de Sées, notre canon de 57 – chef de pièce : Sergent Marchive Aimé – tire sur des résistances ennemies situées au nord de la route D908 (Sées – La Ferrière Béchet – Carrouges).
A partir du carrefour de la D908 (N808 suivant d’autres cartes), et de la D26, la section fait partie du dispositif de tête qui attaque en forêt d’Écouves du Nord au Sud. Le détachement est sous les ordres du Chef de Bataillon Putz. Il devra faire jonction avec des éléments de la Division venant du Sud. La 9ème Panzer Allemande est dans la forêt.
Nos half-tracks sont intercalés avec les chars moyens du Lieutenant de la Bourdonnaye (section de la 2ème Cie. du 501ème Régiment de Chars de Combat). Je suis dans le premier half-track, derrière le char de tête.
Une reconnaissance ennemie se heurte à nous.
Je ne me rappelais plus le nombre exact de véhicules ; il y avait un genre de « command-car », une autre voiture légère peut-être. Ils sont capturés ; des prisonniers, dont des officiers, sont faits.
Je renouvelle mon offre de reconnaître à pied les tournants dangereux, mais les chars préfèrent aller vite.
Peu avant le carrefour « La Croix de Médavy », le char de tête est détruit par un char lourd allemand qui est aux aguets, en position à ce carrefour.
Bonhomme, le chauffeur de l’half-track de tête, effectue la marche arrière la plus rapide de sa carrière afin de mettre son H.T. à l’abri dans la forêt. La section met pied à terre. Je laisse mon adjoint, le Sergent-chef Touati, rassembler rapidement la section et je vais reconnaître avec deux ou trois hommes. A un moment, je suis coupé d’eux par le tir venant de nos chars.
Notre Commandant de Compagnie, le Capitaine Sarazac est venu prendre des nouvelles et Touati lui a rendu compte de la situation. Je reviens chercher ma section qui a commencé à avancer. Augros a pris le commandement du groupe du Sergent-chef Girma qui a été blessé.
La section progresse jusqu’au carrefour.
Face à celui-ci, à droite de la route D 26, elle se met en place pour l’assaut, le plus discrètement possible. Un fossé existe près du carrefour et protège les éléments les plus avancés de la section. Les chars allemands se sont légèrement repliés vers le Sud, sur la route D 26 allant vers Alençon, mais il reste encore au carrefour divers véhicules. Tir au lance-roquettes; jets de grenades. Après les explosions, nous nous élançons et atteignons l’autre côté du carrefour.
La section est bientôt rejointe par d’autres éléments à pied.
Des actions dans la forêt ont lieu, souvent par de petits groupes de combat. Je vais un peu vers le Nord, puis revient vers le Sud.
Sous la pression de nos unités, l’infanterie allemande s’est séparée de ses chars. Je vais en reconnaissance vers ceux-ci, étant à gauche de la route allant à Alençon. Je m’approche à quelques mètres de l’un d’eux, celui qui est le plus rapproché du carrefour, utilisant tous les accidents de terrain. Je n’ai pas de grenades antichars ni des cocktails « Molotov ». Dépité, je tire au pistolet-mitrailleur dans les fentes de visée. Énervé par le moustique que je suis, le char tire d’une manière désordonnée et recule un peu. Je reviens vers ma section. Je récupère le Sergent-chef Legoff, chef de l’un de mes groupes, armé d’un lance-roquettes, accompagné du soldat Borinov (de son vrai nom Roux Pierre) qui porte des roquettes, alors qu’il cherche aussi à s’approcher des chars. Laissant le gros de la section presser les fantassins adverses, nous approchons du char ennemi.
Tirs de Legoff, tandis que je sers de chargeur.
Incident technique entre les tirs, vite réparé (mauvais contact). Au premier tir, la roquette passe trop haut; erreur de hausse. Au deuxième, à la base de la tourelle, la roquette ricoche. Au troisième, la région du moteur étant visé, le char est mis hors de combat.
Le Lieutenant Carage, chef de la 2ème section de la compagnie, arrive avec ses hommes et peut-être des éléments de la C.A.3, de l’autre côté de la route.
