Vive la Résistance.

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5 avril, 2010

70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.

Classé sous ACTUALITE,CONFRENCE - DEBAT,semaine speciale — vivelaresistance. @ 16:40

Programme officiel

70ème anniversaire
de l’appel du 18 juin 1940
du général de Gaulle

Alençon, du 22 au 25 avril 2010

 

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Jeudi 22 avril :

20H30

Conférence-débat
Sous la présidence d’honneur de M. Fred Moore, Compagnon de la Libération.
Avec la présence du colonel Loïc Le Bastard, Secrétaire Général de la Chancellerie de l’Ordre de la Libération et de Michel Leclerc de Hauteclocque, fils du maréchal Leclerc.


« L’Ordre de la Libération,
1038 Compagnons, 5 communes, 18 unités combattantes ».


L’histoire de la plus prestigieuse décoration française de la 2ème Guerre mondiale, en présence de plusieurs Compagnons et anciens de la France Libre et de la Résistance.


Entrée libre
Halle aux Toiles

Vendredi 23 avril :

17H00

 


Conférence de M. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Français libre, historien.

 


« De l’appel du 18 juin 1940 à la Libération »

 


Jean-Louis Crémieux Brilhac fut secrétaire du Comité exécutif de propagande et chef du service de diffusion clandestine de la France Libre (Londres – printemps 1942/août 1944).

La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces de plusieurs ouvrages par l’auteur.

 

Entrée libre
Halle aux Toiles


Samedi 24 avril :

14H00


Conférence de M. Jean-François Muracciole, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Montpellier III. Spécialiste de la Résistance et de la France Libre. Chercheur au CNRS.


« Les Français libres, l’autre résistance »

 

Avec la présence de M. Georges Caïtucoli, Vice-Président et Secrétaire Général de la Fondation de la France Libre.


La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces de plusieurs ouvrages par l’auteur.


Entrée libre

Halle aux Toiles

16H00

 

 

Conférence – débat
Par Mme Janine Boulanger-Hoctin, présidente de l’Amicale des volontaires féminines dans la France Libre.

 

« Les volontaires féminines dans la France Libre »

 


Avec la présence de plusieurs Françaises libres et anciennes résistantes.


17H00

 

Rencontre avec Jane Audoli-Courtault, auteur.
Présentation de l’ouvrage « Bernard Courtault – Lettres du Mont Valérien » et de la pièce de théâtre « Tribunal XXI ».

Tout l’après-midi : rencontres et échanges avec les vétérans de la France Libre et de la Résistance intérieure. Présence de plusieurs auteurs d’ouvrages sur le sujet, séances de dédicaces.

Entrée libre
Halle aux Toiles


Dimanche 25 avril :

16H00


Spectacle théâtral


« Tribunal XXI »

Cette pièce, écrite par Jane Audoli-Courtault et mise en scène par Jérémie Fabre, relate l’histoire et les derniers jours d’un jeune résistant de 20 ans, Bernard Courtault, fusillé au mont Valérien le 3 novembre 1943.


Entrée : 12 euros
Théâtre d’Alençon

 



Renseignements et réservation :

Librairie « Le Passage » 8, rue du Bercail – Alençon
Numéro du secrétariat de « Vive la Résistance » modifié le 04/05/2013 : 01 47 82 31 14


Du 22 au 25 avril

Expositions

« L’espérance doit-elle disparaître ? »
Réalisée par le musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne.

« De Gaulle et la France Libre »
Réalisée par la Fondation de la France Libre

(Visites de 14 heures à 19 heures)

Entrée libre
Halle aux Toiles

 

 70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle. dans ACTUALITE logoassociationvivelaresistancenew2

TDR à Vive la Résistance 2010

 

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20 mars, 2010

Radio Londres, la voix de la liberté « suite ».

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Une partie de l’équipe des « Français parlent aux Français », l’un des programmes les plus populaires de la BBC, emblématique d’une volonté de résister. Ici, de gauche à droite : Paul Boivin, Jacques Duchesne, Geneviève Brissot et Jean-Paul Granville.

