Vive la Résistance.

  • Accueil
  • > Recherche : résistance alençon

17 février, 2012

Son combat pour faire vivre les commémorations.

Classé sous 2012,ASSOCIATION,PROJETS — vivelaresistance. @ 9:00

Son combat pour faire vivre les commémorations. dans 2012 Bayard-monument-Leclerc

 

Le 12 août 1944, Alençon est libérée par la 2ème DB du général Leclerc. Christophe Bayard, président de l’association Vive la résistance, souhaite qu’on entende les héros de la Libération à travers les célébrations.

« Commémorer la Libération d’Alençon, ce n’est pas qu’une histoire de dépôt de gerbe. » Christophe Bayard, professeur d’histoire au collège Louise-Michel et président de l’association Vive la Résistance, s’est fait le porte-étendard du souvenir de cette période de l’histoire.

« Il y a encore beaucoup de choses à dire, insiste Christophe Bayard. Nos libérateurs portaient en eux une espérance et ont préparé notre avenir. Il faut respecter ce qu’ils ont fait pour nous. »

Alors que chaque année des vétérans disparaissent, le professeur d’histoire fait le pari de ramener le public aux cérémonies du souvenir. « Nous sommes à une période charnière : de la mémoire on passe à l’histoire. Les anciens disparaissent, leur témoignage aussi. »

67 ans après la Libération, plus que jamais, ce passionné a en tête de pérenniser ces événements à sa façon. Il déplore « les grandes cérémonies devenues impersonnelles ». Des événements qu’il juge « sans avenir ». « Je trouve important de réinstaller un contact avec la population et le souvenir de nos libérateurs. »

Une route Leclerc

Depuis quelques années déjà, il a mis en place avec son association une véritable « route Leclerc » en partant de la Sarthe. Du 11 au 18 août, au gré des cérémonies, ils suivent les pas de la 2 e Division blindée, à la rencontre des gens. « Il ne s’agit pas seulement d’organiser des cérémonies et de dévoiler des stèles. » Aux cérémonies qui durent 5 minutes montre en main, il préfère la pédagogie : « À chaque étape, on explique aussi ce qui s’est passé sur ce lieu. »

Déterminé, il veut des commémorations actives et visibles. Pour cela, un cortège de véhicules anciens d’une association de collectionneurs suit toutes les cérémonies. Christophe Bayard tient aussi à faire venir des témoins de ces événements. « Tant qu’ils sont là, il faut leur donner la parole. »

Cette année, plusieurs vétérans et témoins de la Libération assisteront aux cérémonies, comme Pierre Guilbert qui s’était engagé à Sées ou Janine Boulanger, une Française libre.

D’autres témoins ont disparu. Cette année, une plaque en hommage au commandant Jacques Branet, qui libéra Francheville avec son détachement, sera dévoilée dans le village.

Le monument Leclerc à Alençon, la nécropole des Gateys, la Croix de Médavy, le Carrefour du Point-du-Jour… Une ribambelle de cérémonies qui peut donner le tournis. Pour Christophe Bayard, c’est au contraire la marque de son respect pour les héros de la guerre. « Nos libérateurs étaient jeunes, un peu rebelles et risquaient énormément en s’engageant. Organiser des événements pour célébrer leur mémoire, c’est ma manière d’être un citoyen engagé. »

 

logoassociationvivelaresistancenew2 dans ASSOCIATION

TDR à Vive la Résistance 2012

 

Cliquez sur cette image pour retourner sur la page d'accueil

 

Des publicités intempestives et indépendantes de notre volonté peuvent apparaître momentanément. Nous en sommes désolés.

14 mars, 2011

La répression de la Résistance dans l’Orne.

tous droits réservés à Vive la Résistance ne pas copier cette image sous peine de poursuites
Etienne Panthou (Armée Secrète). Chef du secteur d’Argentan (Orne). Arrêté, torturé et fusillé par la Gestapo le 28 juin 1944.