Le Lieutenant Silvy, avec la 1ère Section, arrive de notre côté. Il me demande de le laisser passer en tête et de lui « prêter » Legoff avec son lance-roquettes. J’accepte. Accompagné de Borinov et de Quille, agissant suivant son initiative, Legoff attaque un autre char lourd, le rendant inutilisable en détériorant son train de roulement. Il sera blessé peu après.
Après la destruction du premier char ennemi, j’avais fait dire à nos propres chars qu’ils pouvaient avancer jusqu’à celui-ci, en leur recommandant de ne pas le dépasser. Nos chars préféreront continuer et un deuxième char du 501e sera mis « en flammes » par un char allemand.
Le Lieutenant Silvy sera lui aussi blessé.
Ma section reprend alors la tête de tout le dispositif dans la progression. La nuit tombée et suivant les ordre reçus, elle reste en protection avancée.
Elle repart le lendemain matin de bonne heure vers les spahis qui remontent du Sud (Groupement Roumianzoff).
L’ennemi semble désemparé.
De nombreux prisonniers sont encore faits. des chars, sabotés, ont été abandonnés par l’adversaire.
La liaison est un moment délicat, mais tout ce passe bien. Étant dans le fossé près de la route, nous entendons les bruits de moteur et voyons apparaître les spahis; nous agitons nos mouchoirs; pas de bavures. Très peu de temps ensuite, la section de reconnaissance du Bataillon arrive.
Alors que le gros de la 10ème Compagnie est dirigé vers Argentan, ma section est envoyée à Boucé.
Le lendemain 14 Août, près d’Avoine, nous essuyons, dans une plaine, un feu nourri de l’ennemi. Avec d’autres éléments, nous le mettons en fuite, mais nous avons eu le premier mort de la section, le soldat Amsellem, un père de famille, engagé volontaire.
A Boucé, un groupe de la section est en protection à une sortie de village; le commandement nous a fait reconnaître qu’il ne peut, par cette route, arriver que des ennemis.
Un véhicule arrive.
Bref engagement; l’adversaire est mis en fuite et nous récupérons… une Jeep de la Division. C’était un petit groupe, commandé par un aspirant artilleur qui s’était trompé d’itinéraire ou qui avait été mal informé.
Heureusement, pas de blessés par les coups de feu réciproques. Les artilleurs arriveront à rejoindre leur unité; notre section utilisa la Jeep quelque temps…
De Boucé, de profondes reconnaissances sont effectuées.
Le 17 Août, nous retrouvons la compagnie à Joue du Plain, puis le soir même ma section est envoyée dans la région d’Écouché en renfort de la 9ème Compagnie. Pour éviter l’encerclement, de nombreuses colonnes ennemies se heurtent à nos unités.
Des Britanniques font liaison avec nous.
Nous rejoignons le gros de notre compagnie. De nombreux véhicules de la Wehrmacht ont été détruits ou capturés; nous en ramenons plusieurs, y compris un véhicule blindé de transport de troupes, correspondant à nos half-tracks, en état de marche.
Je suis adjudant-chef depuis le 1er Janvier 1944, après avoir été nommé adjudant à titre exceptionnel pour compter du 15 Février 1942. Après la Campagne de Normandie, je suis proposé à titre exceptionnel pour le grade de sous-lieutenant; la nomination à ce grade aura lieu pour compter du 25 Septembre 1944, par décret du 23 Décembre 1944.
Le Capitaine Sarazac m’a proposé dans ces termes :
« L’Adjudant-chef Teisseire, chef de section commandant la 3ème Section de la 10ème Cie. depuis le mois de Décembre 1943, s’est tout de suite imposé par ses qualités de chef. A fait de sa section une unité parfaitement instruite, homogène, prête physiquement et moralement au combat. Depuis le début des opérations, a obtenu une série de brillants succès. A la Croix de Médavy, a entraîné sa section à l’assaut du carrefour puis s’est élancé à la poursuite des chars allemands. Avec quelques hommes, a attaqué et détruit un char lourd.
Plusieurs fois proposé pour le gradé de sous-lieutenant avant les opérations l’adjudant-chef Teisseire a amplement prouvé qu’il est apte à devenir un excellent officier ». »