 


Pour la première fois dans l’histoire des guerres, la radio s’impose comme une arme capitale. Après l’appel lancé par le général de Gaulle le 18 juin 1940, Radio Londres a continué à jouer un très grand rôle assurant un lien continu entre les Français de la métropole sous la botte nazie et les Alliés qui poursuivaient la guerre.
Radio Londres deviendra le porte-parole de la France Libre.
L’émission française de radio Moscou sera aussi écoutée mais son audience ne sera pas du tout comparable.
A compter du 1er juillet, l’émission « Ici la France » est diffusée durant trente minutes après un quart d’heure d’informations en français. Dans la séquence intitulée « l’émission de la France Libre » de Gaulle parle cinq minutes par soir. La voix du lieutenant Maurice Schuman qui l’a conçue, devient vite célèbre. Avant chaque émission de la France Libre, on entend la formule « Honneur et Patrie ».
Le 26 août, une nouvelle émission est créée : « Les Français parlent aux Français ». Le ton des émissions est dynamique et les programmes affichent une vraie cohérence. Cette émission galvanise les énergies et encouragera les Français à résister. Chaque soir, on peut entendre un véritable acte de foi dans la victoire.
Jusqu’à la Libération, cette émission de radio va mettre en fureur la propagande de l’ennemi. Un slogan imaginé par Oberlé fera merveille dans cette bataille pour la vérité : « Radio Paris ment, Radio Paris est allemand ».
Radio Londres émet également des messages codés, destinés à la Résistance intérieure, annonçant notamment des parachutages.
Toutes les émissions françaises de Radio Londres s’efforcent de mobiliser la population française. Pour le 1er janvier 1941, le général de Gaulle appelle les Français à déserter les rues des villes et des villages pendant une heure. Puis Radio Londres lance la « campagne des V » : les Français sont invités à tracer le signe de la victoire sur les murs, les portes, les trottoirs et les affiches de propagande de l’ennemi. Beaucoup passent à l’acte, en particulier les jeunes, et rajoutent souvent une croix de Lorraine. Les 1er mai, 14 juillet et 11 novembre, il est demandé d’organiser des rassemblements sur les places publiques, devant les mairies ou les monuments aux morts. Le 14 juillet 1941, des milliers de personnes se retrouvent place de l’Etoile et sur les grands boulevards à Paris, renouvelant en l’amplifiant la première manifestation patriotique du 11 novembre 1940.
L’occupant qui a pris conscience de l’impact de Radio Londres en interdira sans succès l’écoute,  (écouter Radio Londres était dangereux, on pouvait être dénoncé comme résistant) et organisera un brouillage systématique et puissant.
L’audience des émissions de Radio Londres ne cessera de s’élargir et en 1944, une large majorité des foyers métropolitains écoute cette radio « interdite » qui répandait l’espérance et appelait alors, à l’action.

 
 

Radio Londres, la voix de la liberté

TDR à Vive la Résistance 2010

 

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25 février, 2010

La création de la France Combattante en juillet 1942.

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Affiche reprenant des extraits d’une déclaration commune du général de Gaulle et des mouvements de Résistance parue dans les journaux clandestins : Combat, Franc-Tireur, Libération, La Voix du Nord (Juin/juillet 1942).

 

La France Combattante :


En France, le 3 juin 1942, grâce aux efforts de Jean Moulin, l’autorité du Comité National Français et de son président, le général de Gaulle, est reconnue officiellement par tous les mouvements de la Résistance intérieure et la nouvelle est annoncée dans les journaux clandestins « Combat », « Libération » et « Franc-Tireur ».
Désormais tous les résistants de l’intérieur s’unissent derrière la Croix de Lorraine.
Pour marquer ce fait d’une importance capitale, le 22 juillet 1942, la France Libre devient la France Combattante.
Le décret signé du général de Gaulle et approuvé par le Comité National définit ainsi la France Combattante :
« Ensemble des ressortissants français où qu’ils soient, et des territoires français qui s’unissent pour collaborer avec les Nations Unies dans la guerre contre les ennemis communs ; et symbole de la Résistance à l’Axe de tous les ressortissants français qui n’acceptent pas la capitulation et qui, par les moyens à leur disposition, contribuent, où qu’ils se trouvent, à la Libération de la France par la victoire commune des Nations Unies. »
Si le mouvement politique de la France Libre devient celui de la France Combattante pour les actes officiels, le qualificatif de Français libres reste admis pour les combattants, les unités, les navires, les réseaux et les territoires qui l’ont acquis.
Cette décision sanctionne la construction de l’adhésion de tous les groupements qui, à l’intérieur du pays, participent à la Résistance ; si bien que la France Combattante regroupe à la fois la France Libre et la France captive, éléments constitutifs d’une seule et même France.
Le 28 août 1942, le premier numéro du Journal Officiel de la France Combattante, édité à Londres, homologue ce changement de nom et publie cette circulaire de l’État-major du général de Gaulle :
« En prenant la décision de substituer l’appellation « France Combattante » à l’appellation « France Libre », le Comité National, prenant acte de l’adhésion de tous les groupements qui, à l’intérieur même du pays, participent activement à la Résistance, a voulu marquer que la « France Combattante » groupait à la fois la France Libre représentée par les Forces Françaises Libres, les possessions d’Outre-mer et les Français de l’étranger, et la France captive qui lutte contre l’envahisseur et l’autorité usurpée du pseudo gouvernement fonctionnant sous le contrôle de l’ennemi ».
France Libre et France captive ne sont, dès lors, que les deux éléments constitutifs d’une seule et même France qui est la « France Combattante ».
Le 29 juillet 1942, le gouvernement de Grande-Bretagne reconnaît la France Combattante et le Comité National Français comme son organe directeur. Il sera suivi le 18 août par la Nouvelle-Zélande, le 28 septembre par l’Union soviétique, le 24 octobre par tous les gouvernements en exil à Londres, le 2 décembre 1942 par le Mexique, etc.
C’est le 31 juillet 1943 que sont définitivement clos les engagements dans la France Libre (devenue France Combattante). L’unité des armées françaises est désormais refaite en vue de la Libération de la métropole.
C’est aussi la création d’un Comité de défense nationale, présidé par le général de Gaulle qui devient en novembre 1943, après le retrait de Giraud, le seul président du Comité Français de Libération Nationale (C.F.L.N.).


