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10 janvier, 2009

Yves Le Mével, Français libre de 1940, Ancien du R.T.S.T. et de la 2ème D.B.

Classé sous ACTUALITE,HISTOIRE,HOMMAGE — vivelaresistance. @ 10:53

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 Yves le Mével (promu Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur en 2006).

 

Yves le MEVEL est né le 14 septembre1920 à Lézardrieux dans les Côtes du Nord. Il fait ses études secondaires au Collège Notre-Dame de Guingamp puis ses études de médecine à Rouen et à Rennes.
A 19 ans, à la mi-juin 1940, il quitte sa Bretagne natale comme beaucoup de jeunes bretons et s’embarque sur un bateau de pêche boulonnais « Le sauveur du monde ».
Avec ses camarades ils arrivent en Cornouailles dans le petit port de Penzance-Newlyn.
C’est là qu’ils prennent connaissance de l’Appel du 18 Juin du Général de Gaulle.
Yves le Mével s’engage alors dans les « Forces Française Libres », c’est le début d’une aventure de cinq années de guerre.
Pour commencer, il passe un an en Angleterre, au Camp de Camberley, avec le Bataillon de Chasseurs Alpins constitué avec les rescapés de l’expédition de Norvège qui ont été volontaires et ont également signé un engagement dans les F.F.L. Séjour d’environ un an dans ce bataillon du Capitaine Dupont qui a fait la campagne de Narvik.
Sous les ordres du médecin capitaine Lebantal  (dit Bristol ), il fait la préparation du concours de l’externat des Hôpitaux de Paris.
Au printemps 1941, départ pour l’Afrique. Arrivé au port de Pointe-Noire, il est dirigé sur Brazzaville et affecté à l’hôpital où il effectue un stage et apprend « l’aide chirurgicale ainsi que l’anesthésie ».
Il fait partie du Groupe sanitaire Mobile commandé par le Capitaine Chavenon. Ce groupe mobile, formé à Bangui, fait partie de la future Colonne Leclerc également en formation.
Ils sont dirigés vers Fort-Lamy durant l’été 1942.
Départ de Fort-Lamy, en Octobre 1942, avec la Colonne qui se dirige vers le Nord du Tchad.
A partir de l’oasis de Zouar les Forces du Tchad, constituées principalement du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad, de deux Compagnies de Découverte et de Combat, d’un détachement d’auto mitrailleuses du Capitaine Savelli, d’artillerie, et de plusieurs compagnies de transport, lancent une offensive sur le Fezzan à la mi-décembre 1942.
C’est la conquête du Fezzan, qui est réalisée en trois semaines, puis celle de la Tripolitaine. Jonction à Tripoli avec les Anglais de la 8ème  Armée.
La Colonne Leclerc devient « La Force L » (aile gauche de la 8ème  Armée). C’est ensuite la Bataille de Tunisie et la Victoire.
Le défilé de Tunis, le 20 mai 1943, quel beau souvenir pour tous ces combattants du désert !
Mais le gouvernement de Vichy n’est pas encore mort : les Français libres sont envoyés deux mois en exil à Sabratha, au Sud de Tripoli.
La 2ème D.B. est formée au Maroc durant l’été 1943.
En septembre 1943, Yves le Mével reçoit son affectation au 3ème Bataillon du Régiment de Marche du Tchad,  sous les ordres du Médecin Lieutenant Georges Benyamine.
La Division est transportée en Angleterre et débarque en France début août 1944.
C’est la Campagne de Normandie puis de France : percée vers Le Mans, libération d’Alençon, de Paris ,de Baccarat, de Strasbourg, l’Alsace (sous la neige), Grussenheim, avec les pertes de très anciens camarades.
Et enfin l’Allemagne et la prise de Berchtesgaden.
Démobilisé en septembre 1945, Yves le Mével est fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1947, à St-Germain en Laye, devant le front des troupes, à l’occasion d’une Prise d’Armes à la mémoire du Général Leclerc.
Ses études de médecine achevées, il s’installe comme médecin en région parisienne.
Le Docteur Yves le Mével est décédé le 9 janvier 2009 à son domicile parisien.
Ses obsèques ont été célébrées à Lézardrieux, son pays natal, où il revenait régulièrement retrouver ses amis de longue date.