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21 mai, 2008

Palmarès du Concours de la Résistance et de la Déportation 2008.

Classé sous ACTUALITE,CONCOURS — vivelaresistance. @ 16:30

CONCOURS DE LA RÉSISTANCE
ET DE LA DÉPORTATION 2008

 

PALMARÈS

 

 

LYCÉES

 

DEVOIRS INDIVIDUELS

Classes de terminale

Prix départementaux

 

1er prix : Pauline BELLET – lycée Alain d’ ALENÇON

2ème prix : Florian LE GOFF – lycée Jeanne d’Arc d’ARGENTAN


Prix d’établissement

 

Nicolas AUNIS – lycée Alain d’ALENÇON

Guillaume BAZIERE – lycée Jeanne d’Arc d’ARGENTAN

 

Classes de première

Prix départemental

 

Fabien CHEVALLIER – lycée Alain d’ALENÇON

 

Prix d’établissement

 

Laura SCELIN – lycée Alain d’Alençon

 

Classes de seconde

 

Prix départemental

 

Anthony REVELLE – lycée Jeanne d’Arc d’ARGENTAN

 

Prix d’établissement

 

Marie ABRAHAM – lycée Les Andaines de LA FERTE-MACE

Adeline BETTON – lycée Les Andaines de LA FERTE-MACE

 

DOSSIERS COLLECTIFS

Classe de première

 

Prix départemental

 

Lucile SIMON – Sarah MOULIN – lycée Alain d’ALENÇON

 

Prix d’établissement

 

Anthony PARDO – Fabien CHEVALLIER – lycée Alain d’ALENÇON

 

Classe de seconde

 

Prix départementaux

 

1er Prix : Claire PACORY – Anaïs RENAULT – Louisa ROUSSEL – lycée A. Chevalier de DOMFRONT

2ème Prix : Sandra GAGLIARDI – Valentin MONTAIGNE – Anthony REVELLE – Samy SELLAK – lycée Jeanne d’Arc d’ARGENTAN

 

Prix d’établissement

 

 

Élodie LEVANNIER – Joséphine PÉROT – Hélène HODIESNE – Angélique KROL – Thiffany MEYER

lycée Mézeray d’ARGENTAN

Aurélie COLLET – Ségolène BELLAYER
lycée Mézeray d’ARGENTAN

Marc MORICE-MORAND – Nicolas LEVEILLE – Damien PROVOST – Baptiste LÉVESQUE
lycée Saint-François de Sales d’ALENÇON

 

TRAVAUX AUDIOVISUELS

 

Prix départementaux

 

1er prix : Augustin BERTHOUT – Apollina HILLION – Mathias TAILLEBOIS
lycée Auguste Chevalier de DOMFRONT (classe de seconde)

2ème prix : Charly VINZIA – Amélie HERBERT – Flavie GUIBERT – Justine TZVETKOVSKY
lycée Auguste Chevalier de DOMFRONT (classe de seconde)

 

Prix d’établissement

 

Laura PELLETIER – Albane PELLE – Laura SCELIN
lycée Alain d’ALENÇON (classe de première)

 

COLLÈGES

 

Classes de troisième

 

DEVOIRS INDIVIDUELS

 

Prix départementaux

 

1er prix : Cécile NICOLINI – collège François Truffaut d’ARGENTAN

2ème prix : Tristan RONDEAU – collège François Truffaut d’ARGENTAN

3ème prix : Camille POUCHIN – collège André Malraux de TRUN

4ème prix : Louisa MOUALID – collège Louise Michel d’ALENÇON

5ème prix : Bérengère AMESLANT – collège Roger Martin du Gard de BELLÊME

6ème prix : Benoît RALU – collège Notre-Dame de LA FERTE-MACE

7ème prix : Mathieu BORDEREAU – collège Louise Michel d’ALENÇON

8ème prix : Justine BOULENT – collège Sacré-cœur de DOMFRONT

9ème prix : Fanny GOUSSEAU – collège Notre-Dame de LA FERTE-MACE

 

Prix d’établissement

 

Mariam MOKADEM – collège François Truffaut d’ARGENTAN

Mathias CHAMPROUX – collège Louise Michel d’ALENÇON

Mélanie NOCTURE – Collège Félix Leclerc de LONGNY-AU-PERCHE

Benjamin SIMON – collège Félix Leclerc de LONGNY-AU-PERCHE

Marie MALECANGE – collège André Malraux de TRUN

Fanny LANDEMAINE – collège Jean Moulin de GACÉ

Gérard VAN DONGEN – collège Jean Moulin de GACÉ

Anaïs MONTACLAIR – collège Jeanne d’Arc d’ARGENTAN

 

DOSSIERS COLLECTIFS

 

Prix départementaux

 

1er prix : Hafizé ISCI – Louisa MOUALID – Séma YAVUZ – Hananne ARHOU
collège Louise Michel d’ALENÇON

1er prix ex-aequo : Mathieu BORDEREAU – Aline CHARTIER – Maud HINFRAY
collège Louise Michel d’ALENÇON

2ème prix : Perrine MOREAU – Alexandre PARIS
collège Félix Leclerc de LONGNY-AU-PERCHE

3ème prix : Cécile NICOLINI – Louise-Gabrielle BOULANGER – Antoine BARATTE – Syl DEMARQUAY – Soledad VILAIN
collège François Truffaut d’ARGENTAN

4ème prix : Hanifi ISCI – Mehdi HAIRCH
collège Louise Michel d’ALENÇON

5ème prix : Bouchra MEHBAOUI – Manija SADIM – Tarek EL AZADY
collège Louise Michel d’ALENÇON

6ème prix : Saphia MOTTIN – Zeynep ASK – Ryslène RAMDANE
collège Louise Michel d’ALENÇON

 

Prix d’établissement

 

Jennifer HEBERT – Vanessa DENIS – Karine POUCHIN
collège André Malraux de TRUN

Etienne FERET – Christophe ROYER – Anthony SIMON
collège Molière de L’AIGLE

Valentin BRISARD – Nicolas TISSIER – Adrien LAURENT – Valentin BATON
collège Balzac d’ALENÇON

Louis MARTIN – Jonathan TISSIER – Samuel LOUVEAU – Benjamin BELLENGER
collège Sacré-Cœur de DOMFRONT

Marie ANGLAY – Anne-Abeba GENIN – Antoine LECOURTOIS – Pierrick SAUNIER – Jeanne DESERT
collège François Truffaut d’ARGENTAN

Estelle BOSSARD – Sandra BRIERE – Mélissandre DAZARD – Angéline ROUSSEAU
collège Félix Leclerc de LONGNY-AU-PERCHE

Mélissa MONNIER – Anaïs MONTACLAIR
collège Jeanne d’Arc d’ARGENTAN

Antonin HERGAULT – Nicolas FRYDER
collège Notre-Dame d’ALENÇON

Karima SOUSSAH – Kaoutar LAKHEL
collège Louise Michel d’ALENÇON

 

DOSSIERS INDIVIDUELS

 

Prix départemental D’excellence

 

Tristan RONDEAU – collège François Truffaut d’Argentan

 

Prix d’établissement

 

Justine BOULENT – collège Sacré-Cœur de DOMFRONT

 

TRAVAUX AUDIOVISUELS

 

Prix départementaux

 

1er prix : Camille POUCHIN – Morgane VINOT
collège André Malraux de TRUN

1er prix ex-aequo : Bérengère AMESLANT – Pauline BOSSARD – Emilie MAISONNIER – Camille NOEL – Lucile RICHARD
collège Roger Martin du Gard de BELLÊME

2ème prix : Quentin RIEDINGER – Ludovic MARÉCHAL – Alex SANOGO-BEUNEKEN – Marc HAMMENI
collège André Malraux de TRUN

3ème prix : Marion TINARD – Marion DESCHATEAUX – Mariam MOKADEM – Coraline WATEL
collège François Truffaut d’ARGENTAN

 

Prix d’établissement

 

Gaëlle AUVRAY – Mylène MOTTIER – Jessica TURMEL
collège Sacré-Cœur de DOMFRONT

Émilie MARIE – Marie MALECANGE – Rémi HERVIEU – Ophélie BUREAU
collège André Malraux de TRUN

 

Challenge Édouard PAYSANT

 

Collège Roger Martin du Gard de BELLÊME

 

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13 mars, 2008

Alençon et la Résistance, par Bernard Geneslé.

Classé sous CONCOURS,HISTOIRE,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 17:05

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Bernard Geneslé.

 

Les filières d’évasion:

Aux réseaux de renseignements qui se mirent en place dès 1940 s’ajoutèrent bientôt les très efficaces filières de sauvetage et d’évasion des équipages des avions alliés abattus.
De par sa position géographique notre département fut particulièrement concerné.
Avant le Débarquement, il était survolé par une des lignes empruntées par les bombardiers alliés visant les installations allemandes au centre de la France et même au-delà.
Après le Débarquement, il s’est trouvé pendant plus de deux mois à l’arrière immédiat du front, là où l’aviation alliée attaquait sans relâche les convois et les moyens de communication de l’ennemi. Jusqu’à la Libération le ciel de l’Orne a été le théâtre de très nombreux combats aériens avec les conséquences que cela suppose.
Dans beaucoup de cas le sauvetage de première urgence des membres d’équipages alliés abattus a été réalisé par des bénévoles habitant la campagne, surtout des agriculteurs.
Dans certains cas l’aviateur repartait seul vers un point de rassemblement qui lui avait été indiqué par ses chefs. Il se guidait alors en utilisant une petite boussole dissimulée dans un des boutons de son uniforme et en consultant des cartes imprimées sur soie qu’il portait dans une doublure de son équipement.
Il partait ainsi à la merci de bonnes ou de mauvaises rencontres.
Une bonne fut celle que fit à Alençon le 16 novembre 1943 un sergent canadien de la R.A.F. abattu aux environs de Bourges et qui frappa à la porte d’un café tenu par le ménage Bâcle, rue des Petites-Poteries. Il reçut un très bon accueil comme il l’a attesté après la guerre dans des lettres qu’il adressa à ses hôtes. Mais apparemment ces braves gens n’avaient aucun contact avec la Résistance alençonnaise et ils le laissèrent repartir à l’aventure vers le Nord en direction de la Manche. Ce n’est qu’aux environs de Gacé qu’il rencontra par hasard un fermier, M. Violet, qui appartenait à un groupe de Résistance qui le prit en charge.
Cette prise en charge par les groupes de Résistance se faisait parfois directement au moment du parachutage en catastrophe, comme ce fut le cas le 4 juillet 1943 dans la région de Sées-Belfonds, sous la direction d’Édouard Paysant.
Les aviateurs américains qui ont été recueillis et camouflés ont été dirigés dans les jours suivants vers Alençon où Albert Terrier, exploitant forestier et propriétaire d’une scierie à Courteille, servait de plaque tournante à une filière d’évasion qui généralement remontait par Paris. D’Alençon les aviateurs camouflés, souvent bien difficilement, en civil, prenaient le train, « cornaqués » le plus souvent par une jeune femme. C’est ce qu’ont fait dans notre région « Yannick » (nom de guerre de Mme Croisé) et « Gilberte » future Mme Guéhenno, toutes deux agents de liaison du B.O.A. (Bureau des Opérations aériennes).
Ces opérations exigeaient beaucoup de courage et même de témérité. En voici un exemple brièvement évoqué. En juillet 1943, Albert Terrier transportait dans sa Citroën traction avant à gazogène qui se dirigeait vers la gare du Mans, une jeune femme de Nogent-le-Rotrou avec un enfant en bas âge pour donner le change. Elle était chargée d’escorter les aviateurs américains tapis au fond de la voiture qui prirent le train à la gare d’Écommoy après une tentative manquée à la gare du Mans. Poursuivi par une voiture de la Gestapo qui l’avait repéré M. Terrier réussit à s’en tirer malgré toutes sortes d’incidents de parcours : sa voiture embourbée dans un chemin de terre fut même poussée par des soldats allemands de passage, à la grande joie des Américains.
Le 13 juillet 1944 j’ai moi-même convoyé chez M. Terrier deux aviateurs américains qui avaient été amenés quelques jours auparavant à mon chef de groupe à Belfonds. Je n’ai pas connu la suite de leur aventure […] Les filières de sauvetage et d’évasion fonctionnaient le plus souvent dans le cadre du B.O.A.
Ce dernier avait aussi pour mission l’accueil des personnels parachutés venant d’Angleterre ainsi que le soin de préparer leur retour à Londres, autre type d’évasion.
Un autre type de filières d’évasion furent celles qui permirent à des jeunes patriotes de sortir clandestinement de France pour aller rejoindre les unités combattantes de la France Libre en Angleterre ou ailleurs.
En l’absence de documents d’archives dans ce domaine, comme ailleurs, j’ai eu recours à une enquête auprès de deux résistants alençonnais particulièrement bien renseignés.
C’est ainsi que j’ai appris que M. Troussard, adjudant de gendarmerie en retraite, fonctionnait dans une filière menant vers l’Espagne. (un percepteur de Rivesaltes accueillait les volontaires et les orientait vers le lieu de passage en Espagne).
C’est ainsi qu’André et Raymond Troussard, anciens élèves du lycée, ont rejoint les rangs des Forces de la France Combattante. Un autre ancien du lycée, Marcel Jaud, a de la même façon rejoint la 2ème D.B. en formation au Maroc avant de revenir en libérateur d’Alençon le 12 août 1944.


La Résistance administrative :

Avant même que ne soit mis en place le N.A.P. (Noyautage de l’Administration Publique) sous la direction de Jean Moulin et du Conseil National de la Résistance, des fonctionnaires, sans quitter leur bureau, ont manifesté leur esprit de Résistance : ils ont apporté une contribution souvent très utile et très efficace à la Résistance dans son ensemble. C’est ce que l’on a l’habitude de désigner sous le terme de « Résistance administrative ». Il s’agissait de saboter de l’intérieur l’application des directives imposées par l’Occupant et par le régime de Vichy. A Alençon, dans les services de la Préfecture et dans les services annexes un certain nombre de fonctionnaires se sont engagés dans ce genre d’action en prenant d’aussi gros risques qu’en opérant sur le terrain.
C’est ainsi que Marcel Palmier, chef de division à la Préfecture, prit position contre le Service du Travail Obligatoire (S.T.O.), ordonné par le gouvernement de Vichy à partir de février 1943. Il organisa des planques pour les réfractaires et leur fournit de fausses cartes d’identité. Il fut arrêté en mars 1944 par la Gestapo et déporté dans un camp de concentration où il décéda. Guy Dupont, directement responsable du Service du S.T.O., manipula les listes des requis pour limiter les départs. Il fut également arrêté et déporté. Il reviendra en 1945.
Mlle Thérèse Mercier, chef de bureau à la Préfecture, responsable des titres de circulation, rendit de grands services aux membres du B.O.A. en facilitant leurs moyens de déplacement, un tampon officiel couvrant des expéditions diurnes ou nocturnes toujours fort périlleuses. Dans d’autres services de la Préfecture Gaston Morineau et Roger Jacquelin furent très utiles et efficaces. […] A la gendarmerie le lieutenant René Nicolas, accusé, comme un certain nombre d’autres gendarmes, d’avoir facilité l’évasion de requis du S.T.O., disparut lui aussi dans un camp de concentration.
A la prison, Mme Guillais, femme du gardien chef, prit de très gros risques en facilitant les contacts épistolaires entre les Résistants internés et leurs familles.
A la mairie encore M. Fourmond, chef du service municipal des cartes de rationnement, rendit de grands services aux clandestins. Il fut arrêté et emprisonné. […] Je suis tenté de qualifier de résistance para-administrative les certificats et les actes médicaux de certains médecins. Ils couvrirent ainsi l’activité de plusieurs résistants fonctionnaires avant qu’ils n’entrent dans la clandestinité.
Également par des certificats d’inaptitude physique, ils permirent à beaucoup de jeunes de se soustraire – du moins provisoirement – au S.T.O. Ce fut particulièrement le cas à Alençon du Dr Duhazé qui fut arrêté par la Gestapo et dirigé vers la Déportation. Il eut la chance de ne pas aller plus loin que le camp de triage de Compiègne.
Dans d’autres situations dans l’Orne des médecins furent amenés à soigner des résistants ou des aviateurs alliés blessés. Ils payèrent leur dévouement, soit d’une arrestation comme le docteur Le Meunier de Mortrée, soit de la Déportation comme le docteur Couinaud d’Argentan, soit encore d’exécutions comme le docteur Giraux, médecin du maquis de Saint-Cyr-la-Rosière dans le Perche.

