Vive la Résistance.

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20 mars, 2010

Radio Londres, la voix de la liberté « suite ».

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Une partie de l’équipe des « Français parlent aux Français », l’un des programmes les plus populaires de la BBC, emblématique d’une volonté de résister. Ici, de gauche à droite : Paul Boivin, Jacques Duchesne, Geneviève Brissot et Jean-Paul Granville.

 


Pour la première fois dans l’histoire des guerres, la radio s’impose comme une arme capitale. Après l’appel lancé par le général de Gaulle le 18 juin 1940, Radio Londres a continué à jouer un très grand rôle assurant un lien continu entre les Français de la métropole sous la botte nazie et les Alliés qui poursuivaient la guerre.
Radio Londres deviendra le porte-parole de la France Libre.
L’émission française de radio Moscou sera aussi écoutée mais son audience ne sera pas du tout comparable.
A compter du 1er juillet, l’émission « Ici la France » est diffusée durant trente minutes après un quart d’heure d’informations en français. Dans la séquence intitulée « l’émission de la France Libre » de Gaulle parle cinq minutes par soir. La voix du lieutenant Maurice Schuman qui l’a conçue, devient vite célèbre. Avant chaque émission de la France Libre, on entend la formule « Honneur et Patrie ».
Le 26 août, une nouvelle émission est créée : « Les Français parlent aux Français ». Le ton des émissions est dynamique et les programmes affichent une vraie cohérence. Cette émission galvanise les énergies et encouragera les Français à résister. Chaque soir, on peut entendre un véritable acte de foi dans la victoire.
Jusqu’à la Libération, cette émission de radio va mettre en fureur la propagande de l’ennemi. Un slogan imaginé par Oberlé fera merveille dans cette bataille pour la vérité : « Radio Paris ment, Radio Paris est allemand ».
Radio Londres émet également des messages codés, destinés à la Résistance intérieure, annonçant notamment des parachutages.
Toutes les émissions françaises de Radio Londres s’efforcent de mobiliser la population française. Pour le 1er janvier 1941, le général de Gaulle appelle les Français à déserter les rues des villes et des villages pendant une heure. Puis Radio Londres lance la « campagne des V » : les Français sont invités à tracer le signe de la victoire sur les murs, les portes, les trottoirs et les affiches de propagande de l’ennemi. Beaucoup passent à l’acte, en particulier les jeunes, et rajoutent souvent une croix de Lorraine. Les 1er mai, 14 juillet et 11 novembre, il est demandé d’organiser des rassemblements sur les places publiques, devant les mairies ou les monuments aux morts. Le 14 juillet 1941, des milliers de personnes se retrouvent place de l’Etoile et sur les grands boulevards à Paris, renouvelant en l’amplifiant la première manifestation patriotique du 11 novembre 1940.
L’occupant qui a pris conscience de l’impact de Radio Londres en interdira sans succès l’écoute,  (écouter Radio Londres était dangereux, on pouvait être dénoncé comme résistant) et organisera un brouillage systématique et puissant.
L’audience des émissions de Radio Londres ne cessera de s’élargir et en 1944, une large majorité des foyers métropolitains écoute cette radio « interdite » qui répandait l’espérance et appelait alors, à l’action.

 
 

Radio Londres, la voix de la liberté

TDR à Vive la Résistance 2010

 

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25 février, 2010

La création de la France Combattante en juillet 1942.

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Affiche reprenant des extraits d’une déclaration commune du général de Gaulle et des mouvements de Résistance parue dans les journaux clandestins : Combat, Franc-Tireur, Libération, La Voix du Nord (Juin/juillet 1942).