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8 février, 2008

Témoignage de Geneviève Le Berre, pseudo « Jacqueline », membre du réseau d’évasion « Bourgogne ».

Classé sous CONCOURS,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 17:56

 

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Affiche allemande du 22 septembre 1941

 

Les convoyages à Perpignan : du 2 septembre 1943 au 1er janvier 1944.

 

J’ai été mise en contact avec les guides de Perpignan. Ce sont eux qui prenaient en charge les aviateurs pour leur faire franchir la frontière clandestinement. Ils étaient déjà contrebandiers avant la guerre, et connaissaient donc parfaitement les passages clandestins à travers les Pyrénées (métier qu’ils continuèrent après la guerre). J’ai passé une petite semaine à Perpignan pour les rencontrer et établir avec eux les détails de la ligne : se mettre d’accord sur les dates, les mots de passe et l’organisation de chaque départ. Les convoyages ont commencé à un rythme accéléré : un ou deux, parfois trois par semaine. Je ne dormais que dans le train du retour, n’ayant quelquefois pas le temps d’aller prendre une douche avant de repartir. J’évitais de revenir par le même itinéraire et passais par Dax et Bordeaux pour rentrer sur Paris, afin de brouiller les pistes.
Parmi les difficultés du réseau, il fallait loger les aviateurs sur Paris ou en banlieue, les soigner, les habiller en civil et leur procurer les papiers nécessaires pour leur donner l’apparence d’honnêtes Français. Pour les cacher, les lieux étaient rares car c’était un péril permanent pour ceux qui acceptaient de les héberger. Chaque convoyage comportait en général dix hommes. En cas d’affluence d’aviateurs, nous étions obligés d’évacuer alors des groupes plus importants. J’étais souvent seule ou quelquefois accompagnée par un autre convoyeur, Charles Ploncard, Jean-Louis Kervevan et quelques autres.
Je devais me mettre régulièrement en relation avec Jean Olibo à Perpignan, pour déterminer les prochaines dates d’arrivée des convois, selon les possibilités des guides. C’est aussi lui qui nous réceptionnait à la gare, et prenait ensuite les hommes en charge. J’avoue que j’ai commis des imprudences, comme d’emmener les gars au wagon-restaurant. Mais comment faire autrement, alors qu’ils avaient devant eux deux jours de marche à pied en montagne et que je constatais qu’ils n’avaient même pas de casse-croûte ? Sur le quai de la gare d’Austerlitz, les employés des wagons-restaurants, habitués, me demandaient combien de places il fallait me réserver. Ils s’arrangeaient pour nous mettre ensemble dans le fond du wagon-restaurant. Je n’ai jamais eu de problème. Je n’avais cette audace que lorsque j’étais seul convoyeur.
A partir de janvier 1944, c’est nous qui devions organiser les départs. Ce ne fut pas simple. Nous allions au début prendre les billets à la gare d’Austerlitz, ce qui était une démarche plutôt délicate et dangereuse : prendre plusieurs billets pour une destination comme Perpignan (zone interdite puisque frontalière) risquait de nous faire repérer. Par la suite, j’ai pu entrer en contact avec un employé des chemins de fer, M. Eugène Desbois, qui habitait mon immeuble, rue Barbette. Il travaillait à la gare d’Austerlitz où il était affecté au service des fiches d’admission : pour prendre le départ, il était obligatoire d’en posséder une, en plus des billets ; elles limitaient le nombre de passagers mais ne donnaient pas forcément la possibilité de trouver une place assise. M. Desbois en vint peu à peu à nous procurer les billets et les fiches d’admission qui nous étaient nécessaires. Ceci n’était pas sans risque pour lui car le contrôle était sévère et il était obligé de falsifier des fiches périmées ramassées dans la poubelle du bureau pour y mettre la bonne date et nous permettre ainsi d’organiser les départs. Sans son aide totalement désintéressée, nous n’aurions pu, comme nous l’avons fait, organiser à l’improviste des départs successifs et massifs. Surtout vers la fin, c’est à dire en avril et mai 1944, car la surveillance s’était intensifiée, les trains étaient plus rares en raison des bombardements et des sabotages, et le nombre de demandes considérable.
Les convoyages sur Perpignan se faisaient en deux temps : nous partions d’Austerlitz vers dix-neuf heures (quand le train n’avait pas de retard). Nous prenions donc le rapide, qui mettait en moyenne vingt heures pour aller jusqu’à Toulouse. Là, nous changions pour prendre un omnibus (train qui s’arrête à toutes les gares) qui était moins surveillé que le rapide. Mais ce qui était très dangereux, c’était les trois ou quatre heures d’attente en gare. Je donnais discrètement de la lecture à mes protégés, qui ne comprenaient souvent pas un mot de ce qu’ils lisaient, afin qu’ils aient l’air naturel en se promenant sur le quai ou assis sur un banc. Ils avaient comme consigne de ne pas me perdre de vue, tout en faisant semblant de ne pas me connaître. Ce temps d’attente était effroyablement long et casse-cou. Nous arrivions donc à Perpignan vers vingt-deux heures, quand ce n’était pas plus tard. Si l’heure du couvre-feu était dépassée, nous n’avions le droit de circuler que pendant une heure : après cette heure, il ne fallait pas se faire arrêter par les rondes de police, sinon on se retrouvait à la citadelle (c’est la prison de Perpignan). En arrivant à Perpignan, Jean Olibo nous attendait à la sortie de la gare si la surveillance n’était pas trop importante. Dans le cas contraire, c’était une dame que nous appelions « la panthère » (à cause de son manteau de fourrure) qui nous conduisait jusqu’à lui. Et Jean nous attendait un peu plus loin dans une petite rue. Dès qu’il nous voyait, il partait devant, son vélo à la main, et nous le suivions de loin, guidés par la lumière intermittente du feu rouge de son vélo, pendant un bon kilomètre, jusqu’à la sortie de la ville. Là, je lui laissais les aviateurs qu’il conduisait aux guides à quelque distance de là, et ceux-ci partaient directement vers l’Espagne. […] Dès que Jean revenait, nous retournions vers la gare et en route je réglais avec lui les questions financières, car les guides se faisaient payer au nombre d’hommes. D’où cet argent venait-il ? Les Forces Françaises Libres, situées en Angleterre, nous le parachutaient ou nous le faisaient parvenir par les ambassades, via l’Espagne. Nous convenions des consignes pour le prochain convoyage. Je passais le restant de la nuit dans un petit hôtel près de la gare où une chambre m’était réservée. J’étais inscrite comme la cousine de Jean. Le lendemain, je prenais le premier train pour la capitale et je me permettais de voyager confortablement en première classe afin de me décontracter. Parfois, en raison du mauvais temps, les aviateurs ne pouvaient pas partir directement, alors Jean s’arrangeait pour les loger à Perpignan ou dans les environs.