 

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30 août, 2007

Hommage à Pierre Messmer, Chancelier de l’Ordre de la Libération.

Classé sous HOMMAGE — vivelaresistance. @ 19:56

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Pierre Messmer portant le célèbre « habit vert » d’académicien ainsi que la Croix de la Libération.

 

Né le 20 mars 1916 à Vincennes (Val-de-Marne) d’une famille alsacienne qui avait opté pour la France en 1871, Pierre Messmer a fait ses études secondaires à l’école Massillon et au lycée Charlemagne. Breveté de l’École nationale de la France d’outre-mer (1934-1937), diplômé de l’École des langues orientales (1934-1936), licencié en droit (1936), docteur en droit (1939).

Appelé au service militaire en octobre 1937, il est maintenu sous les drapeaux en raison de la guerre et ne sera démobilisé que le 31 décembre 1945.
Après la campagne de France en 1939-1940, il rejoint les Forces françaises libres à Londres, en juillet 1940. Affecté à la 13e Demi-Brigade de la Légion étrangère, il participe, comme lieutenant puis, à partir de 1941, comme capitaine commandant de compagnie, aux opérations de Dakar et Libreville, aux campagnes d’Érythrée, de Syrie en 1941, de Libye en 1942-1943, et de Tunisie en 1943.
Pierre Messmer a combattu à Keren, Massaoua, Kissoué, Damas, Bir-Hakeim, El Alamein.

C’est à l’issue de la campagne d’Erythrée qu’il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle le 27 mai 1941.

Il débarque en Normandie en juin 1944 et entre à Paris en août 1944.
Parachuté en Indochine en août 1945, il est fait prisonnier par le Vietminh, s’évade et rejoint en octobre la mission française à Hanoï.

Rendu à la vie civile, Pierre Messmer exerce ses fonctions d’administrateur de la France d’outre-mer : secrétaire général du Comité interministériel pour l’Indochine (1946), directeur du cabinet du Haut-Commissaire en Indochine (1947-1948), administrateur du cercle de l’Adrar mauritanien (1950-1952), gouverneur de la Mauritanie (1952-1954), de la Côte d’Ivoire (1954-1956), directeur de cabinet du ministre de la France d’outre-mer (1956), Haut-Commissaire de la République au Cameroun (1956-1958), en Afrique équatoriale (1958) ; il sera le dernier gouverneur général de l’Afrique Occidentale Française (A.O.F.) en 1958 et 1959.

Pierre Messmer avait également été ministre des Armées du général de Gaulle (1960-1969) et premier ministre de Georges Pompidou de juillet 1972 à mai 1974. Il avait été également député UDR puis RPR de Moselle (1968-1988), conseiller régional (1968-1992) et président du Conseil régional de Lorraine, conseiller général de Moselle (mars 1970-mars 1982) et maire de Sarrebourg pendant 18 ans (1971-1989). Il avait présidé le groupe RPR à l’Assemblée nationale de 1986 à 1988.
 
L’ancien Premier ministre était par ailleurs membre de l’Académie des sciences d’Outre-mer depuis 1976 et membre, depuis 1988, de l’Académie des sciences morales et politiques avant d’en devenir le secrétaire perpétuel (1995-1998). Il est également chancelier de l’Institut de France (1998-2005) puis chancelier honoraire.
Devenu depuis longtemps l’un des gardiens du temple gaulliste, il avait présidé l’Institut Charles de Gaulle (1992-1995) puis la Fondation Charles de Gaulle (1995-1998).

Pierre Messmer a été élu, le 25 mars 1999, à l’Académie française au fauteuil de Maurice Schumann.
En octobre 2001, il avait succédé au général d’armée Jean Simon à la présidence de la Fondation de la France libre.
Il avait été nommé Chancelier de l’ordre de la Libération, le véritable sanctuaire du gaullisme, en juin 2006, suite au décès du général Alain de Boissieu, gendre du général de Gaulle.

Pierre Messmer était notamment Grand’Croix de la Légion d’honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939/1945 avec six citations, Médaille de la Résistance et officier de l’American Legion.

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