 

Dépendante du « Kommandeur » régional pour toute la Normandie, qui siège à Rouen rue du Donjon, l’antenne ornaise de la Gestapo réside à Alençon.
Jusqu’au début de 1944, elle est dirigée par le Dr Harold Heinz, qui exerçait primitivement ses talents à Cherbourg. En mars, Heinz est muté à Caen, et Richard Reinhard, dit «  Hildebrand », le remplace. On note qu’à partir de novembre 1943, les responsables des services de police allemands s’affublent de pseudonymes ; on a laissé entendre que c’était un subterfuge pour tromper la Résistance, en réalité il semble bien que, sentant le vent tourner et peu désireux de rendre un jour des comptes sur les exactions de leurs officines, ils aient tenté de se voiler d’un certain anonymat. Reinhard à Alençon se fera appeler « Hildebrand » mais aussi « Lebrun » et « Lefèvre » ! Heinz, précité, préférera le surnom de « Bernard ». Goest à Saint-Lô répondra au pseudo de « Godefroy » et à celui de « Benoit ». Walter Kunrede à Evreux choisira « Vervier », Herbert von Berthold à Caen sera connu sous celui d’ « Albert ».
C’est donc Reinhard, que les résistants de l’Orne ne connaîtront que sous le vocable d’Hildebrand, qui prend en main le SD.
Sa première tâche est de créer un groupe « Action », formé d’éléments français. La responsabilité en est octroyée à Bernard Jardin, d’Argentan, individu sans aucun scrupule, pervers, cupide, et au cynisme cruel, qui navigue depuis plusieurs mois dans les eaux fangeuses de la collaboration active. Il constitue une équipe d’aventuriers et de repris de justice dont les membres principaux seront Berteaux, un tueur illuminé, Lotti, Duru, Lemaître, Larronche, Perrin père et fils, Bogdanoff, Chapron, Neveu.
Profitons de cette occasion pour indiquer, de l’avis même des gestapistes allemands, que les résultats du SD et de la Gestapo, et ceci d’une façon générale, auraient été abaissés de 60 % s’ils n’avaient été guidés, pilotés, conseillés, par des traitres français. Comment en effet admettre que, sans le concours de quelques suppôts, des policiers prussiens, bavarois, rhénans ou wurtembourgeois, se dirigent à coup sûr vers des caches, des sapes, des grottes, des fermes abandonnées, des métairies isolées, dans le dédale des chemins creux et des sentiers perdus, ne figurant sur aucune carte d’état-major, par des traces ou des pistes inconnues des géographes ? On a grand tort, lorsqu’on évoque la Gestapo, de voir en elle un organisme tout-puissant, ayant l’œil partout, connaissant tout. En réalité, ce n’était qu’une impitoyable machine administrative, parfaitement structurée, qui broyait inexorablement les pauvres gens qu’elle avait en main. Mais elle ne put obtenir de succès que dans la mesure où elle trouva une horde de renégats, qu’elle traitait d’ailleurs avec mépris, pour lui servir de rabatteurs et d’indicateurs. On a vu dans certaines régions comme le Vièvre, sur le territoire du maquis Surcouf, qu’elle ne parvint jamais à réduire les partisans dès lors qu’elle ne réussissait pas à y introduire d’agents doubles. On mesure donc à cette réflexion qu’elle fut la sinistre responsabilité des quelques bandits qui se mirent à son service. Le cas du département de l’Orne est typique à cet égard :
Jusqu’à la mi-mai 1944, les policiers nazis n’obtiennent guère de résultats probants dans leur lutte contre la Résistance. Certes, il y eut des arrestations dues aux inévitables bavardages et à quelques imprudences, mais, eu égard à l’activité très intense des clandestins dans cette région, la répression reste fort modérée.
Ce n’est qu’à partir de mars 1944, avec l’entrée en lice de l’équipe Jardin, que les événements leur deviennent favorables. L’annonce de primes conséquentes allèche les forbans, qui déploient une intense activité. La présence à Argentan du général Allard, chef de toute la subdivision, leur parvient et ils mettent tout en œuvre pour l’arrêter. Quelle manne royale en cas de succès !
Le 16 mai, un dispositif policier extraordinaire, plus de six cents hommes de la Feldgendarmerie, de la SS et de la Milice, quadrillent la ville suivant leurs indications. Pendant huit jours, c’est la chasse et les prises s’accumulent ! Les frères Rycroft, chefs de groupe, et leur mère ; Xavier Vimal du Boucher, chef cantonal ; Albert Barrière, chef du 3ème bureau régional ; les docteurs Couinaud et Fillon ; MM. Duguey, Hérault, Moreau, de l’EM ; Chevreuil, à Mortrée, le docteur Le Meunier, Herlemont, chef du secteur de Domfront ; Durrmeyer, chef du secteur de Flers ; Gobry, chef du canton d’Athis, sont tous arrêtés. Mais le général Allard, pris en charge par les groupes voisins, parvient à échapper à la razzia.
Le 5 juin, à Courcerault, les maquisards locaux sont cernés et faits prisonniers : douze hommes sont fusillés !
Le 8 juin, c’est Roussel, chef de section d’Aunou-le-Faucon, qui est abattu avec l’un de ses hommes.
Le 12, une expédition à Trun-Chambois cause la mort de trois francs-tireurs.
Le 13, à Lignières-la-Doucelle, la Gestapo appréhende le chef départemental Daniel Desmeulles.
Le 14, le groupe de Courtomer est décimé.
Le 18, celui de Silly-en-Gouffern subit l’attaque des gestapistes.
Le 20, à Gacé, Lefrançois, chef de secteur, Buffard, chef de canton, sont arrêtés avec la plupart de leurs maquisards. Le même jour, Bove, chef de groupe de Villers-en-Ouche, est capturé, puis le 26, ce sera le tour de Louis Guéné, chef de section à Trun, et de deux de ses garçons qui seront torturés et exécutés.
Enfin, le 28, Etienne Panthou, chef du secteur d’Argentan, est fait prisonnier après une lutte héroïque avec neuf de ses hommes. Il sera torturé d’une façon atroce en présence de sa fille, puis elle-même subira les plus infâmes sévices. Etienne Panthou et ses compagnons sont fusillés le jour même, Simone Panthou est incarcérée puis déportée.
Devant l’importance de la répression nazie, les autres responsables résistants, condamnés à mort par contumace, traqués, pourchassés, se réfugient dans les forêts d’Ecouves et de Monaye. C’est là qu’André Mazeline, Vernimmen et Almire Viel reforment leurs groupes et reconstituent les maquis.
Néanmoins les séides de la Gestapo ont bien travaillé pour leurs maîtres allemands. A la veille du débarquement, les puissantes formations ornaises sont décimées. Toute l’organisation est à rétablir !