Les convoyages sur Pau.

Sur la ligne de Pau, on adopta immédiatement le système du double convoyeur (nous étions deux pour assurer plus de sécurité : si l’un était pris, l’autre continuait le voyage) car le trajet était beaucoup plus compliqué et les trains surveillés plus sérieusement encore. Ensuite, par prudence, nous changions deux fois de train afin d’arriver plus tard et d’éviter les trop longues attentes en gare de Toulouse. Alors partant de Paris, nous descendions à Montauban où nous cassions la croûte dans le jardin public, qui est fort joli d’ailleurs. Cela nous permettait de nous éparpiller et de nous relaxer. Ensuite nous prenions un omnibus pour Toulouse où nous avions juste un quart d’heure d’attente pour attraper notre train pour Pau.
Nous n’arrivions jamais avant 21h30, si le train n’avait pas de retard, ce qui était assez rare. Etienne Lalou nous attendait avec sa femme Suze sur l’esplanade de la gare ou, s’il y avait beaucoup de contrôles, en bas du jardin public. Ils prenaient ensuite les aviateurs en charge.
Pour notre part, nous regagnions l’hôtel Chazal, au 4, rue Henri IV, dans lequel une chambre nous était réservée par l’intermédiaire de Robert (dont je n’ai jamais su le vrai nom). Je sais qu’il assurait un service de car aux environs de Pau, ce qui lui permettait de pouvoir prendre des aviateurs en charge pour les conduire dans un village plus près de la frontière. Et c’est lui qui les remettait aux guides. Quant à nous, il ne nous restait plus qu’à attendre le lendemain matin pour prendre le premier train pour Paris. Pour plus de discrétion, nous rentrions par Dax et Bordeaux.

 

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