 

La France Combattante :


En France, le 3 juin 1942, grâce aux efforts de Jean Moulin, l’autorité du Comité National Français et de son président, le général de Gaulle, est reconnue officiellement par tous les mouvements de la Résistance intérieure et la nouvelle est annoncée dans les journaux clandestins « Combat », « Libération » et « Franc-Tireur ».
Désormais tous les résistants de l’intérieur s’unissent derrière la Croix de Lorraine.
Pour marquer ce fait d’une importance capitale, le 22 juillet 1942, la France Libre devient la France Combattante.
Le décret signé du général de Gaulle et approuvé par le Comité National définit ainsi la France Combattante :
« Ensemble des ressortissants français où qu’ils soient, et des territoires français qui s’unissent pour collaborer avec les Nations Unies dans la guerre contre les ennemis communs ; et symbole de la Résistance à l’Axe de tous les ressortissants français qui n’acceptent pas la capitulation et qui, par les moyens à leur disposition, contribuent, où qu’ils se trouvent, à la Libération de la France par la victoire commune des Nations Unies. »
Si le mouvement politique de la France Libre devient celui de la France Combattante pour les actes officiels, le qualificatif de Français libres reste admis pour les combattants, les unités, les navires, les réseaux et les territoires qui l’ont acquis.
Cette décision sanctionne la construction de l’adhésion de tous les groupements qui, à l’intérieur du pays, participent à la Résistance ; si bien que la France Combattante regroupe à la fois la France Libre et la France captive, éléments constitutifs d’une seule et même France.
Le 28 août 1942, le premier numéro du Journal Officiel de la France Combattante, édité à Londres, homologue ce changement de nom et publie cette circulaire de l’État-major du général de Gaulle :
« En prenant la décision de substituer l’appellation « France Combattante » à l’appellation « France Libre », le Comité National, prenant acte de l’adhésion de tous les groupements qui, à l’intérieur même du pays, participent activement à la Résistance, a voulu marquer que la « France Combattante » groupait à la fois la France Libre représentée par les Forces Françaises Libres, les possessions d’Outre-mer et les Français de l’étranger, et la France captive qui lutte contre l’envahisseur et l’autorité usurpée du pseudo gouvernement fonctionnant sous le contrôle de l’ennemi ».
France Libre et France captive ne sont, dès lors, que les deux éléments constitutifs d’une seule et même France qui est la « France Combattante ».
Le 29 juillet 1942, le gouvernement de Grande-Bretagne reconnaît la France Combattante et le Comité National Français comme son organe directeur. Il sera suivi le 18 août par la Nouvelle-Zélande, le 28 septembre par l’Union soviétique, le 24 octobre par tous les gouvernements en exil à Londres, le 2 décembre 1942 par le Mexique, etc.
C’est le 31 juillet 1943 que sont définitivement clos les engagements dans la France Libre (devenue France Combattante). L’unité des armées françaises est désormais refaite en vue de la Libération de la métropole.
C’est aussi la création d’un Comité de défense nationale, présidé par le général de Gaulle qui devient en novembre 1943, après le retrait de Giraud, le seul président du Comité Français de Libération Nationale (C.F.L.N.).


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21 janvier, 2010

Le texte de l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle.

Classé sous Allocution,CONCOURS,Dossier Special Concours,General de Gaulle — vivelaresistance. @ 15:44

Le texte de l’Appel du 18 juin 1940

 

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Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n’a pas été enregistré.

 

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un
jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

Charles de Gaulle

 

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10 janvier, 2009

Yves Le Mével, Français libre de 1940, Ancien du R.T.S.T. et de la 2ème D.B.

Classé sous ACTUALITE,HISTOIRE,HOMMAGE — vivelaresistance. @ 10:53

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 Yves le Mével (promu Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur en 2006).