La tragédie des Riaux, 28 juin 1944.

La Gestapo a arrêté au début du mois un résistant du nom de Poupard. Pris, ce lâche individu n’attend pas d’être interrogé ; il offre spontanément ses services au sinistre Jardin. On l’envoie contacter un sédentaire de Francheville, ce qui lui est facile puisqu’il connaît la phrase d’introduction : « Les pommiers fleurissent en mai ». Sous un vague prétexte, il se fait indiquer l’endroit où se tient le chef de secteur Etienne Panthou, avec son groupe de réserve. Prévenue, la Gestapo requiert l’appui d’un bataillon SS et, à l’aube du 28, l’investissement du hameau des Riaux s’amorce.
Dans une ferme à l’écart, Etienne Panthou est surpris par l’attaque. Il se retranche dans un grenier et rend coup pour coup. Mais sa fille, Simone est capturée, les SS la tiennent sous leurs mitraillettes et menacent de la tuer. Alors le chef de secteur se rend, avec l’un de ses gardes, Maurice Terrier. On les emmène tous les trois à la carrière de Francheville, et ils sont sauvagement torturés. La Gestapo veut savoir où est le chef départemental, Mazeline, alias Marsouin. Les trois patriotes se taisent, bien que sachant que celui-ci doit revenir à la ferme le soir même. Panthou est martyrisé, défiguré, sanglant, mais il trouve encore la force d’adjurer sa fille que l’on torture devant lui : « Ne leur dis rien, ma petite fille, surtout ne dis rien. » Simone Panthou serre les dents. Elle ne parlera pas.
Voyant qu’ils ne tireront rien de leurs prisonniers, et pressés par le temps, les SS fusillent les deux hommes. La jeune fille est emmenée ; elle sera déportée après bien des épreuves.
Puis la troupe fonce à la ferme Le Brasseur. Huit maquisards sont arrêtés : Georges Toutain, Paul Delfloraine, Joseph Goubin, Jean Laurent, André Piquet, Maurice Philippeau, Bernard Plessis, Marcel Klein. Après avoir subi d’horribles sévices, ils sont abattus un à un et, geste digne des SS, leurs corps sont entassés dans une soue à porcs ! Comme quoi, à l’assassinat, les soldats d’élite du grand Reich ajoutaient souvent la plus abjecte forfaiture.

 

La répression de la Résistance dans l’Orne. dans CNRD 2011 logoassociationvivelaresistancenew2

TDR à Vive la Résistance 2011

 

Cliquez sur cette image pour retourner sur la page d'accueil

 

Des publicités intempestives et indépendantes de notre volonté peuvent apparaître momentanément. Nous en sommes désolés.

26 juillet, 2010

Programme des cérémonies dans les départements de la Sarthe et de l’Orne, des cérémonies du 66ème anniversaire de la Libération.

Classé sous 2010,CEREMONIE,COMMEMORATION,HISTOIRE,HOMMAGE — vivelaresistance. @ 9:14

Tous droits réservés à Vive la Résistance ne pas copier cette image sous peine de poursuites
La cérémonie du 12 août 2009, devant la stèle à la mémoire de Roger Rémy. De gauche à droite : Christophe Bayard, Yves Giraud, André Ambrosi, Casimir Broquère, Pierre Guilbert.

Programme des cérémonies

 

Département de la Sarthe :

Mardi 10 août 2010

Commune de Mézières-sur-Ponthouin

11 heures 30 : cérémonie sur le site du Sablon.

12 heures : cérémonie au cimetière.

Mercredi 11 août 2010

Commune de Saint-Germain-sur-Sarthe

10 heures : cérémonie au carrefour de la Hutte (stèle de la 2ème D.B.).

10 heures 30 : cérémonie au monument aux morts du bourg.

Commune d’Ancinnes

18 heures : cérémonie à la stèle de la 2ème D.B.


Département de l’Orne :

Jeudi 12 août 2010

Ville d’Alençon

10 heures 50 : cérémonie au monument maréchal Leclerc (près du Pont Neuf).

Organisation « Vive la Résistance » et Fondation de la France Libre :

17 heures : cérémonie à la stèle en hommage à Roger Rémy.

18 heures : cérémonie à la Croix de Médavy (près du char Valois).

18 heures 45 : cérémonie à la stèle du Carrefour du Point du Jour (commune du Cercueil).

19 heures 15 : Cérémonie à Francheville Hommage à Jacques Herryet et à l’escadron Branet.

 

Vendredi 13 août 2010

Commune d’Écouché

11 heures 30 : cérémonie au cimetière

12 heures : cérémonie devant le char Massaoua

 

Samedi 21 août 2010

Mémorial de Coudéhard-Montormel

Commémoration de la fin de la Bataille de Normandie.
En présence des anciens de la Première Division Blindée Polonaise, de délégations d’Ambassades étrangères.

16 heures : messe solennelle pour la Paix en souvenir des victimes.

17 heures : dépôt de gerbes.

 

Programme des cérémonies dans les départements de la Sarthe et de l’Orne, des cérémonies du 66ème anniversaire de la Libération.  dans 2010 logoassociationvivelaresistancenew2

TDR à Vive la Résistance 2010

 

Cliquez sur cette image pour retourner sur la page d'accueil

 

Des publicités intempestives et indépendantes de notre volonté peuvent apparaître momentanément. Nous en sommes désolés.

5 avril, 2010

70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.

Classé sous ACTUALITE,CONFRENCE - DEBAT,semaine speciale — vivelaresistance. @ 16:40

Programme officiel

70ème anniversaire
de l’appel du 18 juin 1940
du général de Gaulle

Alençon, du 22 au 25 avril 2010

 

affiche70meanniversaireappel001.gif

Jeudi 22 avril :

20H30

Conférence-débat
Sous la présidence d’honneur de M. Fred Moore, Compagnon de la Libération.
Avec la présence du colonel Loïc Le Bastard, Secrétaire Général de la Chancellerie de l’Ordre de la Libération et de Michel Leclerc de Hauteclocque, fils du maréchal Leclerc.


« L’Ordre de la Libération,
1038 Compagnons, 5 communes, 18 unités combattantes ».


L’histoire de la plus prestigieuse décoration française de la 2ème Guerre mondiale, en présence de plusieurs Compagnons et anciens de la France Libre et de la Résistance.


Entrée libre
Halle aux Toiles

Vendredi 23 avril :

17H00

 


Conférence de M. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Français libre, historien.

 


« De l’appel du 18 juin 1940 à la Libération »

 


Jean-Louis Crémieux Brilhac fut secrétaire du Comité exécutif de propagande et chef du service de diffusion clandestine de la France Libre (Londres – printemps 1942/août 1944).

La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces de plusieurs ouvrages par l’auteur.

 

Entrée libre
Halle aux Toiles


Samedi 24 avril :

14H00


Conférence de M. Jean-François Muracciole, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Montpellier III. Spécialiste de la Résistance et de la France Libre. Chercheur au CNRS.


« Les Français libres, l’autre résistance »

 

Avec la présence de M. Georges Caïtucoli, Vice-Président et Secrétaire Général de la Fondation de la France Libre.


La conférence sera suivie d’une séance de dédicaces de plusieurs ouvrages par l’auteur.


Entrée libre

Halle aux Toiles

16H00

 

 

Conférence – débat
Par Mme Janine Boulanger-Hoctin, présidente de l’Amicale des volontaires féminines dans la France Libre.

 

« Les volontaires féminines dans la France Libre »

 


Avec la présence de plusieurs Françaises libres et anciennes résistantes.


17H00

 

Rencontre avec Jane Audoli-Courtault, auteur.
Présentation de l’ouvrage « Bernard Courtault – Lettres du Mont Valérien » et de la pièce de théâtre « Tribunal XXI ».

Tout l’après-midi : rencontres et échanges avec les vétérans de la France Libre et de la Résistance intérieure. Présence de plusieurs auteurs d’ouvrages sur le sujet, séances de dédicaces.

Entrée libre
Halle aux Toiles


Dimanche 25 avril :

16H00


Spectacle théâtral


« Tribunal XXI »

Cette pièce, écrite par Jane Audoli-Courtault et mise en scène par Jérémie Fabre, relate l’histoire et les derniers jours d’un jeune résistant de 20 ans, Bernard Courtault, fusillé au mont Valérien le 3 novembre 1943.


Entrée : 12 euros
Théâtre d’Alençon

 



Renseignements et réservation :

Librairie « Le Passage » 8, rue du Bercail – Alençon
Numéro du secrétariat de « Vive la Résistance » modifié le 04/05/2013 : 01 47 82 31 14


Du 22 au 25 avril

Expositions

« L’espérance doit-elle disparaître ? »
Réalisée par le musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne.

« De Gaulle et la France Libre »
Réalisée par la Fondation de la France Libre

(Visites de 14 heures à 19 heures)

Entrée libre
Halle aux Toiles

 

 70ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle. dans ACTUALITE logoassociationvivelaresistancenew2

TDR à Vive la Résistance 2010

 

Cliquez sur cette image pour retourner sur la page d'accueil

 

Des publicités intempestives et indépendantes de notre volonté peuvent apparaître momentanément. Nous en sommes désolés.

8 septembre, 2009

12 août 1944 : de la Libération d’Alençon à la Bataille de la Croix de Médavy.

Classé sous CEREMONIE,COMMEMORATION,HISTOIRE,HOMMAGE — vivelaresistance. @ 17:41

Tous drois réservés à Vive la Résistance ne pas copier cette image sous peine de poursuites

Cérémonie du 12 août 2009, Croix de Médavy. Au premier plan, devant le char, à gauche : M. Roger Doré, porte-drapeau national de la 2ème D.B.
(Crédit photo : Paul Guilbert)

 

Le samedi 12 août 1944 au matin, il fait un soleil magnifique, Alençon vient d’être libérée dans la nuit !
Le sous-lieutenant Mucchieli note dans le journal du 4ème Escadron du 12ème Cuir. « Des acclamations folles montent vers nous. Des groupes entiers d’hommes et de femmes s’agitent en criant : « Vivent les Américains ». Comme nous répondons par des exclamations bien françaises, on crie : « Ce sont des Canadiens ». Quand nous leur montrons la croix de Lorraine que nous portons sur nos chars et nos poitrines, la nouvelle court dans la ville et nous revient grossie de larmes et de cris d’enthousiasme ».
Les blindés du GTV (Groupement Tactique Warabiot) traversent Alençon : rue du Pont-Neuf (où ils passent devant le général assis sur une chaise au bord de la route), Grande Rue (ils passent devant l’église Notre-Dame), poursuivent par la rue Saint-Blaise pour se regrouper à la sortie de la ville.
En fin de matinée, le général Leclerc et son PC Avant quittent Alençon pour Sées. Les premiers éléments de la 2ème D.B. y rejoignent l’avant-garde de la 5ème D.B. US (dont l’objectif est Argentan par la N 158) créant un embouteillage indescriptible dans les rues de la ville et sur la place de la cathédrale.
Avec son audace habituelle, Leclerc a en effet décidé d’utiliser momentanément l’itinéraire des Américains pour effectuer une manœuvre « à front renversé » en forêt d’Écouves. Il en sera ensuite félicité par le général Haislip, commandant le XVème Corps d’Armée US.
Leclerc ordonne au Sous-Groupement Putz de se porter au Nord de la forêt d’Écouves par la N 808 (qui mène à Carrouges) tandis que le colonel Warabiot est lancé vers Mortrée puis Écouché.
Très brillant officier, le lieutenant-colonel Joseph Putz, qui est un ancien de la première guerre mondiale, a aussi commandé les Français des Brigades internationales dans la Guerre d’Espagne (ce Compagnon de la Libération sera tué à Grussenheim, en Alsace, le 28 janvier 1945).
La fusillade éclate aux lisières mêmes de Sées avec des éléments de la 116ème Panzer qui sont réduits au silence en moins de deux heures.
Arrivé au carrefour du Point-du-Jour vers 17 heures (près de Tanville), Putz reçoit l’ordre de lancer son Sous-Groupement plein Sud (sur la D26) à la rencontre des Spahis du lieutenant-colonel Roumiantzoff bloqués aux lisières Sud de la forêt d’Écouves (à la hauteur des Gateys). Il est plus de 18 heures et les hommes sont assez inquiets d’avoir à s’enfoncer dans ce guêpier tenu par la 9ème Panzer.
A moins de 100 mètres du carrefour de la Croix de Médavy, la prise de contact avec l’ennemi est très violente : plusieurs chars de la 2ème Compagnie du 501ème R.C.C. sont mis hors de combat (dont le MONTEREAU qui est exposé à Alençon dans l’ancien Quartier Lyautey). Ça mitraille de tous les côtés, tirs au lance-roquettes, jets de grenades…la forêt brule par endroits et la visibilité est mauvaise. Emmenés par l’adjudant-chef Aimé Teisseire et le lieutenant Michel Carage (tous deux ont été faits Compagnons de la Libération), les fantassins de la 10ème Compagnie du Régiment de Marche du Tchad font un très gros travail pour nettoyer le secteur. Le lieutenant Serge Borochovitch, adjoint du capitaine Sarazac, commandant la Compagnie, est grièvement blessé et évacué vers l’Angleterre. Engagé dans la France Libre dès juin 1940, à l’âge de 19 ans, il a été de tous les combats avec Leclerc depuis le Tchad ; rétablit, il reprendra sa place quelques semaines plus tard dans les Vosges.
La nuit s’empare progressivement de la forêt, les hommes du commandant Putz organisent un dispositif de défense et restent sur place (les plus avancés sont à 1500 mètres au Sud de la Croix de Médavy). Ils n’effectueront la jonction avec les hommes de Roumiantzoff (dont ils ne sont séparés que de quatre kilomètres) que le lendemain matin vers 9 heures.
Au soir de cette journée, le général établit son PC au carrefour du Point-du-Jour, appelé aussi « carrefour du Cercueil ». En plein dans les lignes ennemies ! Mais Leclerc a la baraka et il sait qu’il vient de bousculer profondément l’ennemi et de remporter une belle partie dans cette Bataille de Normandie qui n’est pas encore terminée.
Belle journée également pour Alençon qui évite la destruction et entre dans l’Histoire comme la première ville française libérée par des Français. La légende est en marche.

Christophe Bayard

 

Drapeau National 2ème DB

Tous droits réservés à Vive la Résistance ne pas copier cette image sous peine de poursuites
la ville d’Alençon, inscrite en lettes d’or, sur le drapeau national de la 2ème D.B.

sanstitreoioioi1.jpg

Des publicités intempestives et indépendantes de notre volonté peuvent apparaître momentanément. Nous en sommes désolés.

12345

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus