Vive la Résistance.

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17 février, 2012

Son combat pour faire vivre les commémorations.

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Son combat pour faire vivre les commémorations. dans 2012 Bayard-monument-Leclerc

 

Le 12 août 1944, Alençon est libérée par la 2ème DB du général Leclerc. Christophe Bayard, président de l’association Vive la résistance, souhaite qu’on entende les héros de la Libération à travers les célébrations.

« Commémorer la Libération d’Alençon, ce n’est pas qu’une histoire de dépôt de gerbe. » Christophe Bayard, professeur d’histoire au collège Louise-Michel et président de l’association Vive la Résistance, s’est fait le porte-étendard du souvenir de cette période de l’histoire.

« Il y a encore beaucoup de choses à dire, insiste Christophe Bayard. Nos libérateurs portaient en eux une espérance et ont préparé notre avenir. Il faut respecter ce qu’ils ont fait pour nous. »

Alors que chaque année des vétérans disparaissent, le professeur d’histoire fait le pari de ramener le public aux cérémonies du souvenir. « Nous sommes à une période charnière : de la mémoire on passe à l’histoire. Les anciens disparaissent, leur témoignage aussi. »

67 ans après la Libération, plus que jamais, ce passionné a en tête de pérenniser ces événements à sa façon. Il déplore « les grandes cérémonies devenues impersonnelles ». Des événements qu’il juge « sans avenir ». « Je trouve important de réinstaller un contact avec la population et le souvenir de nos libérateurs. »

Une route Leclerc

Depuis quelques années déjà, il a mis en place avec son association une véritable « route Leclerc » en partant de la Sarthe. Du 11 au 18 août, au gré des cérémonies, ils suivent les pas de la 2 e Division blindée, à la rencontre des gens. « Il ne s’agit pas seulement d’organiser des cérémonies et de dévoiler des stèles. » Aux cérémonies qui durent 5 minutes montre en main, il préfère la pédagogie : « À chaque étape, on explique aussi ce qui s’est passé sur ce lieu. »

Déterminé, il veut des commémorations actives et visibles. Pour cela, un cortège de véhicules anciens d’une association de collectionneurs suit toutes les cérémonies. Christophe Bayard tient aussi à faire venir des témoins de ces événements. « Tant qu’ils sont là, il faut leur donner la parole. »

Cette année, plusieurs vétérans et témoins de la Libération assisteront aux cérémonies, comme Pierre Guilbert qui s’était engagé à Sées ou Janine Boulanger, une Française libre.

D’autres témoins ont disparu. Cette année, une plaque en hommage au commandant Jacques Branet, qui libéra Francheville avec son détachement, sera dévoilée dans le village.

Le monument Leclerc à Alençon, la nécropole des Gateys, la Croix de Médavy, le Carrefour du Point-du-Jour… Une ribambelle de cérémonies qui peut donner le tournis. Pour Christophe Bayard, c’est au contraire la marque de son respect pour les héros de la guerre. « Nos libérateurs étaient jeunes, un peu rebelles et risquaient énormément en s’engageant. Organiser des événements pour célébrer leur mémoire, c’est ma manière d’être un citoyen engagé. »

 

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26 juillet, 2010

Programme des cérémonies dans les départements de la Sarthe et de l’Orne, des cérémonies du 66ème anniversaire de la Libération.

Classé sous 2010,CEREMONIE,COMMEMORATION,HISTOIRE,HOMMAGE — vivelaresistance. @ 9:14

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La cérémonie du 12 août 2009, devant la stèle à la mémoire de Roger Rémy. De gauche à droite : Christophe Bayard, Yves Giraud, André Ambrosi, Casimir Broquère, Pierre Guilbert.

Programme des cérémonies

 

Département de la Sarthe :

Mardi 10 août 2010

Commune de Mézières-sur-Ponthouin

11 heures 30 : cérémonie sur le site du Sablon.

12 heures : cérémonie au cimetière.

Mercredi 11 août 2010

Commune de Saint-Germain-sur-Sarthe

10 heures : cérémonie au carrefour de la Hutte (stèle de la 2ème D.B.).

10 heures 30 : cérémonie au monument aux morts du bourg.

Commune d’Ancinnes

18 heures : cérémonie à la stèle de la 2ème D.B.


Département de l’Orne :

Jeudi 12 août 2010

Ville d’Alençon

10 heures 50 : cérémonie au monument maréchal Leclerc (près du Pont Neuf).

Organisation « Vive la Résistance » et Fondation de la France Libre :

17 heures : cérémonie à la stèle en hommage à Roger Rémy.

18 heures : cérémonie à la Croix de Médavy (près du char Valois).

18 heures 45 : cérémonie à la stèle du Carrefour du Point du Jour (commune du Cercueil).

19 heures 15 : Cérémonie à Francheville Hommage à Jacques Herryet et à l’escadron Branet.

 

Vendredi 13 août 2010

Commune d’Écouché

11 heures 30 : cérémonie au cimetière

12 heures : cérémonie devant le char Massaoua

 

Samedi 21 août 2010

Mémorial de Coudéhard-Montormel

Commémoration de la fin de la Bataille de Normandie.
En présence des anciens de la Première Division Blindée Polonaise, de délégations d’Ambassades étrangères.

16 heures : messe solennelle pour la Paix en souvenir des victimes.

17 heures : dépôt de gerbes.

 

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6 décembre, 2009

Le groupe Rochambeau par Madame Rosette Peschaud.

Classé sous HISTOIRE,HOMMAGE,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 20:22

Nous publions ci-dessous un article dans lequel Madame Rosette Peschaud, ancienne « Rochambelle » de la Division Leclerc, évoque l’histoire de cette unité féminine qui a suivi la 2ème D.B. durant toute la Campagne de France et d’Allemagne. 

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Le 25 août 2008, M. Bertrand Delanoé, maire de Paris, salue Rosette Peschaud, ancienne « Rochambelle », et Serge Borochovitch, président d’honneur de « Vive la Résistance ».

 

Le groupe Rochambeau 

 

« Il nous est impossible d’imaginer quel aurait été notre destin si, en 1943/1944, nous ne nous étions pas engagées dans la 2ème D.B.  Le groupe Rochambeau fut fondé en 1943 à New York par une américaine, le commandant Florence Conrad, grâce à des dons qu’elle sollicitait, elle put acquérir 19 ambulances, elle se choisit une adjointe, le Lieutenant Suzanne Torrès, qui deviendra plus tard madame Massu, recruta sur place 12 Françaises, embarqua femmes et véhicules sur le «Pasteur » et se retrouva à Rabat. Elle réussit à faire admettre le groupe dans la 2ème D.B. en formation. Le général Leclerc fut plus séduit par le matériel que par le personnel féminin et il avertit qu’il n’admettait celui-ci que « jusqu’à Paris ». Le Lieutenant Suzanne Torrès possède une personnalité hors du commun. C’est une parfaite organisatrice et elle entreprend de compléter l’effectif en sélectionnant 24 jeunes femmes au Maroc. Alors a commencé l’instruction des recrues, rapidement baptisées « Rochambelles » par les soldats. Nous servions sous les ordres d’un adjudant du Bataillon médical. Avait-il reçu mission de nous décourager ? … Toujours est-il que nous avons été traitées durement et c’est aux encouragements de Suzanne Torrès que nous devons d’avoir été intégrées et admises par les soldats de la Division Leclerc. Nous avons surmonté ce premier obstacle. 

Intégration qui fut surtout effective après le débarquement en Normandie à Utah Beach où le général Leclerc et ses hommes purent constater, non sans surprise, qu’une femme était susceptible de manifester un courage égal à celui des hommes. Nous suivions les régiments au combat et, dès qu’un blessé était signalé, nous avions à doubler les colonnes blindées composées de chars, half track, camions, etc. parfois, jusqu’au char de tête, accompagnées d’une jeep sur laquelle se trouvaient un médecin et un infirmier qui, avec notre assistance, donnaient immédiatement les premiers soins : transfusion de plasma, garrot, pansement… Une fois ces blessés chargés dans l’ambulance, nous les conduisions à l’hôpital de « triage et de traitement », toujours dans un rayon de 30 km où les chirurgiens de la 2ème D.B. et les infirmières, soit les soignaient s’ils étaient légèrement atteints, soit les évacuaient vers les performantes antennes chirurgicales américaines auxquelles nos blessés faisaient toute confiance. Nous devions alors retourner aux lieux du combat pour d’autres évacuations souvent sous des barrages d’artillerie. 

La présence des femmes se justifiait-elle dans une division blindée ? Des hommes auraient sans doute aussi bien évacué les blessés, mais l’accueil affectueux que les jeunes femmes que nous étions leur réservions, faisait que dès les portes de l’ambulance refermées sur eux, ils se sentaient en sécurité. Ils savaient que rien ne nous arrêterait sur la voie de leur salut. C’était non seulement notre devoir, c’était notre volonté profonde. Le blessé devenait notre enfant qu’il fallait sauver à tout prix. Nous avons été immédiatement récompensées de notre dévouement par l’affectueuse, la respectueuse considération des hommes. 

A Paris, le général nous a réunies à Bagatelle, où nous avions notre cantonnement au bord de l’étang aux nénuphars, pour nous dire qu’eu égard à notre conduite « il nous gardait » et nous avons eu le privilège de partager les dangers de la 2ème D.B., mais aussi ses chagrins, ses victoires, ses joies, et d’être incluses dans la fraternité, la cohésion qui est la caractéristique de notre association, à laquelle nous continuons toutes d’apporter présence aux manifestations et prestations pour les tâches quotidiennes. Nous ne sommes pas sorties intactes de la 2ème D.B., nous y avons acquis maîtrise de nous-mêmes, dévouement spontané devant la souffrance, ouverture aux autres, Foi dans la destinée de notre pays. Le nom « groupe Rochambeau » a été donné au service Médical du 501ème et du 503ème Régiment de Char de Combat et Hôpital Rochambeau aux locaux de l’infirmerie. 

C’est un grand honneur, Florence Conrad, Suzanne Massu et les cinq Rochambelles qui ont laissé la vie à la 2ème D.B. auraient apprécié de voir se poursuivre leur mémoire et celle de leurs compagnes dans un régiment décoré de la Croix de la Libération et où nous avons servi. » 

Rosette Peschaud 

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21 juillet, 2009

65ème Anniversaire de la Libération de la Sarthe et de l’Orne par la Division Leclerc.

Classé sous ACTUALITE,CEREMONIE,COMMEMORATION,JOURNEE TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 17:05

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Programme des conférences – débats proposées par « Vive la Résistance » :


11 août 2009


 » Commune de Saint-Germain-sur-Sarthe « 


Cérémonie : 10 heures (Carrefour de La Hutte), 10 heures 30 (monument aux morts).

Conférence-débat : 11 heures – salle communale

 » Commune d’Ancinnes « 


Cérémonie :
15 heures

Conférence-débat : 16 heures

 » Commune de Fyé « 


Cérémonie : 18 heures 30 (suivie d’une rencontre avec les vétérans).


12 août 2009


 » Ville d’Alençon « 


Cérémonie :
11 heures (Monument Leclerc)

Conférence-débat : 15 heures 30 – Halle au Blé

Cérémonie : 18 heures (Char Valois – Carrefour de la Croix de Médavy)

Cette cérémonie, sur le site historique de la Croix de Médavy, permettra de commémorer les durs combats engagés sur ce lieu par la 2ème D.B. du général Leclerc (Sous-Groupement Putz)  juste après la Libération d’Alençon.

13 août 2009


 » Commune d’Écouché « 


Cérémonie : 11 heures 15 (cimetière), 11 heures 45 (Char Massaouah)

Déplacement sur le site du PC de Fleuré à 15 heures 30.


Conférence-débat : 17 heures (salle des fêtes d’Écouché)


14 août 2009


 » Commune de Carrouges « 


Cérémonie : 11 heures

Conférence-débat : 16 heures (salle du Chapitre)

 

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10 janvier, 2009

Yves Le Mével, Français libre de 1940, Ancien du R.T.S.T. et de la 2ème D.B.

Classé sous ACTUALITE,HISTOIRE,HOMMAGE — vivelaresistance. @ 10:53

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 Yves le Mével (promu Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur en 2006).

 

Yves le MEVEL est né le 14 septembre1920 à Lézardrieux dans les Côtes du Nord. Il fait ses études secondaires au Collège Notre-Dame de Guingamp puis ses études de médecine à Rouen et à Rennes.
A 19 ans, à la mi-juin 1940, il quitte sa Bretagne natale comme beaucoup de jeunes bretons et s’embarque sur un bateau de pêche boulonnais « Le sauveur du monde ».
Avec ses camarades ils arrivent en Cornouailles dans le petit port de Penzance-Newlyn.
C’est là qu’ils prennent connaissance de l’Appel du 18 Juin du Général de Gaulle.
Yves le Mével s’engage alors dans les « Forces Française Libres », c’est le début d’une aventure de cinq années de guerre.
Pour commencer, il passe un an en Angleterre, au Camp de Camberley, avec le Bataillon de Chasseurs Alpins constitué avec les rescapés de l’expédition de Norvège qui ont été volontaires et ont également signé un engagement dans les F.F.L. Séjour d’environ un an dans ce bataillon du Capitaine Dupont qui a fait la campagne de Narvik.
Sous les ordres du médecin capitaine Lebantal  (dit Bristol ), il fait la préparation du concours de l’externat des Hôpitaux de Paris.
Au printemps 1941, départ pour l’Afrique. Arrivé au port de Pointe-Noire, il est dirigé sur Brazzaville et affecté à l’hôpital où il effectue un stage et apprend « l’aide chirurgicale ainsi que l’anesthésie ».
Il fait partie du Groupe sanitaire Mobile commandé par le Capitaine Chavenon. Ce groupe mobile, formé à Bangui, fait partie de la future Colonne Leclerc également en formation.
Ils sont dirigés vers Fort-Lamy durant l’été 1942.
Départ de Fort-Lamy, en Octobre 1942, avec la Colonne qui se dirige vers le Nord du Tchad.
A partir de l’oasis de Zouar les Forces du Tchad, constituées principalement du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad, de deux Compagnies de Découverte et de Combat, d’un détachement d’auto mitrailleuses du Capitaine Savelli, d’artillerie, et de plusieurs compagnies de transport, lancent une offensive sur le Fezzan à la mi-décembre 1942.
C’est la conquête du Fezzan, qui est réalisée en trois semaines, puis celle de la Tripolitaine. Jonction à Tripoli avec les Anglais de la 8ème  Armée.
La Colonne Leclerc devient « La Force L » (aile gauche de la 8ème  Armée). C’est ensuite la Bataille de Tunisie et la Victoire.
Le défilé de Tunis, le 20 mai 1943, quel beau souvenir pour tous ces combattants du désert !
Mais le gouvernement de Vichy n’est pas encore mort : les Français libres sont envoyés deux mois en exil à Sabratha, au Sud de Tripoli.
La 2ème D.B. est formée au Maroc durant l’été 1943.
En septembre 1943, Yves le Mével reçoit son affectation au 3ème Bataillon du Régiment de Marche du Tchad,  sous les ordres du Médecin Lieutenant Georges Benyamine.
La Division est transportée en Angleterre et débarque en France début août 1944.
C’est la Campagne de Normandie puis de France : percée vers Le Mans, libération d’Alençon, de Paris ,de Baccarat, de Strasbourg, l’Alsace (sous la neige), Grussenheim, avec les pertes de très anciens camarades.
Et enfin l’Allemagne et la prise de Berchtesgaden.
Démobilisé en septembre 1945, Yves le Mével est fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1947, à St-Germain en Laye, devant le front des troupes, à l’occasion d’une Prise d’Armes à la mémoire du Général Leclerc.
Ses études de médecine achevées, il s’installe comme médecin en région parisienne.
Le Docteur Yves le Mével est décédé le 9 janvier 2009 à son domicile parisien.
Ses obsèques ont été célébrées à Lézardrieux, son pays natal, où il revenait régulièrement retrouver ses amis de longue date.

 

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