 

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25 février, 2008

Inauguration de l’Historial Charles de Gaulle, Paris/Invalides – Musée de l’Armée.

Classé sous ACTUALITE,HISTOIRE,Inauguration — vivelaresistance. @ 23:22

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Aux côtés de sa maison natale à Lille et de sa demeure de Colombey-les-Deux-Eglises, il manquait à Paris, capitale qu’il a marquée de son empreinte, un lieu dédié au général de Gaulle, qui ne soit pas seulement un lieu de mémoire mais aussi un lieu de savoir ouvert sur le grand public français et étranger.
L’Historial Charles de Gaulle est situé dans l’Hôtel national des Invalides au musée de l’Armée à Paris, sous la cour de la Valeur. Celle-ci a été creusée sur toute sa surface de 45 par 38 mètres, sur une profondeur de 12 mètres. Ironie de l’histoire, lors du creusement de la cour a été découvert un bunker datant de la guerre qu’il a fallu démolir. La réalisation de ce projet architectural ambitieux a été confiée aux architectes Alain Moatti et Henri Rivière.
L’Historial n’est pas un musée au sens traditionnel du terme puisqu’on y trouve aucun objet en l’absence de collection « gaullienne » constituée. Par l’usage que le général de Gaulle a fait des médias, du « général micro » au Président de la République dans « l’étrange lucarne », seuls l’image et le son pouvaient témoigner de la trace laissée dans l’histoire de France.
En s’appuyant sur un patrimoine visuel et sonore exceptionnel, l’Historial éclaire le rôle et la place tenus par l’action du général de Gaulle au XXème siècle.


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L’historial est structuré par trois lieux en strates successives qui se complètent chacun ; ils définissent trois types d’accès à la connaissance :

La coupole inversée, cinéma multi-écrans où le visiteur passe de l’action au savoir.

L’anneau de l’histoire et les trois portes
, intervention artistique où le visiteur passe de l’émotion à la compréhension. L’anneau est un lieu de déambulation de 100 mètres de long sur un plan circulaire, il symbolise la « marche du siècle », la contingence de l’histoire.

Les alcôves, lieux multimédias interactifs où le visiteur passe de l’expérience à l’approfondissement didactique. Il y puise les clés de décryptage des trois figures patrimoniales : l’Homme du 18 juin, le Libérateur, le Président de la République.

 

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