Vive la Résistance.

  • Accueil
  • > Recherche : conseil national résistance

1 mai, 2009

Biographie de Serge Ravanel.

Classé sous HOMMAGE — vivelaresistance. @ 20:17

sergeravanel.jpg

Le colonel F.F.I. Serge Ravanel, au micro, après la libération de Toulouse.

 

Serge Asher est né le 12 mai 1920 à Paris. Sa mère, d’origine tchèque, réfugiée à Paris en 1919, était commissionnaire en haute couture et son beau-père agent en Afrique noire d’une grande société commerciale. Très jeune, Serge Ravanel est marqué par l’expérience personnelle de sa mère, qui avait participé au mouvement d’indépendance en Tchécoslovaquie, avant de décider de s’installer en France, pays qui « incarnait, à ses yeux, la Liberté, la Révolution de 1789, la République, les Droits de l’Homme ». Serge Ravanel prend très tôt conscience des menaces qui planaient sur l’Europe puisqu’en septembre 1937, il séjourne à Vienne chez des amis juifs autrichiens qui lui font part de leurs craintes envers le régime nazi ; ces amis durent d’ailleurs se réfugier en France en 1938, après l’annexion de l’Autriche, et firent partie des 1017 déportés juifs embarqués à Drancy le 6 septembre 1942 en direction d’Auschwitz, où ils trouvèrent la mort.
En raison des voyages qu’il effectuait à cette époque en Europe centrale, Serge Ravanel a ainsi compris la réalité et la gravité de la situation : « J’en savais beaucoup plus que mes camarades sur la situation à l’étranger. Je n’ignorais pas qui était Hitler. J’avais vu la morgue des policiers allemands qui circulaient dans les trains. La peur qu’ils inspiraient était visible. Les voyageurs jetaient des regards furtifs d’animaux pris au piège. Je découvris que la peur avait une odeur ».

Après des études secondaires au lycée Louis-le-Grand, il entre en septembre 1939 à l’Ecole Polytechnique. Affecté le 1er avril 1940 à l’Ecole d’officiers d’artillerie de Fontainebleau, il est envoyé, au lendemain de l’Armistice, dans un chantier de jeunesse en Savoie. En novembre 1940, les autorités militaires lui donnent l’ordre de rejoindre l’École Polytechnique, repliée à Lyon dans l’enceinte de l’École de santé militaire.  Il fait alors partie de ces nombreux Français qui accordent au départ leur confiance au maréchal Pétain pour redresser la France. Mais cela ne dure pas longtemps. Depuis l’armistice il éprouve des sentiments anti-allemands, beaucoup plus, dit-il, « par besoin de lutter que par antifascisme raisonné ».

En avril 1941, il prend contact avec le général Cochet qui l’inscrit dans son mouvement de Résistance. Ce groupe se bornait à étudier la situation militaire, cherchant à y trouver les raisons de ne pas perdre l’espoir en la victoire. Il rejoint ensuite le groupe des journalistes de la revue Temps Nouveaux qui vient d’être interdite par le Gouvernement et est animé par Stanislas Fumet. Serge Ravanel commence ainsi l’action secrète, prenant un pseudonyme et organisant des groupes de diffusion de presse clandestine, diffusant plusieurs centaines d’exemplaires de journaux chaque semaine dans Lyon et sa banlieue.

De plus en plus engagé, Serge Ravanel faillit adhérer au printemps 1942 au mouvement de Résistance d’obédience gaulliste Combat, qui s’étendait dans toute la zone Sud, car toutes les petites formations qui existaient cherchaient à se fédérer pour coordonner leur action ; mais les aléas de l’action clandestine ne permirent pas la mise en place de cette coopération ; par contre, au mois de juin, il rencontre un dirigeant du mouvement de Résistance Libération-Sud, qui l’embauche pour travailler au secrétariat de l’organisation. Il est alors chargé de porter des courriers, de prendre certains contacts et éventuellement d’assurer des missions de protection. En septembre ; il devient un « permanent » du mouvement, attaché au Comité directeur.

En novembre 1942, Serge Ravanel part pour Marseille, afin d’étudier avec les responsables locaux la mise en place de groupes de sabotage ; or, à la place du correspondant avec lequel il avait rendez-vous, il tombe sur un policier, qui l’arrête immédiatement ; conduit à « l’Évêché » – l’Hôtel de Police de Marseille – Serge Ravanel s’attendait évidemment au pire ; mais il réalise très vite que certains de ces policiers étaient des résistants et qu’ils étaient prêts à faciliter son évasion. Il ne manqua pas de s’évader dès le lendemain de son arrestation. Serge Ravanel parvient alors à rejoindre Lyon.