 

Yves le MEVEL est né le 14 septembre1920 à Lézardrieux dans les Côtes du Nord. Il fait ses études secondaires au Collège Notre-Dame de Guingamp puis ses études de médecine à Rouen et à Rennes.
A 19 ans, à la mi-juin 1940, il quitte sa Bretagne natale comme beaucoup de jeunes bretons et s’embarque sur un bateau de pêche boulonnais « Le sauveur du monde ».
Avec ses camarades ils arrivent en Cornouailles dans le petit port de Penzance-Newlyn.
C’est là qu’ils prennent connaissance de l’Appel du 18 Juin du Général de Gaulle.
Yves le Mével s’engage alors dans les « Forces Française Libres », c’est le début d’une aventure de cinq années de guerre.
Pour commencer, il passe un an en Angleterre, au Camp de Camberley, avec le Bataillon de Chasseurs Alpins constitué avec les rescapés de l’expédition de Norvège qui ont été volontaires et ont également signé un engagement dans les F.F.L. Séjour d’environ un an dans ce bataillon du Capitaine Dupont qui a fait la campagne de Narvik.
Sous les ordres du médecin capitaine Lebantal  (dit Bristol ), il fait la préparation du concours de l’externat des Hôpitaux de Paris.
Au printemps 1941, départ pour l’Afrique. Arrivé au port de Pointe-Noire, il est dirigé sur Brazzaville et affecté à l’hôpital où il effectue un stage et apprend « l’aide chirurgicale ainsi que l’anesthésie ».
Il fait partie du Groupe sanitaire Mobile commandé par le Capitaine Chavenon. Ce groupe mobile, formé à Bangui, fait partie de la future Colonne Leclerc également en formation.
Ils sont dirigés vers Fort-Lamy durant l’été 1942.
Départ de Fort-Lamy, en Octobre 1942, avec la Colonne qui se dirige vers le Nord du Tchad.
A partir de l’oasis de Zouar les Forces du Tchad, constituées principalement du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad, de deux Compagnies de Découverte et de Combat, d’un détachement d’auto mitrailleuses du Capitaine Savelli, d’artillerie, et de plusieurs compagnies de transport, lancent une offensive sur le Fezzan à la mi-décembre 1942.
C’est la conquête du Fezzan, qui est réalisée en trois semaines, puis celle de la Tripolitaine. Jonction à Tripoli avec les Anglais de la 8ème  Armée.
La Colonne Leclerc devient « La Force L » (aile gauche de la 8ème  Armée). C’est ensuite la Bataille de Tunisie et la Victoire.
Le défilé de Tunis, le 20 mai 1943, quel beau souvenir pour tous ces combattants du désert !
Mais le gouvernement de Vichy n’est pas encore mort : les Français libres sont envoyés deux mois en exil à Sabratha, au Sud de Tripoli.
La 2ème D.B. est formée au Maroc durant l’été 1943.
En septembre 1943, Yves le Mével reçoit son affectation au 3ème Bataillon du Régiment de Marche du Tchad,  sous les ordres du Médecin Lieutenant Georges Benyamine.
La Division est transportée en Angleterre et débarque en France début août 1944.
C’est la Campagne de Normandie puis de France : percée vers Le Mans, libération d’Alençon, de Paris ,de Baccarat, de Strasbourg, l’Alsace (sous la neige), Grussenheim, avec les pertes de très anciens camarades.
Et enfin l’Allemagne et la prise de Berchtesgaden.
Démobilisé en septembre 1945, Yves le Mével est fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1947, à St-Germain en Laye, devant le front des troupes, à l’occasion d’une Prise d’Armes à la mémoire du Général Leclerc.
Ses études de médecine achevées, il s’installe comme médecin en région parisienne.
Le Docteur Yves le Mével est décédé le 9 janvier 2009 à son domicile parisien.
Ses obsèques ont été célébrées à Lézardrieux, son pays natal, où il revenait régulièrement retrouver ses amis de longue date.

 

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30 janvier, 2008

Hommage au Général Leclerc,Alençon les 12 et 13 décembre 2007

Classé sous CONFRENCE - DEBAT,HISTOIRE,TEMOIGNAGE — vivelaresistance. @ 20:14

Hommage au Général Leclerc,
Alençon les 12 et 13 décembre 2007.

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La tribune lors de la soirée du 12 décembre 2007

Le mot d’accueil a été prononcé par Mme Christine Roimier, Maire de la ville d’Alençon ; on notait également la présence dans la salle de M. Michel Lafon, Préfet de l’Orne, Marie-Noëlle Hoffmann, conseillère générale, et Yves Duprez, directeur départemental de l’ONAC.
Tout au long de cette soirée, de nombreux documents historiques, cartes et photographies ont pu être projetés sur écran géant afin d’appuyer et d’illustrer les propos des intervenants. Une superbe exposition sur Leclerc, mise à notre disposition par l’Office National des Anciens Combattants, était également visible à l’entrée de la salle.
Cette soirée avait pour objectif de retracer le parcours de Philippe Leclerc de Hauteclocque depuis sa jeunesse jusqu’à la période de la Libération. Nous souhaitions particulièrement que les Anciens présents, dont les témoignages constituaient l’ossature de cette soirée, puissent transmettre au public les différents aspects de la personnalité du général Leclerc et finalement cet « esprit Leclerc » qui les aura marqués pour toute leur vie. A en juger par les commentaires recueillis à l’issue de cette soirée, il nous apparaît clairement que cet objectif a été atteint : l’assemblée a été enthousiasmée et captivée de bout en bout. La presse locale a même pu titrer à cette occasion : « l’esprit Leclerc souffle toujours sur Alençon. »

Le programme était très riche. Nous avons commencé par présenter les années de jeunesse, les origines familiales et le parcours jusqu’en 1940, en insistant notamment sur la période du Maroc, la solide culture historique et politique acquise pendant ces années, et la foi profonde, mais non ostentatoire, qui ont nourri sa détermination et façonné sa personnalité.
Vient ensuite l’engagement dans la France Libre. C’est notre ami Serge Borochovitch, grand fidèle de nos journées alençonnaises, qui a présenté les événements de 1940 – Londres avec le général de Gaulle – puis la fantastique épopée du Tchad à la Tunisie, avec les premiers compagnons d’armes du colonel puis général Leclerc. Français libre de 1940, Ancien du Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad de 1941 à 1943 puis du Régiment de Marche du Tchad (3ème Bataillon, 10ème Compagnie du capitaine Sarazac) de 1943 à 1945, Serge Borochovitch a parfaitement su rappeler que Leclerc avait été un des premiers officiers à se rallier au général de Gaulle dès juillet 1940. Il est le symbole des hommes qui ont dit non à l’armistice, considéré comme un crime et une trahison, les hommes du refus.
La formation de la 2ème DB puis les débuts de la Campagne de France ont été évoqués par Alain Raphaël, Jean Piétri et Jacques Vico. Chacun a pu transmettre ses souvenirs personnels, faits de rencontres exceptionnelles avec le « Patron » comme ils aimaient à l’appeler. Alain Raphaël rattaché à l’Escadron de protection, sous les ordres du capitaine de Boissieu, n’a pas manqué de dire combien il était difficile de suivre Leclerc, en tête de la Division pendant toute la Campagne de Normandie. Jean Piétri était à la Hutte (au sud d’Alençon) le 11 août 1944 avec le 3ème Peloton de reconnaissance du 4ème Escadron du 1er RMSM. Leclerc était très proche de ses soldats, son entrain et sa détermination les transcendait. Jacques Vico a rappelé le génie militaire de Leclerc et son parcours en Normandie (Alençon, forêt d’Écouves, Écouché, fermeture de la poche de Chambois).
Pendant l’entracte, nous proposions au public un certain nombre d’ouvrages qui ont pu être dédicacés par les Anciens de la 2ème DB présents ainsi que la médaille commémorative du 60ème Anniversaire de la disparition du général Leclerc. Ce moment de rencontre et d’échanges a lui aussi été très apprécié.
La suite de la soirée a été l’occasion de présenter plus particulièrement la Libération d’Alençon avec Raymond Ciroux, jeune résistant, qui a renseigné et guidé le général lors de la Libération de la ville avant de s’engager le soir même au 12ème Cuir, sous les ordres du Capitaine Gaudet. Alain Raphaël et Serge Borochovitch ont évoqué les combats de la forêt d’Écouves et l’établissement, le 12 août au soir, du PC du général sur le carrefour dit « du Cercueil » en plein dans les lignes ennemies !
Edmond Playoust a lui aussi superbement transmis au public combien Leclerc était un chef exceptionnel puis il a pu évoquer la suite de l’épopée avec la Campagne d’Alsace et de nouveau le génie du patron de la 2ème DB lors de la manœuvre pour libérer Strasbourg.
Robert Balembois était dans l’Orne près du Mêle-sur-Sarthe lorsqu’il a appris que Leclerc recrutait sur Alençon. Sourires dans la salle quand il nous a révélé qu’il lui manquait trois kilos et qu’il n’a finalement pu s’engager qu’à Paris ! La suite fut superbe pour lui puisqu’il s’est retrouvé dans la section qui est montée à Berchtesgaden le 5 mai 1945. Des heures extraordinaires et la victoire finale après tant d’efforts, de luttes et de sacrifices !
La soirée s’est terminée avec une séquence sur la présence, à deux reprises, du général Leclerc à Alençon lors des cérémonies commémoratives de la Libération de la ville, en 1945 et 1947. Leclerc était immensément admiré à Alençon, déjà de son vivant. Une certitude : soixante ans après sa disparition, la mémoire est toujours intacte. L’admiration est partagée par tous, témoins de cette époque ou jeunes générations, hommes politiques de tous bords, il fait l’unanimité.
Les « Gars de Leclerc » ont montré combien ils aimaient ce chef « hors normes », rassembleur, déterminé, fonceur mais terriblement humain et proche de ses hommes.
La population admire encore Leclerc pour toutes ces qualités : c’est un héros moderne qui impressionne par ses exploits, mais qui dans le même temps, frappe par sa simplicité, sa franchise, son courage et sa droiture. La statue de « l’homme à la canne », placée en plein centre-ville d’Alençon près de l’emplacement de son PC le 12 août 1944, en fait de surcroît un élément de leur quotidien.
Mais il est vrai que les Alençonnais ont le droit d’être fiers de leur libérateur. Ils le prouvent à chaque occasion et ce mardi 12 décembre 2007, nous avons essayé de rendre un hommage à la hauteur de ce que nous devons à Philippe Leclerc de Hauteclocque, Maréchal de France.

 

Journée du jeudi 13 décembre 2007, au Conseil Général de l’Orne à Alençon

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Photo de la tribune lors de la journée de la Résistance le 13 décembre 2007.

Le lendemain, jeudi 13 décembre, lors de la journée consacrée uniquement aux scolaires, les Anciens de la 2ème DB ont pu de nouveau témoigner, mais cette fois-ci aux côtés de résistants et de résistantes venus présenter et illustrer par leurs parcours, le thème national du Concours de la Résistance et de la Déportation. Ce thème est cette année : « L’aide aux personnes persécutées et pourchassées en France pendant la Seconde Guerre mondiale : une forme de Résistance. » Nous préparons maintenant la « Journée de la Résistance, de la Déportation et des Droits de l’Homme » qui aura lieu le mardi 11 mars.

Un grand merci à la Maison de la 2ème DB où nous avons toujours reçu un accueil exceptionnel et une aide très précieuse.
Merci également aux nombreux Anciens qui n’ont pas pu, pour diverses raisons, se déplacer à Alençon ; une pensée particulière pour Messieurs François Jacob (Ancien du RTST, de la 2ème DB et Chancelier de l’Ordre de la Libération), Fred Moore (Français libre de 1940, Ancien de la 2ème DB, Compagnon de la Libération), et Philippe Grard (Français libre, Ancien de la 2ème DB).
Nous sommes très touchés par les messages d’encouragements et souvent de félicitations émanant de personnes pour qui notre admiration est immense.

Christophe Bayard
Professeur d’histoire
Délégué de la Fondation de la France Libre

 

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