Le 15 mars 1943, de retour d’une mission à Chambéry, Serge Ravanel est arrêté, ainsi qu’une vingtaine de résistants lyonnais, parmi lesquels Maurice Kriegel et Raymond Aubrac. Après avoir été interrogés, les prisonniers sont incarcérés à la prison Saint-Paul sous l’autorité de l’administration pénitentiaire française. À la suite de cet événement, la direction du mouvement Libération décide d’organiser l’évasion de quelques-uns des prisonniers. Un commando de résistants procède à leur enlèvement, le 24 mai 1943, après qu’ils eurent réussi à se faire transférer à l’hôpital de l’Antiquaille pour cause de maladies simulées.

L’hiver 1942-1943 avait vu fusionner les trois mouvements de Résistance Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur sous le nom de MUR (Mouvements unis de Résistance). Le 12 juin 1943, Serge Ravanel se voit confier les fonctions de chef national des Groupes Francs (GF) par la direction des MUR, avec un adjoint issu de Franc-Tireur et un autre de Combat. C’est à ce moment qu’il prend le pseudonyme de « Ravanel » en souvenir d’un alpiniste de Chamonix. Ils se répartissent les six régions de la zone Sud de la France. Après la nomination de dirigeants nationaux et départementaux, l’objectif principal des GF est de passer à l’action militaire de façon coordonnée, en attendant le débarquement des forces alliées.

Après l’arrestation de Jean Moulin par la Gestapo, le 21 juin 1943, on lui demande de tenter de le libérer. Malheureusement le service de renseignement manque d’informations fiables et il faut un certain temps pour préparer une telle opération. Entre-temps, l’identité de Jean Moulin est découverte par Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, qui le fait transférer à Paris. Les groupes francs des MUR ne peuvent rien tenter.
Arrêté une troisième fois, le 19 octobre 1943, par la police militaire allemande, lors d’une réunion près de Meximieux dans l’Ain, Serge Ravanel s’échappe en sautant par une fenêtre puis, poursuivi, en plongeant dans l’Ain de nuit.
L’organisation des Groupes Francs a inscrit à son actif un nombre élevé d’opérations importantes, comme la libération de Raymond Aubrac, le 21 octobre 1943, après l’attaque en pleine ville de Lyon de la fourgonnette de la Gestapo qui le transportait ou encore la destruction du dépôt de munitions allemand de Grenoble le 13 novembre 1943.

En mars-avril 1944, les dirigeants du Mouvement de Libération Nationale (MLN) se réunissent à Paris, rue des Beaux-Arts, ainsi que le dirigeant de l’Armée Secrète (AS), Malleret, le chef national des maquis, Georges Rebattet, le responsable de l’Action Ouvrière Kriegel, et le chef des GF, Serge Ravanel ; il s’agit de mettre au point le rapprochement avec l’AS, avec la création des CFL, les Corps Francs de la Libération. Serge Ravanel est alors désigné comme responsable du bureau Action (3ème bureau) de l’état-major national des CFL.

Ce sont ses fonctions nationales qui justifient sa venue à Toulouse au début d’avril 1944. Il doit y installer le responsable régional CFL en R4. Mais il n’obtient pas de consensus, aucune personnalité locale ne suscitant l’unanimité. Il est alors amené à occuper personnellement le poste prévu, d’abord à titre provisoire, ensuite de façon officielle et permanente. Dans ce nouveau contexte il est nommé par le général Koenig, le 6 juin 1944, chef régional de l’ensemble des forces militaires régionales de la Résistance qui sont désormais réunies sous le nom de « Forces françaises de l’Intérieur ». Les FFI possèdent un effectif d’environ 50 000 hommes et Serge Ravanel est nommé au grade de colonel FFI. Dans cette nouvelle responsabilité, il développe l’organisation des FFI dans toute la région et en impulse l’unité ainsi que l’aptitude au combat. C’est une action délicate qui se heurte à différentes susceptibilités et oppositions, mais que Serge Ravanel mène à bien.  Il noue des liens avec les différentes formations locales, comme les « groupes Vény » du colonel Vincent dans le Lot, le Tarn, le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne, le bataillon gersois de l’Armagnac de Claude Parisot, le Corps Franc de la Montagne Noire, le Corps Franc Pommiès (CFP) et les FTP communistes ; Serge Ravanel réussit à monter cette difficile unification des organisations aux objectifs communs, mais à la composition sociologique et politique différente.

De concert avec Jean Cassou, commissaire de la République, il anime et coordonne avec une grande efficacité les combats de la libération de la région (dénommée du nom de code de R4), du 17 au 24 août 1944, au cours desquels sont faits 13 000 prisonniers et capturés 300 000 tonnes de matériel ainsi que plusieurs avions.

A l’approche de la Libération, Serge Ravanel prépare l’insurrection populaire libératrice, qui est prévue dans le programme du CNR. A la fin mai ou au début juin, il reçoit prés de Toulouse, « dans un village proche de Revel », deux dirigeants de la Résistance intérieure, Pascal Copeau et Marcel Degliame, accompagnés de Maurice Bourgès-Maunoury, le délégué militaire national de la zone Sud. Ils arbitrent en sa faveur un litige existant avec le DMR. Mais la Libération ne se passe pas comme prévu. Il faut improviser et s’adapter aux fluctuations de la conjoncture. Serge Ravanel multiplie les circulaires. Il fait converger sur Toulouse des renforts FFI pour éviter le pire. Ce qui est obtenu. Une aviation FFI est créée, des unités sont envoyées combattre l’ennemi dans le Morvan et à la Pointe de Grave, une école de formation militaire et civique est mise en place à Lespinet… Mais le 20 septembre 1944, un grave accident de moto survenu à Paris, dans des conditions mal élucidées, l’oblige à abandonner son commandement régional au profit de Jean-Pierre Vernant («  Berthier  »).
Le 18 janvier 1946, Serge Ravanel est décoré de l’Ordre de la Libération.

Sa convalescence achevée, Serge Ravanel reprend du service dans l’armée. Il est déçu par l’amalgame. C’est « l’armée de Vichy » qui tire les ficelles. « On n’y aimait pas beaucoup les officiers issus de la Résistance, écrit-il, surtout lorsqu’ils portaient des grades élevés acquis dans les combats ». Chef de bataillon à la fin de la guerre, il est ensuite diplômé d’Etat-major.
Serge Ravanel démissionne de l’armée en 1949.

A partir de là, il se fixe pour règle de faire non pas carrière au sens classique du terme mais de satisfaire son immense curiosité pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. Il s’intéresse aux techniques les plus diverses. Il est l’un des créateurs de la télévision grand public dans les années cinquante. Il crée l’informatique dans les Ponts et Chaussées à une époque où on effectuait encore les mesures par des moyens mécaniques. Il s’intéresse au traitement des eaux usées et découvre – ce qui est devenu une évidence mais ne l’était pas à l’époque – que les bactéries utilisées avaient besoin d’une alimentation équilibrée pour se développer. Il aide le professeur Henri Laborit, grand découvreur en biologie, à mettre en application sous forme de médicaments certaines de ses découvertes assurant ainsi la vie de son laboratoire qui ne percevait aucune subvention.

En 1981, il est donc parmi les personnes qui comprenaient le mieux le rôle important que devaient jouer la recherche et la technologie dans le monde moderne. L’intérêt national était de tout faire pour les impulser et les développer. C’est la raison pour laquelle Jean-Pierre Chevènement le prend dans son cabinet lorsqu’il devient ministre de la Recherche et de la Technologie puis ministre de la Recherche et de l’Industrie. Il demeure au ministère jusqu’à son départ à la retraite en 1985. Il s’établit alors comme consultant, spécialiste de la mise en place et de la conduite d’actions de groupe : actions industrielles, de recherche, de marketing ou commerciales. Vivant dans la présent et toujours tourné vers l’avenir, il considère que la Résistance appartient désormais à l’histoire et ne s’en occupe plus.

Pourtant avec le temps il prend conscience qu’il faut de nouveau s’en préoccuper. La perte de repères liée à l’influence des médias lui rappelle l’époque de la Résistance qui avait été marquée par des valeurs qui servaient justement de repères.

Après un long silence sur le sujet, il en vient donc «  à s’intéresser à nouveau à la Résistance ». Il en exalte la fraternité, l’unité, les valeurs. Il encourage les travaux du CERRAVHIS (Centre de Recherche et de Représentation Audiovisuelle de l’histoire) de Blagnac, qui réalise divers films sur la Résistance et les résistants. Il écrit un ouvrage de souvenirs, participe à des colloques et à des débats, livre une série d’entretiens qui donnent lieu à publication. Marie-Madelaine Fourcade le fait entrer au Comité d’action de la Résistance dont il devient quelques temps plus tard vice-président.

Membre du conseil d’administration de la Fondation de la Résistance, il crée, en 1993, avec d’autres résistants, l’Association Expositions de Résistance Intérieure (AERI). Le but de l’AERI était la mise en place d’expositions destinées à préfigurer la section  » Résistance intérieure  » du futur Mémorial national de la Résistance. En 1994, il lance un nouveau projet : l’opération cédéroms sur la Résistance dans les régions. Cette opération consiste à faire réaliser par des équipes locales, des cédéroms sur la Résistance dans leurs départements. Aujourd’hui, plus de 80 équipes travaillent dans toute la France. Grâce à ce projet, des enseignants du secondaire, historiens, résistants, universitaires, etc., travaillent ensemble pour mieux comprendre la Résistance et mieux transmettre son histoire aux jeunes générations. A ce jour, quinze cédéroms ou dévédéroms ont parus. En mars 1999, l’AERI change d’appellation et devient l’Association pour des Etudes sur la Résistance intérieure. Très attaché aux valeurs de la Résistance, Serge Ravanel s’engage en 2002 dans une campagne expérimentale sur ces valeurs : Valeurs de la Résistance, valeurs des jeunes aujourd’hui.  « Le monde moderne a fait émerger des valeurs nouvelles qui, tout en s’inscrivant dans la continuité des valeurs de la Résistance, n’en demandent pas moins à être formulées de façon spécifique. A partir de ce constat, l’AERI s’est lancée dans une campagne s’appuyant sur l’esprit de la Résistance pour faire vivre les valeurs des jeunes. Elle les familiarise avec les règles à observer dans nos sociétés et leur permet d’exprimer à travers une action suivie les valeurs actuelles qu’ils veulent défendre ». Aujourd’hui, plus de cent quarante classes (écoles primaires, collège, lycées, LEP…) sont engagées dans cette aventure dans toute la France.

(Biographie fournie par nos amis de l’A.E.R.I.)

 

sanstitreoioioi.jpg

 

Des publicités intempestives et indépendantes de notre volonté peuvent apparaître momentanément. Nous en sommes désolés.

13 octobre, 2008

Appel des Résistants aux jeunes générations.

Classé sous ACTUALITE,HISTOIRE,HOMMAGE — vivelaresistance. @ 14:15

tractrsistez.jpg

Cet appel fut lancé au cours d’une conférence de presse, à Paris, Maison de l’Amérique latine, le 8 mars 2004.

 

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle.  Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste.  Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais :
Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les
exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l’éducation pour tous, une presse délivrée de l’argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc.  Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’Europe était ruinée ?  Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.
Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance  » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.
Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous.  Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.
Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection :
« Créer, c’est résister. Résister, c’est créer »
.

Signataires :

Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

 

sanstitreoioioi.jpg

2 octobre, 2008

Le Musée de l’Ordre de la Libération.

Classé sous ACTUALITE,MUSEE,PUBLICATION — vivelaresistance. @ 7:38

jeanmoulin01.jpg

Gabardine, écharpe et chapeau de Jean Moulin (Galerie Sud, vitrine 1).

 

Le Musée de l’Ordre de la Libération a ouvert ses portes en 1970. Il est situé – comme la Chancellerie de l’Ordre de la Libération – dans l’aile Robert de Cotte de l’hôtel National des Invalides. Ce véritable mémorial a été créé par le Chancelier de l’Ordre de la Libération Claude Hettier de Boislambert (1962-1978) et par son épouse, Madame Odette de Boislambert. Il retrace le parcours héroïque des Compagnons de la Libération dans les rangs de la France Libre et de la Résistance Intérieure.
Vêtements de Jean Moulin, fanions pris à l’ennemi sur les champs de bataille d’Afrique et d’Europe, uniformes du groupe de chasse Normandie-Niémen, dessins originaux réalisés dans les camps de concentration, pièces de locomotive détruite au plastic par les cheminots eux-mêmes, tracts et journaux clandestins ou encore tenues rayées de déportés…
Dans ses trois galeries et ses six salles, le Musée présente des milliers d’objets, de documents et de photos, souvent des souvenirs personnels des Compagnons, témoins de leur engagement.
Le Musée comporte également une salle d’honneur plus particulièrement consacrée au Grand Maître de l’Ordre, le général de Gaulle. Y sont exposés ses décorations, sa dernière tenue militaire et certains de ses manuscrits de guerre les plus importants, dont le manuscrit original de « l’Appel à tous les Français ».

L’Ordre, cette « Chevalerie exceptionnelle créée au moment le plus grave de l’Histoire de la France, fidèle à elle-même, solidaire dans le sacrifice et dans la lutte », pourtant destinée à s’éteindre, verra sa pérennité assurée par l’entrée en vigueur de la loi créant le Conseil national des communes « Compagnon de la Libération ».
Il s’agit de Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors, l’île de Sein.

 

tenuesdedc3a9portc3a9s.jpg

Tenues de déportés (Premier étage, vitrine 1)

 

sanstitreoioioi.jpg

13 mars, 2008

Alençon et la Résistance, par Bernard Geneslé.

Classé sous CONCOURS,HISTOIRE,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 17:05

bernardgeneslc3a9.jpg

Bernard Geneslé.

 

Les filières d’évasion:

Aux réseaux de renseignements qui se mirent en place dès 1940 s’ajoutèrent bientôt les très efficaces filières de sauvetage et d’évasion des équipages des avions alliés abattus.
De par sa position géographique notre département fut particulièrement concerné.
Avant le Débarquement, il était survolé par une des lignes empruntées par les bombardiers alliés visant les installations allemandes au centre de la France et même au-delà.
Après le Débarquement, il s’est trouvé pendant plus de deux mois à l’arrière immédiat du front, là où l’aviation alliée attaquait sans relâche les convois et les moyens de communication de l’ennemi. Jusqu’à la Libération le ciel de l’Orne a été le théâtre de très nombreux combats aériens avec les conséquences que cela suppose.
Dans beaucoup de cas le sauvetage de première urgence des membres d’équipages alliés abattus a été réalisé par des bénévoles habitant la campagne, surtout des agriculteurs.
Dans certains cas l’aviateur repartait seul vers un point de rassemblement qui lui avait été indiqué par ses chefs. Il se guidait alors en utilisant une petite boussole dissimulée dans un des boutons de son uniforme et en consultant des cartes imprimées sur soie qu’il portait dans une doublure de son équipement.
Il partait ainsi à la merci de bonnes ou de mauvaises rencontres.
Une bonne fut celle que fit à Alençon le 16 novembre 1943 un sergent canadien de la R.A.F. abattu aux environs de Bourges et qui frappa à la porte d’un café tenu par le ménage Bâcle, rue des Petites-Poteries. Il reçut un très bon accueil comme il l’a attesté après la guerre dans des lettres qu’il adressa à ses hôtes. Mais apparemment ces braves gens n’avaient aucun contact avec la Résistance alençonnaise et ils le laissèrent repartir à l’aventure vers le Nord en direction de la Manche. Ce n’est qu’aux environs de Gacé qu’il rencontra par hasard un fermier, M. Violet, qui appartenait à un groupe de Résistance qui le prit en charge.
Cette prise en charge par les groupes de Résistance se faisait parfois directement au moment du parachutage en catastrophe, comme ce fut le cas le 4 juillet 1943 dans la région de Sées-Belfonds, sous la direction d’Édouard Paysant.
Les aviateurs américains qui ont été recueillis et camouflés ont été dirigés dans les jours suivants vers Alençon où Albert Terrier, exploitant forestier et propriétaire d’une scierie à Courteille, servait de plaque tournante à une filière d’évasion qui généralement remontait par Paris. D’Alençon les aviateurs camouflés, souvent bien difficilement, en civil, prenaient le train, « cornaqués » le plus souvent par une jeune femme. C’est ce qu’ont fait dans notre région « Yannick » (nom de guerre de Mme Croisé) et « Gilberte » future Mme Guéhenno, toutes deux agents de liaison du B.O.A. (Bureau des Opérations aériennes).
Ces opérations exigeaient beaucoup de courage et même de témérité. En voici un exemple brièvement évoqué. En juillet 1943, Albert Terrier transportait dans sa Citroën traction avant à gazogène qui se dirigeait vers la gare du Mans, une jeune femme de Nogent-le-Rotrou avec un enfant en bas âge pour donner le change. Elle était chargée d’escorter les aviateurs américains tapis au fond de la voiture qui prirent le train à la gare d’Écommoy après une tentative manquée à la gare du Mans. Poursuivi par une voiture de la Gestapo qui l’avait repéré M. Terrier réussit à s’en tirer malgré toutes sortes d’incidents de parcours : sa voiture embourbée dans un chemin de terre fut même poussée par des soldats allemands de passage, à la grande joie des Américains.
Le 13 juillet 1944 j’ai moi-même convoyé chez M. Terrier deux aviateurs américains qui avaient été amenés quelques jours auparavant à mon chef de groupe à Belfonds. Je n’ai pas connu la suite de leur aventure […] Les filières de sauvetage et d’évasion fonctionnaient le plus souvent dans le cadre du B.O.A.
Ce dernier avait aussi pour mission l’accueil des personnels parachutés venant d’Angleterre ainsi que le soin de préparer leur retour à Londres, autre type d’évasion.
Un autre type de filières d’évasion furent celles qui permirent à des jeunes patriotes de sortir clandestinement de France pour aller rejoindre les unités combattantes de la France Libre en Angleterre ou ailleurs.
En l’absence de documents d’archives dans ce domaine, comme ailleurs, j’ai eu recours à une enquête auprès de deux résistants alençonnais particulièrement bien renseignés.
C’est ainsi que j’ai appris que M. Troussard, adjudant de gendarmerie en retraite, fonctionnait dans une filière menant vers l’Espagne. (un percepteur de Rivesaltes accueillait les volontaires et les orientait vers le lieu de passage en Espagne).
C’est ainsi qu’André et Raymond Troussard, anciens élèves du lycée, ont rejoint les rangs des Forces de la France Combattante. Un autre ancien du lycée, Marcel Jaud, a de la même façon rejoint la 2ème D.B. en formation au Maroc avant de revenir en libérateur d’Alençon le 12 août 1944.


La Résistance administrative :

Avant même que ne soit mis en place le N.A.P. (Noyautage de l’Administration Publique) sous la direction de Jean Moulin et du Conseil National de la Résistance, des fonctionnaires, sans quitter leur bureau, ont manifesté leur esprit de Résistance : ils ont apporté une contribution souvent très utile et très efficace à la Résistance dans son ensemble. C’est ce que l’on a l’habitude de désigner sous le terme de « Résistance administrative ». Il s’agissait de saboter de l’intérieur l’application des directives imposées par l’Occupant et par le régime de Vichy. A Alençon, dans les services de la Préfecture et dans les services annexes un certain nombre de fonctionnaires se sont engagés dans ce genre d’action en prenant d’aussi gros risques qu’en opérant sur le terrain.
C’est ainsi que Marcel Palmier, chef de division à la Préfecture, prit position contre le Service du Travail Obligatoire (S.T.O.), ordonné par le gouvernement de Vichy à partir de février 1943. Il organisa des planques pour les réfractaires et leur fournit de fausses cartes d’identité. Il fut arrêté en mars 1944 par la Gestapo et déporté dans un camp de concentration où il décéda. Guy Dupont, directement responsable du Service du S.T.O., manipula les listes des requis pour limiter les départs. Il fut également arrêté et déporté. Il reviendra en 1945.
Mlle Thérèse Mercier, chef de bureau à la Préfecture, responsable des titres de circulation, rendit de grands services aux membres du B.O.A. en facilitant leurs moyens de déplacement, un tampon officiel couvrant des expéditions diurnes ou nocturnes toujours fort périlleuses. Dans d’autres services de la Préfecture Gaston Morineau et Roger Jacquelin furent très utiles et efficaces. […] A la gendarmerie le lieutenant René Nicolas, accusé, comme un certain nombre d’autres gendarmes, d’avoir facilité l’évasion de requis du S.T.O., disparut lui aussi dans un camp de concentration.
A la prison, Mme Guillais, femme du gardien chef, prit de très gros risques en facilitant les contacts épistolaires entre les Résistants internés et leurs familles.
A la mairie encore M. Fourmond, chef du service municipal des cartes de rationnement, rendit de grands services aux clandestins. Il fut arrêté et emprisonné. […] Je suis tenté de qualifier de résistance para-administrative les certificats et les actes médicaux de certains médecins. Ils couvrirent ainsi l’activité de plusieurs résistants fonctionnaires avant qu’ils n’entrent dans la clandestinité.
Également par des certificats d’inaptitude physique, ils permirent à beaucoup de jeunes de se soustraire – du moins provisoirement – au S.T.O. Ce fut particulièrement le cas à Alençon du Dr Duhazé qui fut arrêté par la Gestapo et dirigé vers la Déportation. Il eut la chance de ne pas aller plus loin que le camp de triage de Compiègne.
Dans d’autres situations dans l’Orne des médecins furent amenés à soigner des résistants ou des aviateurs alliés blessés. Ils payèrent leur dévouement, soit d’une arrestation comme le docteur Le Meunier de Mortrée, soit de la Déportation comme le docteur Couinaud d’Argentan, soit encore d’exécutions comme le docteur Giraux, médecin du maquis de Saint-Cyr-la-Rosière dans le Perche.

 

sanstitreoioioi.jpg

30 janvier, 2008

Hommage au Général Leclerc,Alençon les 12 et 13 décembre 2007

Classé sous CONFRENCE - DEBAT,HISTOIRE,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 20:14

Hommage au Général Leclerc,
Alençon les 12 et 13 décembre 2007.

latribunelorsdelasoiredu12dcembre2007.jpg

La tribune lors de la soirée du 12 décembre 2007

Le mot d’accueil a été prononcé par Mme Christine Roimier, Maire de la ville d’Alençon ; on notait également la présence dans la salle de M. Michel Lafon, Préfet de l’Orne, Marie-Noëlle Hoffmann, conseillère générale, et Yves Duprez, directeur départemental de l’ONAC.
Tout au long de cette soirée, de nombreux documents historiques, cartes et photographies ont pu être projetés sur écran géant afin d’appuyer et d’illustrer les propos des intervenants. Une superbe exposition sur Leclerc, mise à notre disposition par l’Office National des Anciens Combattants, était également visible à l’entrée de la salle.
Cette soirée avait pour objectif de retracer le parcours de Philippe Leclerc de Hauteclocque depuis sa jeunesse jusqu’à la période de la Libération. Nous souhaitions particulièrement que les Anciens présents, dont les témoignages constituaient l’ossature de cette soirée, puissent transmettre au public les différents aspects de la personnalité du général Leclerc et finalement cet « esprit Leclerc » qui les aura marqués pour toute leur vie. A en juger par les commentaires recueillis à l’issue de cette soirée, il nous apparaît clairement que cet objectif a été atteint : l’assemblée a été enthousiasmée et captivée de bout en bout. La presse locale a même pu titrer à cette occasion : « l’esprit Leclerc souffle toujours sur Alençon. »

Le programme était très riche. Nous avons commencé par présenter les années de jeunesse, les origines familiales et le parcours jusqu’en 1940, en insistant notamment sur la période du Maroc, la solide culture historique et politique acquise pendant ces années, et la foi profonde, mais non ostentatoire, qui ont nourri sa détermination et façonné sa personnalité.
Vient ensuite l’engagement dans la France Libre. C’est notre ami Serge Borochovitch, grand fidèle de nos journées alençonnaises, qui a présenté les événements de 1940 – Londres avec le général de Gaulle – puis la fantastique épopée du Tchad à la Tunisie, avec les premiers compagnons d’armes du colonel puis général Leclerc. Français libre de 1940, Ancien du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad de 1941 à 1943 puis du Régiment de Marche du Tchad (3ème Bataillon, 10ème Compagnie du capitaine Sarazac) de 1943 à 1945, Serge Borochovitch a parfaitement su rappeler que Leclerc avait été un des premiers officiers à se rallier au général de Gaulle dès juillet 1940. Il est le symbole des hommes qui ont dit non à l’armistice, considéré comme un crime et une trahison, les hommes du refus.
La formation de la 2ème DB puis les débuts de la Campagne de France ont été évoqués par Alain Raphaël, Jean Piétri et Jacques Vico. Chacun a pu transmettre ses souvenirs personnels, faits de rencontres exceptionnelles avec le « Patron » comme ils aimaient à l’appeler. Alain Raphaël rattaché à l’Escadron de protection, sous les ordres du capitaine de Boissieu, n’a pas manqué de dire combien il était difficile de suivre Leclerc, en tête de la Division pendant toute la Campagne de Normandie. Jean Piétri était à la Hutte (au sud d’Alençon) le 11 août 1944 avec le 3ème Peloton de reconnaissance du 4ème Escadron du 1er RMSM. Leclerc était très proche de ses soldats, son entrain et sa détermination les transcendait. Jacques Vico a rappelé le génie militaire de Leclerc et son parcours en Normandie (Alençon, forêt d’Écouves, Écouché, fermeture de la poche de Chambois).
Pendant l’entracte, nous proposions au public un certain nombre d’ouvrages qui ont pu être dédicacés par les Anciens de la 2ème DB présents ainsi que la médaille commémorative du 60ème Anniversaire de la disparition du général Leclerc. Ce moment de rencontre et d’échanges a lui aussi été très apprécié.
La suite de la soirée a été l’occasion de présenter plus particulièrement la Libération d’Alençon avec Raymond Ciroux, jeune résistant, qui a renseigné et guidé le général lors de la Libération de la ville avant de s’engager le soir même au 12ème Cuir, sous les ordres du Capitaine Gaudet. Alain Raphaël et Serge Borochovitch ont évoqué les combats de la forêt d’Écouves et l’établissement, le 12 août au soir, du PC du général sur le carrefour dit « du Cercueil » en plein dans les lignes ennemies !
Edmond Playoust a lui aussi superbement transmis au public combien Leclerc était un chef exceptionnel puis il a pu évoquer la suite de l’épopée avec la Campagne d’Alsace et de nouveau le génie du patron de la 2ème DB lors de la manœuvre pour libérer Strasbourg.
Robert Balembois était dans l’Orne près du Mêle-sur-Sarthe lorsqu’il a appris que Leclerc recrutait sur Alençon. Sourires dans la salle quand il nous a révélé qu’il lui manquait trois kilos et qu’il n’a finalement pu s’engager qu’à Paris ! La suite fut superbe pour lui puisqu’il s’est retrouvé dans la section qui est montée à Berchtesgaden le 5 mai 1945. Des heures extraordinaires et la victoire finale après tant d’efforts, de luttes et de sacrifices !
La soirée s’est terminée avec une séquence sur la présence, à deux reprises, du général Leclerc à Alençon lors des cérémonies commémoratives de la Libération de la ville, en 1945 et 1947. Leclerc était immensément admiré à Alençon, déjà de son vivant. Une certitude : soixante ans après sa disparition, la mémoire est toujours intacte. L’admiration est partagée par tous, témoins de cette époque ou jeunes générations, hommes politiques de tous bords, il fait l’unanimité.
Les « Gars de Leclerc » ont montré combien ils aimaient ce chef « hors normes », rassembleur, déterminé, fonceur mais terriblement humain et proche de ses hommes.
La population admire encore Leclerc pour toutes ces qualités : c’est un héros moderne qui impressionne par ses exploits, mais qui dans le même temps, frappe par sa simplicité, sa franchise, son courage et sa droiture. La statue de « l’homme à la canne », placée en plein centre-ville d’Alençon près de l’emplacement de son PC le 12 août 1944, en fait de surcroît un élément de leur quotidien.
Mais il est vrai que les Alençonnais ont le droit d’être fiers de leur libérateur. Ils le prouvent à chaque occasion et ce mardi 12 décembre 2007, nous avons essayé de rendre un hommage à la hauteur de ce que nous devons à Philippe Leclerc de Hauteclocque, Maréchal de France.

 

Journée du jeudi 13 décembre 2007, au Conseil Général de l’Orne à Alençon

journedelarsistancealenon.jpg
Photo de la tribune lors de la journée de la Résistance le 13 décembre 2007.

Le lendemain, jeudi 13 décembre, lors de la journée consacrée uniquement aux scolaires, les Anciens de la 2ème DB ont pu de nouveau témoigner, mais cette fois-ci aux côtés de résistants et de résistantes venus présenter et illustrer par leurs parcours, le thème national du Concours de la Résistance et de la Déportation. Ce thème est cette année : « L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la Seconde Guerre mondiale : une forme de Résistance. » Nous préparons maintenant la « Journée de la Résistance, de la Déportation et des Droits de l’Homme » qui aura lieu le mardi 11 mars.

Un grand merci à la Maison de la 2ème DB où nous avons toujours reçu un accueil exceptionnel et une aide très précieuse.
Merci également aux nombreux Anciens qui n’ont pas pu, pour diverses raisons, se déplacer à Alençon ; une pensée particulière pour Messieurs François Jacob (Ancien du RTST, de la 2ème DB et Chancelier de l’Ordre de la Libération), Fred Moore (Français libre de 1940, Ancien de la 2ème DB, Compagnon de la Libération), et Philippe Grard (Français libre, Ancien de la 2ème DB).
Nous sommes très touchés par les messages d’encouragements et souvent de félicitations émanant de personnes pour qui notre admiration est immense.

Christophe Bayard
Professeur d’histoire
Délégué de la Fondation de la France Libre

 

sanstitreoioioi.jpg

12

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus